vendredi 1 juillet 2005

Le rôle de l'élu, par JMA

Quelques phrases tirés de l'excellent blog de Jean-Michel Apathie (http://blog.rtl.fr/rtl-aphatie), intervieweur politique émérite (mon préféré !) sur RTL.

Cet extrait est tiré de son commentaire quant à son interview du Maire Communiste de la Courneuve, le 28 Juin 2005. Cette rencontre fait suite aux évenements tragiques s'étant déroulés dans cette citée (la mort d'un enfant), et aux déclarations (commentées) de Nicolas Sarkozy, Ministre de l'intérieur.

Sur la dernière partie de son commentaire quotidien, Jean-Michel Apathie fait part de ses impressions sur la fonction de maire, et d'une manière générale sur la fonction de "l'élu" dans notre République et démocratie actuelle. Ou tout du moins sur la manière dont cette fonction (cet honneur) devrait être exercé.

"le maire de La Courneuve ne fait que ça, être maire, et il a confié au micro que ses journées étaient bien courtes pour remplir correctement sa fonction. La France est la seule démocratie occidentale où cette pratique pénible, mensongère, négative, du cumul des mandats perdure. Elle entraîne la concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul homme et en même temps sa dilution au profit d'une technocratie souvent réduite au directeur de cabinet. Elle empêche le renouvellement des élus par l'assèchement des vocations dans un bassin de population donné. Elle favorise la longévité des carrières car un député battu demeure maire et ne rêve que de prendre sa revanche aux législatives suivantes.

Interdire radicalement le cumul des mandats, les limiter dans le temps, interdire toute candidature au delà de soixante-dix ans, c'est à dire introduire l'idée de la retraite en politique comme elle existe dans tous les autres secteurs de la société, en profiter pour diminuer le nombre d'élus en regroupant les communes dans des agglomérations aux pouvoirs étendus, supprimer l'échelon départemental obsolète, diminuer aussi le nombre d'élus au Parlement pour obliger chaque député ou chaque sénateur à un travail effectif et non pas à la médiocre figuration à laquelle ils se livrent trop souvent, compléter ce dispositif par un véritable statut de l'élu qui oterait aux fonctionnaires le privilège émollient de pouvoir retourner dans son administration d'origine en cas de défaite et accompagnerait tout battu dans sa reconversion, ce qui ferait éclore des vocations dans le secteur privé: voilà les pistes simples, accessibles, faciles, pour une véritable rénovation de la politique française.

"J'ai entendu et compris votre message pour que la politique change", avait dit Jacques Chirac au soir de sa réélection, le 5 mai 2002.

Au boulot!"

Je me demande si il est bien la peine que je fasse la sacrilège de commenter ce texte. La pensée de Jean-Michel Apathie s'exprime de manière claire et limpide, et il écrit ce que j'aurais aimé être capable d'écrire si j'avais le peu de talent d'écriture qu'a ce dernier.

Etre élu de la Nation, c'est servir la Nation et non pas se servir de la Nation avait dit je ne sais plus qui... Terminons simplement sur cette phrase.

jeudi 30 juin 2005

J'aime les chiens...

J'avais parlé du chien de mon amie qui est parti dans un vieux post. Ce soir, je pense à lui... Je pense à ces chiens rencontrés dans ce chenil à SaintChamond, chiens abandonnés et dont les yeux transpiraient d'amour et de détresse. Je ne suis pas quelqu'un d'émotif et j'ai pas un coeur trop développé, mais là j'étais liquide et franchement pas bien. J'avais envie de tous les prendre dans mes bras... Mais ils sont petits mes bras.

J'ai passé un bon weekend. J'étais avec la personne que j'aime. Il faisait beau. Les enfants présents jouaient, courraient, étaient heureux, et semblaient m'apprécier. Et j'ai vu des chiens. Le petit chien de mon ami, le "remplacant", qui est foufou mais gentil. Mais jeune, et je ne crois pas que chez lui "l'amour" et la fidélité soient encore trop développé. J'ai vu aussi la soeur jumelle de ce chien que j'adorais. La même, en plus mémere. Mais aussi gentille. Je l'ai prise dans mes bras, et elle venait dans les miens. Une grosse boule pleine d'amour.

