mercredi 13 mai 2026

Se voir transmettre de Gaulle par son ami, son maitre...

Il y a des cadeaux qui sont plus que des cadeaux. C'est une transmission

Ce soir, je suis passé voir mon ami. Mon médecin. Ancien maire de mon village d'enfance qui a donné mon pseudo.
C’est mon ami, et c’est mon maître, chanterait Serge Lama.

Deuxième père, depuis le temps. De ces hommes qui vous connaissent depuis longtemps, qui ont vu passer les saisons, les campagnes, les défaites, les enfants qui grandissent, les kilos qui montent ou descendent, les coups de fatigue, les coups de gueule.
Qui ont été présents quand j'ai eu la mort de proches. Et qui continue à me soigner

Il déménage et revient avec son épouse. Et dans ce mouvement de cartons, de livres, de papiers qu’on trie parce qu’une vie ça finit toujours par faire des piles, il m’a donné des livres. 
Parmi eux, des livres de sciences, de Luc Ferry, des livres sur l'espace, les planètes. 

Et surtout, des écrits originaux du général de Gaulle. Et il m’a dit simplement : « C’est à toi de les avoir. »

Il n’a pas fait de grande phrase. Il n’est pas de ceux qui sortent les violons. Pas le genre à dire “je t’aime bien Faucon” avec un trémolo dans la voix et un projecteur sur le visage. Non. Il donne des livres de De Gaulle.
Il ne me dira jamais qu'il m'aime, mais je sais. Et c'est réciproque.  Chez certains hommes, des actes valent plus qu'une déclaration.

Je suis sorti avec ces volumes comme on reçoit une charge. Pas un poids. Une charge au sens noble. Quelque chose qui se transmet. Une flamme, diraient les gens sérieux. Moi, j'aime l'objet qu'est le livre. 

Je pensais à ça en rentrant. À ce que ça veut dire, “c’est à toi de les avoir”.

Ce n’est pas seulement : “tiens, j’ai ça en double” ou “ça prendra moins de place chez toi que chez moi”. Non. C’est : “toi, tu comprendras”. C’est peut-être même : “toi, tu en feras quelque chose”. Où auraient ils fini ? 
Et ça m’a touché.

Parce que je suis dans une période où je ne me sens pas toujours très bien traité. Où le travail me laisse parfois un goût amer.
Où il faut apprendre à devenir tortue quand on a longtemps été nounours, et souvent un Hibou quand même. L'entreprise, grande classe maternelle d'adultes où il faut ranger ses élans, économiser sa lumière, ne pas répondre trop vite aux mails qui donnent envie de sortir l’artillerie lourde.

Et puis, au milieu de ça, un homme  vous tend De Gaulle. Il y a pire comme rappel à l’ordre.

Le général, lui aussi, a connu les traversées du désert. Bon, je ne suis pas De Gaulle — sans Colombey, mon chien noir n’a pas le même pedigree. Mais il y a dans cette transmission quelque chose qui remet debout.

Le 8 Mai, j’avais accompagné Falconette à la cérémonie. J’avais mon polo “Oser la France” de Julien Aubert. On a les fidélités qu’on a. Moi, j’ai celle-là.

Ce soir, mon docteur m’a transmis des livres.
Je ne sais pas s’il me considère comme un fils. Il a une fille. Il ne me dira jamais ce genre de choses. Et ce n’est pas grave. Certaines tendresses ne passent pas par les mots. Elles passent par un carton de livres, un regard, une phrase brève.

« C’est à toi de les avoir. ». Alors je les aurai. Et je les ai. 

Je les lirai lentement. Je les poserai dans ma bibliothèque. Je les regarderai certains soirs où l’époque me gonfle, où Marseille perd lamentablement, où le boulot ressemble à une réunion qui n’en finit pas, où je me demande encore pourquoi je continue à croire à des choses qui paraissent parfois bien fatiguées.
Et je me dirai que tout ne se perd pas.

Il reste des livres.
Il reste des transmissions.
Il reste des vieux maires, des médecins, des amis, qui savent à qui confier un morceau de mémoire.

Et peut-être que c’est ça, au fond, être gaulliste. Pas seulement citer l’Appel, faire le malin avec l’histoire, ou porter un polo bleu un 8 Mai.
C’est croire que certaines choses doivent être tenues.

Même doucement. Même fatigué. Même quand on a juste envie de jouer à Royal Match et de finir un Arran.

