Mon billet d’hier sur l’OM aurait pu être un billet du dimanche soir.
Tellement j’avais cette tristesse du dimanche soir. Marseille est 7ᵉ.
Mais surtout, j’ai mis par écrit ce que je ressens. Une sorte de maltraitance dans mon travail.
Le Point avait écrit un article sur les microagressions au travail. Il méritera un développement.
Suis-je agressé ? Je me le demande.
Mardi, ça m’a sauté aux yeux.
Une réunion où je défendais mon travail devant mon N+1 (qui ne cessait de me couper, de me demander d’aller droit au but, de dire des contre-vérités…) et mon N+2 (qui lui a demandé au moins trois fois de me laisser finir).
Mon N+1 a souvent à mon encontre des phrases du type :
- « tu mélanges tout »,
- « tu es trop long »,
- « tu as des problèmes »,
- « tu délires ».
Micromanagement à fond. Jeudi encore : échange de mails, six messages, avec des injonctions contradictoires.
Mon N+1 m’a demandé, suite à un accrochage l’été dernier, de faire un coaching.
Très bien. Positif pour moi.
J’ai compris une chose : je n’aurai jamais une relation de qualité avec ma supérieure hiérarchique.
Mon coach n’a pas non plus une haute opinion de la personne.
Et mardi, après la réunion, mon N+1 vient me voir :
« on va prolonger le coaching et on le fera à trois pour qu’on améliore notre relation ».
Je n’ai rien dit.
Puis : « il t’appellera ». Et en effet, une fois sortie de mon bureau, je recevais le SMS.
Mon N+2 est passé après pour me dire que je m’étais bien exprimé. Que j’avais été clair.
Je venais juste de prendre ce que je considère comme un coup du lapin.
Alors je ne sais pas quoi penser. J’ai eu mon coach. On est aligné. Je ne sais pas comment ça va se passer.
Pour lui, j’ai un profil d’enseignant-chercheur. Je suis expert dans mon domaine. Maitre de Conférence.
Mon N+1 ne supporte pas que mon N+2 me sollicite directement et me mette en avant.
(C’est ce qui a été dit à mon coach.)
Et que mon N+1 « me lâcherait si je continue… ». Continuer quoi ? Je ne comprends pas.
Surtout que je n’ai pas vraiment le sentiment d’être accompagné.
Ce dimanche soir, j’ai mal au ventre. Comme tous les dimanches soirs.
On me parlera de l’OM demain pour me brancher. Ca ne me fera pas grand chose...
Mais je me dis que je risque un peu plus. Quoi ? Aucune idée.
J’adore mon collectif. Mon travail. Sauf une personne. Qui veut avoir droit de vie et de mort sur moi.
J’ai été délégué syndical. Mais je n’ai jamais su me défendre.
C’est bien ça qui est emmerdant.
Allez, je vais boire un coup.
Formule 1 ce soir. Ça repart. Rendez-vous au premier virage…
Quand on en est là depuis un moment, avec la boule au ventre du dimanche en prime, cela devient l'affaire des RH. Il faut se protéger, cela devient une question de maintien de sa santé mentale. Se dire c'est dur mais je tiendrai, c'est la voie royale vers le burnout.
RépondreSupprimerDisons qu'il y a un progrès malgré tout : j'ai mis un mot sur un malaise, c'est un comportement vis à vis de moi. Oui, je peux exploser. Normalement, j'ai, sur l'échelle de 1 à 4 qui mène au burn out, une résistance. Je flanche à 3.
SupprimerLà je tiens. Bizarrement ça m'inquiète car avant j'aurais craqué avant. Cela signifie peut être qu'en effet je suis en risque.
Je suis en congé de Mai fin de semaine. Donc je tiendrai. Je dois voir mon médecin ce soir.
Ce n'est pas que je veuille me poser en donneuse de leçons hein. C'est juste que la situation que tu décris me chagrine. Et je vais aller dans le sens de ce qu'un autre commentateur mentionne: la ligne rouge absolue pour moi c'est quand la situation commence à avoir des répercussions sur les proches, l'ambiance familiale etc...
SupprimerJe me suis un jour retrouvée dans une situation où conjoint et enfants ont commencé à me dire t'es pas la même qu'avant, irritable, mélancolique. Et là, je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose, qu'un terrain absolument sacré, la famille, était en train de prendre du dommage collatéral.
Des galères et du stress au boulot, c'est inévitable de temps à autre. Mais si c'est un climat toxique tout le temps...alerte.
Juliette, toi et Haka avaient raison. La ligne rouge est en train d'être franchie. Et je l'ai déjà franchi à un moment, et ça a failli me couter tres cher. Où mes enfants allaient dormir le mardi soir chez mes parents, et le grand est revenu (il avait 8 ans) avec sa maman et est venu me voir en me disant "je suis resté parce que tu es triste papa". Ca m'a tué le coeur.
SupprimerEt des bruits ont commencé à courir sur moi dans le village, colporté par des proches...
Oui, je revois la bascule. Mais écrire ce billet déjà, c'est un peu commencer à sortir du cercle.
Mais ce soir, je suis épuisé. Je rentre à la maison le coeur gros. Où j'ai encore été traité de manière dure... Demain coaching à trois, piège ou pas. On verra...
Je préfère te chambrer sur ton OM préféré (et accessoirement chambrer Beye..) ce soir, demain, "cela ne te fera pas grand chose". 😉
RépondreSupprimerGalatine.
C'est peut-être enfoncer une porte ouverte ou dire des évidences, mais j'ai appris qu'il y a une seule chose d'important à prendre en compte : sa propre santé. Ce n'est ni ton N+1 ou 2 qui en a quelque chose à faire. Ils te remplaceront. Ton épouse et tes enfants, eux, ne te remplaceront jamais. Courage camarade et même si tu ne peux pas tout envoyer bouler maintenant, commence à y penser. Captainhaka
RépondreSupprimerSalut Haka tu as raison. Je suis remplaçable. C'est con j'adore l'équipe, mon boulot, mais là... Après, envoyer bouler, des fois c'est bien.
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