Parallèlement à ça, il y a les êtres humains. Et l'être humain a plein de qualités. Mais certains de ses défauts (que je partage car je suis un être humain) m'affligent et me blessent terriblement en ce moment. Alors je pense à ce chien qui n'est plus là. Si il était là, il serait venu se coucher sous mes pieds, et m'aurait regardé avec ses yeux qui voulaient dire :
"mais pourquoi tu te biles ? je t'aime moi...et elle t'aime aussi celle qui est avec toi... alors pourquoi tu te biles... Caresse moi mon gros ventre".

Je ne sais pas si il y a un paradis pour les chiens. Je ne sais même pas si il y a un paradis pour les gens biens et adorables. Mais tu vois, mon bon gros chien que j'aimais, je pense que si ça existe, ce paradis où les hommes et les chiens vivent ensemble, peut être trouveras tu deux mains belges qui te carresseront. Car il y a aussi des êtres humains supers... Certains ne sont plus là.

Maintenant, je concluerai simplement ce post trés idiot en le relisant (idiot car l'amertume dans ma gorge me fait mal écrire...) par une question extrêmement bête et sans interet : pourquoi les êtres humains peuvent ils être aussi petits, aussi minables, aussi cons, par rapport aux chiens ?

Je ne le laisserai sans doute pas tel quel ce message. Je l'effacerai peut être. Mais ce soir, j'ai mal à la gorge, je suis vraiment triste de savoir que ce soir, ni chien ni amie forézienne ne m'attendront à la maison. J'achéterais vite un chien en tous cas, car peut être retrouverais je ces mêmes yeux qui me diront ces phrases dites plus hauts. Car on a tous besoin d'être aimé...

mercredi 29 juin 2005

Pourquoi ?


Photo de Lyon, prise en Janvier 2004, sur les hauts de Fourvieres

Pourquoi, à chaque fois que le train me descendant de Paris passe par les environs de Lyon, j'ai le coeur qui se serre comme ça ? Pourquoi cela me fait cette drole d'impression là ?

Actuellement, le train passe à la limite de l'Ain et du Rhône. Je connais ces environs. A ma droite, Bugey et sa Centrale. Avec tous les souvenirs de début de carrière que j'en ai là bas. Plus à droite encore, j'approcherai des Alpes, du Jura, de la frontière. A ma gauche, l'agglomération lyonnaise. Avec toutes ses rues que j'aime tant. Même la plus insignifiante.

Pourquoi, à chaque fois que le train longe le Rhône aux alentours de Lyon, j'ai ce même gout bizarre dans la bouche ? Pourquoi, chaque fois que le train longe le Parc de la Tête d'Or avant d'arriver en gare de PartDieu, je ne me sens pas bien ? Pourquoi cette nostalgie qui rend triste ? Pourquoi cette mélancolie ?

J'aime Lyon peut être, tout simplement... Pour ces cinq années d'études. Pour aprés ces cinq années d'étude. Pour des moments longs. Pour d'autres plus brefs.

Enfin, en tous cas... En tous cas mon coeur ce soir est au moins aussi gros que les nuages qui s'amoncellent sur Lyon. Au moins, la canicule s'appaisera un peu... Aprés la chaleur suffocante, la pluie violente... Serait il possible d'avoir un peu de clémence ?

Il y a un mois...

Il y a exactement un mois, il y avait un référendum sur l'Europe. C'est drole comme je m'en fous, et comme tout le monde semble s'en foutre.

Il y a un mois, la France s'est mobilisée pour voter. Et de cette mobilisation en est ressorti un NON aussi violent qu'innatendu au prime abord. 3 millions de voies de différence.

Depuis ? La polliticaillerie a repris le dessus. François Hollande refuse l'invitation du premier ministre... Ce n'est même pas de l'anti-fascisme, c'est de la connerie. Mais il a fait parler du parti socialiste (pauvres amis socialistes que j'ai... avoir de telles tares à leur tête...). En face, Jean-Louis Debré recommence à jouer les tanceurs publics de Nicolas Sarkozy. Dominique de Villepin et le gouvernement se jour de la "représentation nationale" (là encore, quelle blague... quel est la représentativité d'une assemblée désavouée par l'ensemble des français ?) par ordonnance. Les centristes d'offusquent avec leur molesse habituelle.

Et tout le monde semble trouver cette médiocratie ambiante normale...

