Il y a des dimanches qui ressemblent à une pluie froide qui tombe pile quand on est dehors. Avec un coup de fil de son meilleur ami qui dit : « Mon Faucon, hier soir t’as pas été au top, c'est peu de le dire... » Et il a raison, ce con.
Des dimanches où on avance comme un type qui a pris un peu trop cher dans la semaine, mais qui continue quand même. On a toujours le choix, mais chaque choix a une conséquence.
Cette semaine… elle a été dense. Intense même. De celles qui donnent l’impression d’être monté dans une machine à laver sans avoir vu le bouton “essorage”.
Les jours ne s’enchaînent pas : ils s’empilent. Et cette semaine, chaque journée a pesé un peu plus lourd que prévu.
Pourtant, au milieu de tout ça, il y a eu du beau : une formation qui ouvre des portes, des étudiants qui font du bien, un coach qui éclaire, et quelques réussites où j’ai senti la fierté remonter comme une flamme.
Et puis il y a eu hier soir. Une soirée simple, amicale, avec des gens que j’aime bien. Et ce matin, un appel. Quelques mots. Rien de violent, rien de méchant. Juste… vrai.
On m’a dit que j’avais été « un peu ailleurs ». Que j’avais mis un malaise sans m’en rendre compte. Que j’avais été maladroit.
Ça m’a frappé comme une pierre au fond du ventre. Ou comme le glaçon au fond du verre de whisky qui avait lancé l’apéritif un peu trop fort. (Juste après un Efferalgan et cachets contre la grippe, combo gagnant pour écrire un jour le polar le plus confus de l’année 2026.)
J’ai ressenti la honte. La vraie. Celle qui recroqueville. Celle qui fait trembler les mains et oublier la chaleur du lit. Celle qui murmure : « Tu as dépassé une limite sans t’en apercevoir. », car je ne me suis apperçu de rien.
Je n’ai pas cherché d’excuse : la fatigue, la grippe, le whisky… c’est du décor.
La vérité, c’est que j’ai merdé. Je ne suis pas le premier à merder en soirée, et ne serai pas le dernier. Mais c'est pas glorieux. Surtout que c'est pas la première fois.
Alors j’ai fait ce qu’on fait quand on a merdé : j’ai écrit. Un mot simple, vrai, sans justification inutile : désolé. Et j’ai reçu une réponse bienveillante, apaisée. Comme savent le faire les gens qui ne cherchent pas à blesser.
La honte n’est pas une condamnation. C’est une alarme. Quelqu'un disait « La honte signale la conscience morale, pas la faute. L’absence de honte, c’est ça qui doit inquiéter. » Je connais pas phrase depuis pas longtemps.
La honte, c'est une émotion secondaire. J'ai appris y a peu un modèle qui dit qu'il y a 4 émotions primaire (joie, tristesse, colère, peur) et que la honte est un mix des trois dernières.
Et c’est presque rassurant : l’absence totale de honte, c’est ça qui devrait inquiéter.
Ce dimanche, j’aurais pu me cacher. Faire l’autruche. Me dire “ça passera”. Pire, dire "c'est pas grave"
Mais non. Il y a un moment où l’amitié demande du courage. Où il faut regarder la vérité en face, même si on n’aime pas ce qu’elle reflète.
Ces dernières semaines, j’ai appris le Flow, le Pomodoro (et j’ai abattu du boulot). J’apprends à regarder mes émotions sans me battre contre elles. Le stress ? Je l’aurai toujours. Les émotions négatives ? Toujours aussi.
Alors autant vivre avec. À presque 50 ans, après avoir consommé sans doute plus de la moitié des 4000 semaines de la vie, c’est pas mal comme apprentissage.
Aujourd’hui, j’ai appris autre chose : on grandit aussi dans les moments où on se sent minuscule.
Et peut-être que c’est ça, être un homme : pas être parfait, ni brillant, certainement pas irréprochable…
juste être capable de réparer. De demander pardon.
A part ça, oui : l’ascension de l’Alpe d’Huez est dure. Et Noël me fait triple-peur.
A part ça, Marseille m’a plu contre Newcastle. Hier soir, non.
A part ça, j’ai avancé les cadeaux de Noël et des anniversaires de Fauconette et Faucon2.
A part ça, la politique… je préfère les arguments aux œufs sur la tête.
Et à part ça, ma commande de whiskys de Noël (la maison du Whisky) arrive demain. Ça s’appelle avoir le sens du timing.
Mais au fond, si on ne riait pas un peu de nos propres absurdités, on ne tiendrait pas longtemps...
Allons prendre l'apéritif. C'est l'heure. (et putain ça fait du bien d'écrire)
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