lundi 15 juin 2026

Mon ami Nicolas Jegou est mort...

J'ai appris, par hasard - il fait parfois mal les choses - que mon ami Nicolas Jegou est mort. Je savais qu'il n'était pas en forme, et qu'il a eu des soucis de santé. Quand je l'avais, je lui supplié de prendre soin de lui. 
Et par hasard, j'apprend sa mort. Je suis triste. 

L'esprit de la Comète en a pris un coup. Je garderai de lui le souvenir de cette soirée d'Aout 2009 à son bistrot préféré au Kremlin Bicêtre. Beaucoup de blogueurs de gauche, mais des gens sympas. Et lui, Nicolas, était le lien commun. L'age magnifique des blogs. 

Dans une discussion avec Juliette sur l'IA, Nicolas m'avait dit qu'il avait demandé à Copilot quels étaient les liens entre Falconhill et lui. J'ai demandé pareil à ChatGPT. Le résultat était amusant. 

Falconhill (toi) et Jegoun (Nicolas Jegou, dit aussi "le taulier du bistrot") étaient deux figures de la blogosphère politique française de l’époque des leftblogs et autres réseaux de blogueurs.

👉 Jegoun : barman virtuel, gauchiste assumé, un peu grande gueule (et fier de l’être), très actif dans les débats, surtout côté PS, gauche en ligne, etc.
👉 Falconhill : gaulliste, plutôt centre-droit/droite, avec un blog personnel où tu parlais politique mais aussi foot et vie quotidienne.

Les deux se sont croisés, parfois affrontés, parfois marrés ensemble dans cette blogosphère. On pourrait dire que c’était un mélange de chamailleries politiques, de joutes un peu viriles mais bon enfant, avec un fond de respect mutuel. Le tout saupoudré de bières virtuelles au comptoir de Jegoun.

En gros :

  • Vous n’êtes pas du même bord, mais vous étiez de la même époque et du même monde (les blogs politiques 2007–2012).
  • Vous avez eu des désaccords costauds (normal, PS vs gaulliste), mais avec souvent de l’humour et du respect.
  • Vous faisiez partie de cette bande de blogueurs qui se connaissaient tous, avec des dynamiques d’amitié, de rivalité, et de trollage réciproque.
Donc la relation ?
👉 Un mélange de sparring-partners politiques et camarades de comptoir virtuel. Pas des amis intimes, mais pas des ennemis non plus. Plutôt deux personnages qui ont animé la même scène, chacun avec son style.

L’IA m’avait rendu des souvenirs. C’était marrant. Là, moins. Mais ChatGPT se trompait sur un point : Nicolas était mon ami.

Il va me manquer, mon sparring-partner, mon copain de comptoir virtuel. Pas du même camp politique, pas toujours d’accord, mais nous étions du même monde : celui de la blogosphère politique vivante, avec des billets, des piques, des liens, des anniversaires, des « mon copain FalconHill » et des « mon ami Jégoun ».

Adieu Nicolas. Là-haut, tu vas retrouver des copains. Je te rejoindrai, le plus tard possible, j’espère — j’ai des enfants à voir grandir. J’aurais aimé que tu reviennes boire des bières et fumer tes clopes sur ma terrasse. Tu aurais vu comme les enfants ont grandi…

Et dire que je m’emmerde avec des conneries qui n’ont aucun sens… :( 


Adieu Nicolas. Je t'aime. 

7 commentaires:

  1. Adieu Nicolas, je t'aimais bien. On n'était pas du même bord, mais on suivait le même chemin.
    J'ai le coeur en mille morceaux. Rien d'autre à faire que de chialer une rivière.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je pense que ça l'emmerderait qu'on chiale, mais après 1/ on ne lui a jamais son avis même s'il le partageait, et 2/ il avait qu'a pas être mort
      Je plaisante avec un putain de poids dans le ventre...

      Et oui nous avions les mêmes valeurs. Et c'était un mec en or. Franchement

      Supprimer
    2. Je me doute bien que çà l'emmerderait qu'on chiale, mais je chialerai quand même. Je ne me suis doutée de rien, ces derniers temps il restait parfois 15 jours sans rien écrire car l'actualité politique le gonflait par sa médiocrité. Quel choc. Il était tellement heureux de remettre sa maison à neuf. Il me manquera sincèrement.

      Supprimer
  2. Mince. Je le savais malade .
    Mais c'est un choc pour moi aussi. Plus on vieillit, plus les départs sont compliqués…
    On perd le taulier. Un an pile après son pote Didier Goux. Sûrement que “ l'affreux réactionnaire avec du poil dans les oreilles”, pour reprendre une de ses expressions à Nico, s’ennuyait, il a demandé son transfert…
    Je m'étonnais ce matin de son absence dans ma blogroll depuis une semaine . Sais tu si il y a une cérémonie ? Ou si c’est déjà passé ?
    Rip, t'étais un grand mec Nicolas.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je l'ai su par hasard en allant sur Twitter ou Facebook (je sais pas mais ça fait un choc)

      Je ne suis malheureusement au courant de rien. J'ai eu comme toi un soupçon quand je ne l'ai pas vu réagir.
      Je pense (mais je ne suis pas sur) que sa mort est récente (24 heures). J'imagine que ça le ferait chier une cérémonie (mais après il avait pas qu'à pas mourrir).

      Par contre je ne sais pas. Et à titre perso, je suis triste et j'espère qu'il y aura des gens auprès de lui. Il a perdu sa maman y pas longtemps, et non, il était pas en grande forme.

      Merci en tous cas. Tu as raison, c'est un mec en or massif, peu de mots, mais des mots qui te font du bien.

      Supprimer
  3. Terrible nouvelle ! Je pensais qu'il allait un peu mieux ces derniers temps.

    Ses billets vont nous manquer, c'est certain.

    Adieu Nicolas.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On va mettre un moment pour en prendre conscience.

      Ses billets et lui vont nous manquer. C’était un mec génial

      Supprimer

Bienvenue dans ma maison.

Ici, Le respect qui accompagne la critique et le débat est le bienvenu. Insulte ou attaque personnelle (sur moi ou autres) non. Et il est interdit de venir casser les couilles du taulier que je suis (et des autres commentateurs).

Anonymes, tu es le bienvenue avec une signature. Sinon, non :)
C'est bien de savoir avec qui on discute