Finalement, c'est Christian Blanc, député apparenté UDF, qui a trouvé la formule qui résume le mieux ma pensée un peu beaucoup embrouillée. "on est parti pour un second tour José Bové - Marine Le Pen". Ben pourquoi pas... Tant qu'on y est, allons y jusqu'au bout. Le fond de l'abyme, c'est encore loin ?

mardi 28 juin 2005

La forme et le fond, la démonstration par Nicolas S

Le fond et la forme sont deux notions qui ont toujours été pour moi à la fois distinctes et complémentaires. Pour comprendre et analyser une situation, il faut savoir séparer (et distinguer) l'un et l'autre tout en les regroupant et les scindant. Le fond sans la forme ne porte pas plus loin qu'un feu de croisement dans le brouillard. La forme sans le fond n'est rien d'autre que du fard sur du laid, que de l'apparence sur le vide.

Nicolas Sarkozy (puisque c'est de ça que je veux parler) parle de faire "payer les juges". Nicolas Sarkozy parle de "nettoyer la délinquance au karsher". Nicolas Sarkozy parle beaucoup. Première constation : cela va faire trois semaines que nous avons eu un changement de gouvernement. Connaissez vous le premier ministre ? Non, ce n'est plus raffarin... Non, ce n'est pas Nicolas Sarkozy... Deuxième constatation rapide : vous rappelez ce qu'il s'est passé le 29 Mai ?

Sur la forme, Nicolas Sarkozy est violent et communicateur. Populiste dirons certains ? Soit. Le terme ne semble pas innaproprié... Ce que j'en pense ? C'est à la fois une erreur et une bonne chose. Bonne chose, car les termes alambiqués, les phrases longues qui ne veulent rien dire, on ne les comprend pas. Puisque les français sont des enfants ne comprenant rien, parlons leur comme à des enfants. Des phrases chocs. Pourquoi pas ? Ce que je constate (et ce sera le point développé plus loin), c'est qu'il y a chez Nicolas Sarkozy du fond derrière la forme. Si la deuxieme est criticable, il est peut être plus opportun de raisonner et d'argumenter sur le premier point.

Une bonne chose, mais une erreur aussi. Erreur politique en tous cas... UNe personne qui a une grande partie du camps Chiraquien contre lui n'a plus que peu de marge de manoeuvre. Nicolas Sarkozy a choisi l'affrontement frontal, de l'intérieur du gouvernement, de l'intérieur de la maison Chiraquienne. Bien sur, à ce moment là, il n'est plus question de l'avenir de la France, mais de l'avenir de la "droite" française. Et chaque fois que Nicolas Sarkozy ouvrira la bouche, la forme prendra le pas sur le fond. il faudra l'attaquer, le critiquer. Sur la forme... Populiste, démago, que n'a t'on entendu ? Par contre, sur le fond ?

Sur le fond, y a t'il vraiment tant à crier au loup et à la mort ? Les juges, la magistrature d'une maniere générale, est le seul corps à ne devoir aucun compte à personne, sinon au nom du peuple, au nom de qui il rend justice.

Si un policier ou un gendarme fait une erreur (une bavure), il paiera. Souvent de manière violente. Si un ingénieur (j'en fais parti) fait une erreur mineure, il devra rendre de ses actes. Si son erreur cause la mort, il sera devant les juges. Si un médecin, si un chirurgien, si un homme politique, un avocat, si n'importe qui commet une faute, il devra rendre compte de ses actes. Il devra, le cas échéant, "payer" comme le dit durement Nicolas Sarkozy.

Et les juges et autres magistrats seraient donc la seule caste d'intouchable ? Mais comment qualifier, sinon de bassement corporatiste, la réaction du syndicat de la magistrature s'indignant des propos Sarkozyste ? Un homme, appliquant (ou interprétant, car beaucoup est dans l'interprétation dans le domaine judiciaire) la loi de la République, a relaché une personne. La résultante d cette action est la mort d'une personne supplémentaire. Cela parait quand même suffisament grave pour avoir une réaction un peu haute et digne. Non, nous avons de la part de cette caste de magistrat une réaction corporatiste et indigne de la question qui est posée là. La justice peut elle être remise en question ? Peut elle briser la vie de dizaine de personne (voire la détruire) sans devoir rendre des actes ?

Et peut être l'erreur de Sarkozy a été de personnaliser la question. Le juge n'est finalement peut être lui même qu'une autre victime d'un système qui serait à revoir. Un système qui l'a ammené à remettre un loup en liberté, avec pour résultat tragique la mort d'une personne.