On tient. Je me serai compris (et c'est pas évident)

lundi 11 mai 2026

Le lundi c'est gestion des conflits

Ce billet du dimanche soir sera publié un lundi soir. 
Le match de l'OM d'hier je m'en foutais tant ils se sont moqués de nous. Les supporters. Une peine de cœur est dure…
Et pourtant je pardonne… J'aime et je suis chrétien.

Et le match je ne l'ai pas vu. Tri dans les photos, trop de sport samedi et dimanche (vu au stade, les enfants en hand et Nimes Olympique, et pratiqué avec deux fois 30 km marche / courses), peut être un apéritif un peu trop serré. Je me suis endormi. 
Je n'ai pas vu la purge de l'OM, qui leur permet de sauver une petite coupe d'Europe. Peut être…

Je reviens sur le tri des photos. Celles de vacances. Compliqués. Y en a beaucoup.
Le changement de PC et d'iPhone récemment font que j'ai plus les mêmes réglages (des photos portraits qui se mettent en paysage…). 
Et je pique celle de Falconette et des enfants… Qui ont aussi changé d'iPhone et j'ai des formats HEIC

J'ajoute pour finir que j'ai quasiment filmé l'intégralité du match de hand de FalconhillJr qui les a sacré premiers de la poule régulière. Maintenant les play-offs. Génial, mais l'Occitanie c'est grand...

Je suis - normalement - en vacances ces 15 prochains jours. 2 jours pour retourner au boulot régler un soucis familial. Les deux derniers jours de Mai. Et puis… ? Le retour. Ma chef qui envoie des mails passifs agressifs avec un naturel désarmant. 
J'avais une visio ce matin (je vous l'avais dit, des "vacances"). Le temps de lire un de ses mails qui donnent envie d'y répondre avec un scud. Jamais une bonne idée. 


J'ai appris un nouveau modèle : celui de Thomas Kilmann en gestion des conflits. Je suis gentil, je vous l'offre. 

Prenez un carré et faite quatre cases. Et voyons si, dans le conflit, vous être vis à vis de l'autre en compétition ou pas en compétition, si vous voulez coopérer ou pas du tout. 
  • Cas 1 : Compétition totale et zéro coopération --> vous êtes un requin (le verbe : Rivaliser)
  • Cas 2 : Compétion + Coopération --> Hibou (qui voit loin mais n'est pas maladroit) ou fourmi (coopérer)
  • Cas 3 : Zéro compétion mais coopération --> Nounours (souvent mon cas).  (accommoder)
  • Cas 4 : Zéro compétion et zéro coopération --> Tortue (éviter)
Et il y a un 5eme cas qui marche bien dans les grandes structures et en politiques. Celui qui est au centre ni trop ni pas : le renard (compromis)

Face à ce mail qui me gonfle, je joue la tortue. Et d'une manière générale, je vais jouer la tortue.
Non, pas de compétition. Mais pas de coopération non plus. Ca ira beaucoup moins vite. Mais au moins ma carapace me protégera. 

Face à une chef requin, il faut parfois être tortue. Ais je quelque chose à gagner ? Au moins la tranquilité. 
Et Marseille une place en Coupe d'Europe s'ils gagnent ce weekend. Pas la grande mais quand même...

jeudi 7 mai 2026

Même X-Or est mortel...

Je viens de donner un cours à Nimes. J'ai des blagues de vieux.

Le « faites le 16 et le 1 pour appeler Paris ».
Et du plus cool :
« étiez-vous nés pour la tête de Zidane en 98 ? Et pire… pour celle de Boli en 93 ? »
Mes cours sont pleins de références animés / foot (beaucoup animés). Dragon Ball et Saint Seiya ça prend. 

J'ai appris par un ami la mort de l'acteur de X-OR. 
J'ai été jeune fasciné par X-Or, Bioman (dans mes rêves je voulais être le vert ou le bleu, Horney ou PCM étaient déjà présent). 

Il est mort. Comme le papa de Dragon Ball. 

J'ai encore vu que je vieillis. Mais ça me plait de vieillir. Sauf quelque fois... D'habitude j'écoute les musiques de Dragon Ball. 

Là, je me souviens que je voulais être Bioman, mais mon côté solitiaire était d'être X-OR; Lui non plus n'est pas immortel...
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lundi 4 mai 2026

Attal, ou le Brutus successeur

Je ne vis pas les plus beaux moments de ma vie.

Conflit de loyauté. Impression d’être pris dans un système.