Le fond face à la forme. La forme masquant le fond... Finalement, c'est de la politique de savoir manier les deux. L'un ne peut exister sans l'autre. Mais si l'autre domine, l'un n'existe plus. Pas simple du tout...

lundi 27 juin 2005

Le TGV Lyon - Paris, un matin à 7h...

UN TGV Lyon - Massy TGV à 7 heure du matin est toujours pleins de gens endormis. Je n'en suis pas, car le Saint Chamond - Lyon de 5h25 est au moins pire que ça. et je suis parvenu à terminer ma nuit dans ce train là. Pourtant, là, je suis encore endormi, épuisé. J'ai mon PC portable qui me joue le générique des guerre de Lodoss en instrumental. En premiere classe, si ce n'est pas merveilleux...

C'est agréable, et presque, amusant, de regarder l'ensemble de ce wagon. La personne à coté de moi, une charmante blonde bouclée qui sent bon le parfum de 18 ans, vient de partir. Où ? Je ne sais pas et je m'en fout. Ce que je sais, c'est que comme une quasi totalité du wagon, elle vient de se réveiller. Nous venons de passer le Creusot, et le début du voyage n'a guère été violent. Comme tout le monde, elle a dormi...

Tout le monde, enfin non. Qu'ais je fait depuis le début de ce voyage ? J'ai lu l'Equipe piqué au salon grand voyageur de Part Dieu qui ouvre à 5h45. Jonh Carew, grand attaquant Norvégien, a signé à Lyon. A Marseille, c'est toujours morne plaine, tout le monde continue à partir (Olembé étant le suivant). Pas de nouvelles ni de Nimes, ni de Romorantin. J'ai lu Courrier Cadre et vu que le marché de l'emploi se porte bien, merci pour lui. Et j'ai regardé l'épisode 12 de Last Exile. Tout à l'heure, je terminerai "Baton Rouge" grace à toi. Merci.

finalement, dans ce wagon, tout le monde est dans le même état que moi. Sommeillant, essayant de commencer la journée. Mais dormir dans un journal, devant un PC, ou contre la fenêtre, c'est du pareil au même... Mais la journée (la semaine) commence.

Je parlerai de ce que m'évoque la polémique sur la justice lancée par Nicolas Sarokzy plus tard... Là, je pense que je vais soit dormir en écoutant de la musique, soit... Non, je vais dormir.

PS : le SaintSeiya G n°4 n'était pas sorti ce weekend...

vendredi 24 juin 2005

Le train Corail... en retard

La demi heure de retard du train de ce soir ne me permettra probablement pas de savoir si le SaintSeiya G numéro 4 est sorti ou non ce soir. Qu'importe finalement ? J'arriverai en gare de Part Dieu sur les coups de 19h30, et j'irai directement recharger la batterie de mon PC dans l'espace Grand Voyageur. Je me mettrai dans un de ces sieges confortables, regarderait sans doute un épisode de Last Exile, écrirai un mail à quelqu'un peut être, et attendrais l'arrivée du train de 20h45 en provenance de Bruxelles.

Actuellement, il est 18h30. Le soleil innonde les vignes de Tain l'Hermitage. Il y a bientot 8 ans, j'étais en train de faire des fiches de révision en mathématique à ce moment là du voyage. C'était bientot la fin de l'année, et les oraux de MathSups, les travaux de synthèses comme je crois ils s'appelaient, avaient un coefficient qui avait de quoi faire peur. En plus, nous étions en plein championnat d'Europe Anglais de football, dur de travailler en de telles conditions...

Aujourd'hui, les choses sont singuliérement différentes. J'ai un PC portable, et j'écris ce qui me passe par la tête. Parfois je lis l'Equipe, parfois je regarde un animé. Des fois aussi, j'écris un mail à envoyer ultérieurement. Là, d'ailleurs, j'ai quelques mails à envoyer...

J'avais écrit, il y a quelques mois, sur ce temps qui passe. Sur ce train Corail qui m'ammenait d'Orange à Lyon, et qui m'ammene aujourd'hui de Pierrelatte à SaintChamond, en prenant en grande partie le même chemin. Et je me demandais quel était le chemin parcouru ? Ces derniers jours, un de mes plus proches amis de MathSup (et ensuite d'école d'ingénieur) est devenu père. Une amie post-école d'ingénieur, de l'époque que je qualifierai "du net", est revenue. Et mon amie à moi que j'ai m'a offert une mutation en Drome Provencale, pour un automne qui s'annonce pleins de promesses excitantes. Pour une nouvelle vie, ma prochaine vie.