Alors j’écoute sur YouTube des doudous musicaux.
En ce moment, c’est “Le Successeur” de Sardou.

J’avais envie de répondre au très joli billet de Juliette, sur le sparadrap.
C’est facile d’avoir été porté par Macron et de le lyncher ensuite. Léché, puis lynché. C’est presque devenu un sport.
Et, paradoxalement, ça me donne envie de le défendre, Macron...

Le Namek du Havre — on y reviendra — je ne pourrai pas. 
Édouard Philippe, pour moi, c’est la trahison pour un premier plat de soupe. Celui qui s’est couché à Notre-Dame-des-Landes.
Celui qui a vu naître les Gilets jaunes.
Il lui reste une barbe blanche — j’ai la même — et un honnête “je ne sais pas” pendant le Covid. C’est peu.

Gabriel Attal, lui, pense avec modestie sans avoir connu le cadre de vie de 99 % des Français — savoir comment gouverner la France. 
Moi je me sens capable de mettre l'OM en demi finale de Ligue des Champions. 
Allons y, 

Je n’ai pas lu son livre. Juste les extraits du Point. Et j’ai vu.

Ségolène Royal disait : “je suis une femme, donc…” Non. Être une femme ne veut rien dire en soi.

Gabriel Attal dit, à sa manière : “je suis homosexuel, donc…" Non plus. Cela ne dit rien du reste. Et que Pascal Praud ait su avant toi la dissolution ne te rends pas propre comme un sou neuf. 

J’écris ces lignes pendant que YouTube me lance “Nous nous reverrons un jour ou l’autre” — Aznavour, Le Luron.

Si j’avais Gabriel Attal en face de moi, je lui dirais ceci :le collège et le lycée sont des épreuves, pour beaucoup.
Que l’on soit dans un beau quartier de Paris ou dans un village du Gard.

Lui, parce qu’il est homosexuel. Moi, parce que j’étais gros et bègue.

Au final, nous n’avons pas si mal raté nos vies.

Alors arrêtons de pleurer.

Et surtout — Édouard, Gabriel — arrêtez de cracher sur celui grâce à qui vous existez aujourd’hui.

Soyez dignes. La loyauté, ce n’est pas compliqué. Mais ça se voit quand elle n’est plus là.

Gabriel (pas mon fil mais Attal) bienvenu dans mon Falconverse !

dimanche 3 mai 2026

Fragilité professionnelle...

Mon billet d’hier sur l’OM aurait pu être un billet du dimanche soir.
Tellement j’avais cette tristesse du dimanche soir. Marseille est 7ᵉ.

Mais surtout, j’ai mis par écrit ce que je ressens. Une sorte de maltraitance dans mon travail.
Le Point avait écrit un article sur les microagressions au travail. Il méritera un développement.

Suis-je agressé ? Je me le demande.

Mardi, ça m’a sauté aux yeux.
Une réunion où je défendais mon travail devant mon N+1 (qui ne cessait de me couper, de me demander d’aller droit au but, de dire des contre-vérités…) et mon N+2 (qui lui a demandé au moins trois fois de me laisser finir).

Mon N+1 a souvent à mon encontre des phrases du type :
  • « tu mélanges tout »,
  • « tu es trop long »,
  • « tu as des problèmes »,
  • « tu délires ».

Micromanagement à fond. Jeudi encore : échange de mails, six messages, avec des injonctions contradictoires.

Mon N+1 m’a demandé, suite à un accrochage l’été dernier, de faire un coaching.
Très bien. Positif pour moi.
J’ai compris une chose : je n’aurai jamais une relation de qualité avec ma supérieure hiérarchique.
Mon coach n’a pas non plus une haute opinion de la personne.

Et mardi, après la réunion, mon N+1 vient me voir :
« on va prolonger le coaching et on le fera à trois pour qu’on améliore notre relation ».

Je n’ai rien dit.

Puis : « il t’appellera ». Et en effet, une fois sortie de mon bureau, je recevais le SMS.

Mon N+2 est passé après pour me dire que je m’étais bien exprimé. Que j’avais été clair.
Je venais juste de prendre ce que je considère comme un coup du lapin.

Alors je ne sais pas quoi penser. J’ai eu mon coach. On est aligné. Je ne sais pas comment ça va se passer.

Pour lui, j’ai un profil d’enseignant-chercheur. Je suis expert dans mon domaine. Maitre de Conférence. 
Mon N+1 ne supporte pas que mon N+2 me sollicite directement et me mette en avant.
(C’est ce qui a été dit à mon coach.)

Et que mon N+1 « me lâcherait si je continue… ». Continuer quoi ? Je ne comprends pas.
Surtout que je n’ai pas vraiment le sentiment d’être accompagné.

Ce dimanche soir, j’ai mal au ventre. Comme tous les dimanches soirs.

On me parlera de l’OM demain pour me brancher. Ca ne me fera pas grand chose...
Mais je me dis que je risque un peu plus. Quoi ? Aucune idée.

J’adore mon collectif. Mon travail. Sauf une personne. Qui veut avoir droit de vie et de mort sur moi.

J’ai été délégué syndical. Mais je n’ai jamais su me défendre. 
C’est bien ça qui est emmerdant.

Allez, je vais boire un coup.
Formule 1 ce soir.  Ça repart. Rendez-vous au premier virage…

samedi 2 mai 2026

C’est vraiment très dur d’aimer l’OM

Y a une chaine YouTube qui me fait marrer, et que l'équipe Cazarre Drouet écoute souvent. L'immigré parisien, qui commente les matchs de Paris. C'est souvent des "frappes !", des "vas te faire enculer". Ou quand ça se passe vraiment mal, des toujours classes "allez piner vos **bippp** de mère, c'est bon ! (allez vous faire enculer)". 
Là, j'avais envie de faire l'immigré marseillais devant ce scandaleux Nantes Marseille où mon OM a démontré une chose : ils ne méritent rien cette saison. Ils ont été indignes !

Ca a commencé tragiquement à Rennes où à 11 contre 10 ils se sont pris un but dans les arrêts de jeu. Puis Rabiot s'est battu.

Quand nous étions à Rome, Marseille a été leader. "Je déraille frère". Oui, on a déraillé, mais pas de bonheur.

Sortie de Noel, Marseille Nantes où déjà bonsoir tristesse. Le match de Coupe d'Europe où on se fait éliminer après un scénario dingue : un match où on perd 3-0 et où on "tiens le score". Pour finalement qu'un goal marque un but à 1200 km de là qui nous élimine.
5-0 à Paris, élimination en Coupe. Un billet "huitième degrés" qui m'a fait me facher avec mon parrain que j'adore. 

Bref, l’OM aura moins été l’Olympique Magnifique que l’Olympique Misérable.

J’ai honte, j’ai mal, je ne suis pas bien. Pourtant il fait beau et ce n’est que du foot. Mais cette saison, ce gâchis, me fait honte, me fait mal.

À côté, j’aurai évité de penser au travail durant ce week-end de trois jours. Lecture. Un peu de sport. Le boulot est très dur et j’ai l’impression de ne pas être très bien traité — pour ne pas dire plus — par mon N+1. Et d’autres le voient. Et ça fait mal.

Enfin, l'OM nous aura fait honte. 
Mais ils auraient gagné, ça n'aurait pas fait baisser le prix du gasoil...


dimanche 26 avril 2026

Voilà c'est fini (pour l'instant)

Les vacances sont finies. 
J'espère que Marseille ne me fera pas de la peine ce soir… Car à part ça, j'ai encore un peu le cœur et l'esprit sur la presqu'ile de Giens. 

Même si le jogging de ce matin a été terrible pour "le hamster qui tourne dans sa roue dans ma tête". J'ai tenté de préparer une rentrée à haut risque. 
Relations avec une chef qui me surprendra toujours. Avec mon syndicat. Bref, pleins de chausses trappes en vue.

 
Deux points positifs. D'abord
les semaines sont courtes. Et je suis en vacances de Mai (à la maison) dans deux semaines.

Et un troisième : je n'ai pas de risque d'une fusillade là où je travaille. Le monde dans lequel nous vivons est décidément fou. Je ne suis pas fan du tout du POTUS orange de la maison blanche. Mais vouloir l'assassiner… Nous avons des fous. 
En France, on se contente d'une baffe contre notre petit président jupitérien. A qui je trouve une posture internationale digne et pertinente. Oui, il faut que l'Europe de la Défense se fasse au cas où l'OTAN nous fasse défaut : on ne peut pas dépendre d'un pays comme les USA, aussi imprévisibles. 