Finalement, ce train me montre une chose toute simple. J'ai grandi, j'ai vieilli. Je ne fais plus, avec mes amis, les conneries de potache qui est de se balancer de l'eau ou des mandarines pourries à la gueule. Non, ça c'était les conneries de 18 ans de veille de devoir surveillé de physique. Aujourd'hui, on vit notre vie d'adulte. Avec nos enfants, notre mari ou notre femme, nos idées et parfois nos illusions. Avec des nouvelles contraintes, professionnelles, maritales ou familiale. UN enfant apporte d'autre perspectives qu'un oral d'algèbre. Une femme qui nous attends d'autre impératifs qu'une soirée au ski qui doit se préparer.

Et les amis s'écrement. Il y en a moins que lors des moments où tout n'est que joie, fête, et finalement insolente et insouciante jeunesse. Les amis qui restent ont connu avec nous, avec moi, des moments de joie trés forte, mais aussi des grandes peines. Actuellement, nous sommes à l'époque des mariages, et des baptemes. Aussi parfois des enterrements, des démissions ou des licenciements professionnels. Mes amis sont ceux de mes réussites, mes aussi de mes échecs. Ceux sont ceux de mes joies, et aussi de mes peines. Ces deux mamelles de la vie, ces deux faces du masque des Gémeaux, le bonheur et le malheur, je les partage avec eux. Qu'ils soient de Roquemaure, d'Aix, de Romorantin, de Grenoble, de Marseille ou d'ailleurs, ils sont là. Les gens que j'aime. Il y en a. Il en reste.

Finalement, je ne sais pas si je vais trouver ce soir le SaintSeiya G n°4, mais j'aurais discuté un peu de moi... C'est drole, mais ca me fait une boule au ventre d'écrire ce genre de connerie. Ca ne veut dire pas grand chose, et ça fait trés vide de sens. Une série de phrases toutes faites, et finalement trés clichés. Mais je pense à tant de choses bien concretes que fiou...

La fatigue, alliée à la chaleur et la pas trés bonne nuit que j'ai passé (oui, j'ai mal dormi finalement), et à quelques petits trucs auxquels je pense et qui m'ennuient, font que finalement je ne suis pas trés en forme. Je vais peut être dormir jusqu'à la fin du voyage peut être... Bonne idée tiens donc.

Et pour le SaintSeiya G, on verra bien... (je vous tiendrai au courant)

jeudi 23 juin 2005

J'allais me coucher...

... et je n'arrivais pas à dormir. Fatigué pourtant j'étais. Je venais de m'endormir devant un épisode du pourtant excellent dessin animé "last Exile". Et je me suis relevé... Il fait une chaleur dans cette chambre.

Je pense que je retournerai bientot dans mon lit tout vide mais tout chaud. Non sans passer un dernier coup de fil. Mais c'est bizarre quand même... Je me rends compte qu'il n'est que 22 heures, et je suis épuisé. Epuisé, et je n'arrive pas à dormir. Est ce la chaleur ? Cette "canicule" qu'on nous reprétend ? Est ce autre chose ? Le stress d'une prochaine semaine en déplacement ? Est ce tout simplement que la fatigue physique et morale est trop forte pour me permettre de dormir ? Non, ce doit être la chaleur, tout simplement la chaleur.

Est c'est vrai qu'il fait chaud. Etouffant même... j'en viens à avoir peur de ce weekend à l'intérieur des terres du Forez, je me dis que là haut, la chaleur doit être pire. Et pourtant, il y a un autre type de chaleur qui m'attend, au pied du Pilat. Chaleur tellement plus supportable. Chaleur indispensable. Heureusement qu'elle est là, cette chaleur. Celle là n'est pas caniculaire, et n'enlevera pas un jour férié supplémentaire à la France qui travaille, ça non. Elle me rajoutera à moi 365 jours fériés (ou presque) par an, et rien que ça ça vaut un grand merci.