Et je dis ça sans donner de leçons. 
Le Point se demande quelle France Emmanuel Macron nous a laissé : je pense qu'il a laissé une société en miette, à la fois déprimée et à deux doigts d'exploser. Où personne ne se supporte. 
J'en ferai un billet. Pour l'instant, je laisse la chaleur de fin Avril se déposer sur ce billet de dimanche soir. Avec un blues particulier… 

J'espère que Marseille m'offrira quelque chose de bien ce soir...

vendredi 24 avril 2026

Retour à l'ordinaire

Nous sommes rentrés dans le Gard après parenthèse enchantée à Hyères. Les paysages étaient sublimes. Le club hotel top. Il faisait beau. J'ai réussi à couper. J'en ai oublié l'anniversaire de Nicolas. Et j'imagine assez mal que dans 48 heures je préparerai mon sac pour retourner dans l'absurdie professionnel. 

C'est bien de couper. L'an passé le Grand (Bébé Faucon est impossible pour quelqu'un qui est parti courir ce matin 15 km le long de la mer pour "faire comme papa la veille") s'était fait une méchante entorse de la cheville sur le parquet du club de hand de notre village. Entrainement, mauvais appui. Il faisait mauvais, donc finalement "pas de regret". 
Mais une coupure en Avril ça fait du bien. Le buffet à volonté le soir ça fait du bien. L'Heineken simple pendant que le pingouin judoka fait danser les enfants ça fait du bien. 

J'en ai oublié le reste. La présidentielle de dans 12 mois maintenant se prépare. Et je m'en fous. 
Le monde est dans un entre deux particulier, où le POTUS orange de la maison blanche nous invente les ultimatums variables (Ukraine, Iran...). Je m'en fous un peu moins, car nous perdons des soldats français, et l'économie mondiale se casse la gueule. 
Je n'ai pas oublié que l'OM creuse profond, mais je n'ai ni lu l'Equipe ni écouter l'After foot. On verra ce weekend. 

Ce soir retour dans un Gard ensoleillé. Je garde la bière pour ce weekend et me servirait un Ballantines. Retour à l'ordinaire.  

mardi 21 avril 2026

Roman marseillais sur la Côte d'Azur

Rome était une ville de collines. Ça monte et ça descend.
Et l’OM était, à la Toussaint, sur le toit de la Ligue 1. Nous étions en vacances et il faisait beau.

Hyères est une ville côtière, tout en hauteur. Ça grimpe. Ne parlons pas de la magnifique presqu’île de Giens. Ça monte et ça descend.
Et l’OM est, en ce printemps, 6ᵉ. Éliminé de toute coupe. Nous sommes en vacances et il fait très beau.

La carte postale n’est pas tout à fait la même. Mais ce soir j’ai lu L’Équipe et je me suis dit : « ah oui quand même… ». Non, ça va être très dur pour Marseille.

À part ça, Bruno est officiellement candidat LR à la présidentielle. Enfin Bruno… je ne suis pas au PS. Je parlais de Bruno Retailleau.
Le renouveau, c’est Bruno (Le Maire) qui est porté disparu… (il prépare peut-être un roman érotique ?)

Et à part ça, les vacances sont bien. Elles passent vite. La Côte d’Azur peut se vivre à force de 25 km par jour (plutôt le matin et début d’AM), et le soir bord piscine avec rosé ou bière et le dernier Bernard Minier.

Pendant ce temps l’OM est un roman… J’espère que la fin sera meilleure qu’Avengers : Infinity War.

Demain visite de Toulon. Pensées à Coach Courbis

dimanche 19 avril 2026

Blues du dimanche soir face à la mer

Le blues du dimanche soir à un gout de sel de mer et de soleil
Hyères et la Presqu'Ile de Giens, mi Avril, c'est très agréable. Le complexe Vacances Bleues est à mi chemin entre la ville et le départ vers Porquerolles. 

Et rien à dire, l'Heineken pression en vacances reste tellement meilleure qu'à la maison.

Je ne parle pas de l'OM qui a réussi à faire un match de merde au moment où on s'est installé pour une semaine. Saison pour rien, mais une semaine pour quelque chose. 

Aujourd'hui, 25 km de marches. Hyères est une ville magnifique, mais qui grimpe. 
Et la grosse balade sur la Presqu'ile se mérite. Les bébés Faucons ont été vaillants (le grand ouvrait la route avec son papa : demain on va courir tous les deux. La dernière fois c'était y a 6 ans et il pleurait, là ça sera moi). Falconette m'a un peu haï sur la dernière montée. 