Il n'empeche que la problématique du soir reste la même. Il fait chaud, je suis crevé, j'ai mal à la tête (je l'avais oublié ça, j'ai mal à la tête ce soir...), et j'arrive pas à dormir. Que vais je faire donc ? Un plouf plouf supplémentaire dans la piscine ? Je risque de couler tellement je suis fatigué (et un peu lourd au niveau du ventre). Lire un peu ? Le roman que je suis en train de lire est déjà dans la valise. Commencer l'épisode 10 de Last Exile ? Surement, pour fermer les yeux aux premières notes du générique et me réveiller au milieu de l'épisode 13, c'est une chouette idée ça...

Non, je vais retourner dans mon lit. Peut être une douche froide avant... Mais de toute façon, je suis tellement crevé que j'arriverai bien à dormir... et puis la soirée a été bonne en plus. Des mails qui font plaisir - trés plaisir -, des nouvelles pas trop mauvaises, un peu de course à pied où je me suis senti bien, un peu de piscine, des légumes et des abricots frais, Nicolas Sarkozy qui n'a pas dit de conneries de la soirée, non la soirée fut plutot bonne et agréable. Donc en théorie je devrais bien dormir.

Et bien tiens, je vais faire ça. Prendre une douche froide, ouvrir la fenêtre, passer le dernier coup de fil de la journée, penser à prendre demain des actions "Orange Télécom", me mettre sous un fin drap et fermer les yeux. Aprés ? Et bien aprés il y aura toujours mon blog pour vous raconter les reves que j'aurais fait... (la nuit dernière, j'ai révé que Raffarin était premier ministre... dingue comme rève, franchement...).

Bonne nuit...

Futile impatience (mais impatience quand même)

Petit message court.

Animeland m'a dit que le mois de Juin verrait la sortie du Volume 4 de "Saint Seiya G". C'est l'histoire des chevaliers d'or revue et visitée par un jeune mangaka qui a pondu 3 premiers volumes qui me font attendre avec impatience le 4eme... et hier encore, le gentil marchand de mangas d'Avignon m'a dit "Fin du mois de Juin".

Demain, on est le 24 Juin. Demain, je suis à la Gare Lyon Part Dieu à 18 heures. Demain, la FNAC d'à coté ferme à 19h30. Et Demain, si y a pas le volume 4 de Saint Seiya G, je ferai gueule (oui, je ferai la gueule...) dans l'espace Grand Voyageur en attendant le TER Lyon - Saint Chamond de 21h15 !

Voilà, c'était mon coup de rebellion de cette fin de semaine (j'ai une envie de révolution et de hurler ma colère face à cette société injuste ce soir, c'est fou). La prochaine fois, une photo de mon oreiller... (trés bel oreiller avec une taie bleue et blanche... maintenant que je sais mettre des photos autant en mettre)

mercredi 22 juin 2005

Chaude citée phocéenne

Aujourd'hui, je suis retuornée à Marseille. Pour le travail, et c'était une chaude journée. J'y suis arrivé à 10 heures, et repartie à 11 heures... Juste le temps de voir les plages de la Corniche remplies de monde, juste le temps, une fois de plus, de regretter ce bon - trés bon - temps passé dans cette formidable citée.

Cette photo (j'ai compris pour les photos, alors j'en abuse...) fut prise dans l'appartement de mon ancien Directeur, lors de mes débuts à Marseille. J'aime bien cette photo, malgré la barre d'immeuble dessous, car on voit tout Marseille. Cette colline dominée par Notre Dame de La Garde. Cette mer qui ne souffre à peine de la pollution qu'on entrapperçoit au loin (et qui oblige à rouler à 100 à l'heure sur l'Autoroute...). Bref, on voit du beau Marseille.

On a beau dire, on a beau faire, Marseille est une belle ville. J'ai fait une fete de la musique à Marseille. La personne que j'ai vu aujourd'hui -néo marseillaise- m'a dit, avec des lumières dans les yeux : "hier soir, Marseille, c'était une petite Barcelonne"... Marseille, c'est Naples ou Génoa pour mon patron Italien. Marseille, c'est Barcelonne donc pour cette personne rencontrée aujourd'hui. Marseille, c'est pour moi deux ans et demi de ma vie. Marseille, c'est pour moi Marseille.

J'ai beau aimé Lyon, j'ai beau adoré mon village et mon canton, je retournerai un jour vivre, peut être pas longtemps, à Marseille. J'en profiterai pour terminer cette bouteille de whisky de la Rue des Bons Enfants qui me manque au moins autant (sinon un peu moins quand même) que sa propriétaire :)

Il n'empeche. A Marseille ou dans le Gard, il fait chaud... Trés chaud....

lundi 20 juin 2005

Essai d'envoi de photo



C'est la premiere fois que j'utiise le mail et flickr pour poster une photo,donc nous allons bien voir ce que cela va donner.

Pour ce post de test, je vais vous poster une image retravaillée (aucun mérite, photoshop fait ça tout seul) de la Corniche à Marseille. Une petite image qui me fait penser que les deux étés passés à Marseille ont été vraiment merveilleux. J'en garde tellement de bons souvenirs... Enfin, c'est fini tout ça, y aura pleins d'autres choses sympas qui se feront aussi.

Bon, ben on va voir maintenant si ça marche... (et ça à l'air de marcher... et bien j'enverrai des photos de moi caché derrière des arbres, ça sera joli).

La Biafine

Remarque assez idiote sur le fond. C'est l'été demain soir. Et j'entends tout le monde s'exclamer, comme une fatalité de cette nature et de ce monde qui va à volo : "il fait chaud". De la même manière que j'entendais, en Février et Mars, ces mêmes gens se plaindre de ce froid hivernal et somme toute logique.

La réalité est là. Il fait chaud, trés chaud. Hier aprésmidi, le thermomètre dépassait, au bord de ma piscine, les 35°. La résultante d'un manga (Eiji n°21, trés bonne cuvée), d'un Journal du Dimanche toujours aussi pertinent, d'une bonne biere Corse à la chataigne bien fraiche et comme il faut, le tout accompagné de quelques amis gambadant gaiment dans cette charmante piscine parentale, est celle là. Aujourd'hui, jour de non-travail pour moi (c'est mon "plan canicule" à moi, je prends un jour de RTT supplémentaire), je suis en train de voir le cours de l'action "Biafine", qui semble augmenter au moins aussi vite que le cours du pétrole. Je suis brulé de partout, et j'ai passé une nuit infernale.

Maintenant, j'admets que je suis un idiot. Je n'avais personne (tu m'as manqué...) pour s'occuper de mon petit corps blanc comme le maillot de l'OM, et donc j'ai du passer une fois de la creme solaire. Puis la lecture du JDD (avec un commentaire pertinent sur la baisse de popularité de JC et sur la crise à l'UDF (tiens donc, un nouveau parti en crise ?)) accompagné d'un cruel mais magnifique soleil gardois ont fait le reste. Aujourd'hui, j'hurle à chaque mouvement que je fais, et d'une blancheur immaculé je suis passé à un rouge bien flamboyant. Me manque que le bleu et je ferai un beau patriote moi...

Enfin, ça cela sera l'objet de mon prochain message : la célébration du 18 Juin qui s'est passée la veille dans mon canton. Mais quand même : il fait chaud. Trés chaud. Et j'ai un peu mal. Voire trés mal :) Enfin, j'espere que je ne croiserai pas mon député : il serait capable de demander à Villepin de supprimer un jour férié supplémentaire pour lutter contre les coups de soleil des peaux blanches inconscientes qui dorment sous un soleil gardois en simple casquette et slip de bain...

vendredi 17 juin 2005

Weekend tout seul ? Bouh

Quelque chose de trés bizarre, cette sensation de se dite : "je vais passer un weekend tout seul". Bien sur, je verrai quelques amis. Je serai présent aux célébrations du 18 Juin. Le 18 Juin est important pour moi, c'est un jour qui compte. J'eu des 18 Juin douloureux, mais dans l'ensemble, le 18 Juin, c'est pour moi le 18 Juin...

Certes, il y aura ce soir un petit jogging sympa avec mon plus proche ami gardois. Certes, il y aura aprés une soirée à regarder les derniers épisodes de Mezzo DSA en buvant un verre de lait fraise. Certes, il y aura des choses à faire, des gens à voir. Mais je serai seul, et j'ai forcément l'habitude.

Il n'empeche. Ce sera un weekend, donc je ne serai pas au travail. Et rien que ça, cela vaut le coup.

vendredi 10 juin 2005

Match nul, vraiment nul...

A ma droite, un attelage surprenant. Composé d'apparatchiks de bureau connus du seul Roy de la cour. D'un cerbère dont le seul objectif du Maître est d'éviter que les deux têtes ne s'entredéchiquent. Ou peut être que toutes deux s'entretuent... A ma gauche, c'est un mélange subtil entre OK Coral et le Guerre des Mondes. Entre réglements de comptes et comptes d'apothicaires, personne ne sait vraiment où il va, où ils vont.

Au centre, il y a nous.

J'ai reçu hier soir, en rentrant de déplacement, une lettre de l'UMP. Mieux, une lettre de Nicolas Sarkozy. Ce dernier (enfin, le secrétaire qui a écrit la lettre "type") se trouvait surpris que je n'ai renouvelé mon adhésion à l'UMP. Là, une première surprise : j'étais adhérent à l'UMP ? Diantre, je ne le savais pas... Mais bon, sans doute mon nom était dans un fichier, soit... Avec cette lettre, un questionnaire sur mon opinion sur l'action de l'UMP, l'action du gouvernement, de ces personnalités... Bref, mon avis sur l'UMP.

Franchement, que dire... ? Je cherchais la croix donnant sur "affligé" quant à mon sentiment en face de tout ce cirque, et ce choix n'existait pas. C'est dommage.

Tout cela pour dire, et terminer ce mail assez court, que je suis personnellement affligé par tout ce cirque. J'avais l'impression naïve que le 29 Mai était une claque au moins aussi brutale que le 21 Avril. Que ce n'était plus une "inquiétude" qui était exprimée, mais un malaise et un mal être profond. Face à une construction européenne technocratique et chaotique, face aussi à un problème franco-français. C'était du moins l'analyse, rapide et personnelle, que je faisais de ces 3 millions de voix de différence en faveur du non.

Je vois avec éffarement que le 29 Mai accouche du même cirque que le 21 Avril. Je ne suis pas prophète, je ne suis pas quelqu'un de pessimiste de nature, mais je sens trés mal tout ça. Si le seul objectif de Jacques Chirac est de contrer Nicolas Sarkozy en le neutralisant, si le seul objectif de ce même Nicolas est de programmer la crise du gouvernement en 2006, si le seul objectif de la Direction du PS est de bruler les tenants du non, comment peut on se considérer nous, simple citoyen français moyen ?

Non, je ne prendrais pas ma carte d'adhérent à l'UMP. Pas plus qu'à l'UDF (position hilarante si elle n'était pas consternante du "ni-ni") au ou PS (faut quand même pas déconner ^___^). Je continuerai à exprimer mes modestes idées à mon conseil municipal. Et sur mon blog, où j'y rajouterai mes biens insignifiants sentiments.

A propos, on ne parlait pas d'Europe il y a un peu plus d'une semaine ?

jeudi 9 juin 2005

Bonheur et ras le bol

Bonheur d'abord, ceux sont les premières bonnes nouvelles qui m'arrivent depuis bien longtemps. Je ne parle pas là de football, de politique, d'actualité, de boulot professionnel, non... Là, c'est le statut-co. Je parle de ma simple vie personnelle à moi que j'ai. Des bonnes nouvelles, des trés bonnes nouvelles même. Qui me redonne une pèche que j'avais perdu depuis un petit moment.

Je suis en ce moment à Dieppe, et ca ressemble à la Côte Normande finalement, la vie. Lorsque le brouillard se lève, l'horizon est visible. Et l'horizon est magnifique en Normandie, c'est beau la vue du dessus de ces falaises. C'est merveilleux, et ça met le redonne du souffle bonificateur dans les poumons. Pour moi aussi, l'horizon s'éclaire, et de nouveaux objectifs reviennent. Donc si vous me demandez de mes nouvelles : merci, je vais bien.

A part ça, je suis épuisé en ce moment. Trés fatigué, j'ai passé le weekend çà dormir. Devant un film, devant Rolland Garros, devant un animé, je m'endormais. Et même devant Riposte, devant la lecture du JDD, je m'endormais. Est ce une depression "post électorale", aprés un débat ou finalement je n'ai pas pris part ? Est ce un ras le bol de dépit face à ce spectacle affligeant donné par la classe politique dirigeante ? Est ce autre chose ?

Il n'empeche, je cumule à la fois un réel bonheur, simple et optimistement joyeux, et une lassitude physique et morale. Docteur, c'est grave ? Enfin, grave ou pas, comme je suis épuisé, je vais bientot me coucher moi... Mais je vais me coucher heureux. Donc c'est pas si grave finalement...