Nous avons pris des couleurs. Et la tête s'est - un peu, pas vraiment totalement - vidée.
Demain le boulot reprendra. Sans moi. Mon N+1 exercera son magistère toxique sur mes collègues. Mais personne ne me demande de sauver personne. Les décisions contradictoires qui conduisent à un réel mal-être continueront. Et j'en paierai le prix à mon retour, n'en doutons pas. 

Mais pas ce soir. J'ai Heineken pression. 
Et j'ai mal aux jambes...

vendredi 17 avril 2026

Partir en vacances avant le mail de trop

La semaine s’est terminée pour moi un jour plus tôt que prévu : j’ai posé ma journée.

Un proche s'est mis hier en arrêt maladie (je fais parti du collectif concerné, cf mon billet sur la loyauté). Ma N+1 m'insupporte (et je ne l'ai pas vu depuis 10 jours, mais deux jours où on nous étions en télétravail et ses mails micro-mamangements me l'ont rendu encore insupportable). J'arrive à saturation, et je risque d'envoyer le mail de trop. 

Et il fait beau. Donc trois excellentes raisons pour en rester là
En plus que je n'aurais pas le temps de poser tous mes congés (je partirai à la retraite un peu plus tôt si j'y arrive).

Et préparer mon sac pour une semaine sur la presqu'ile de Gien. Nous y avions été quand Falconette avait Bébé2 dans le bidou. Là on y va en famille. Jusqu'à vendredi prochain (Falconhill_Jr, le bébé1, a un stage d'arbitrage à partir de samedi prochain : il va faire son trou dans le hand…). Et ça nous fera du bien.

J'écris le billet après une marche dans les vignes où le chef de mon service achat m'appelait pour une dossier de consultation que je vais lancer. J'irai que me connecter pour signer : le type d'appel que je prend. Qui fait plaisir, qui nourrit égo "reconnaissance" bien. Et qui fait qu'un dossier avance enfin. 

A part ça, merci à Juliette de m'avoir rappelé qu'il y a une consultation interne chez LR pour le candidat de 2027. 
Primaire ouverte à tous les sympathisants comme 2017, interne comme en 2022, ou choix de Bruno Retailleau ? Je voterai sans doute pour le troisième choix, comme ça ça sera fait. De toutes manières, il existe autant de nuances de droite que de nuances de gauche. Jamais personne ne sera suffisament "chimiquement pur" pour certains

Et à part ça, le programme sera marcher sur la presqu'ile et sur Porquerolles. Toulon Mayol et le musée de la résistance. 
Et faire un tour au Fort de Brégançon pour quand j'en serai locataire officiel (2032 ou 2037 avec mon mouvement que je vais créer). Voir si ma résidence de vacances sera là bas où si je garde Orcières Merlette et le Forez...

dimanche 12 avril 2026

Conflit de loyautés

Qu'est ce que la loyauté ? 
Je suis à moment étrange où le bureau d'une organisation m'a écarté (par bienveillance…) d'une décision dure qu'ils ont pris. Faire une alerte contre un proche, un très proche. Qui, sur le fond, a commis et continue de commettre des erreurs. Un proche qui a fait beaucoup pour moi. 
J'ai signé cette alerte. 

Oui, je suis un vert Horney (je vous promets un billet sur le sujet…), et un vert conciliant (Juliette m'a montré qu'il y a plusieurs teintes…). Donc j'ai quelques principes cons.
  • Je ne sais pas mentir
  • J’attache une importance sans doute démesurée à la relation et à la confiance
  • Un conflit doit se mériter : je suis paresseux, et la guerre c’est fatigant
  • Faire quelque chose que je ne sens pas m’est très difficile
  • Faire quelque chose contre mes principes me rend malade. 

Dernier truc. Je suis un hyper sensible. J'ai appris à vivre avec, à en faire une force (car ça me donne un instinct qui n'est pas mauvais). Et à savoir quoi faire quand cela me met en faiblesse. Car le problème de l'hypersensible est aussi son rapport à la fatigue, qui empêche action et réflexions complexes. 
Ce dimanche, j’étais épuisé. J’allais commencer le dernier Franz-Olivier Giesbert. Et finalement je me suis abruti sur Royal Match. Un Candy-Crush-like. La fatigue.
La fatigue, aussi, quand on n’est pas aligné avec soi-même. 

Je n'ai pas répondu à la question du début : qu'est ce que la loyauté ? Je n'en sais rien en fait...
Je me le demande, et me demande si je suis loyal. 
Vis à vis de la personne du début, je ne suis pas très gaillard. La méthode me déplait. Vis à vis de mes valeurs, non plus. Conflit interne. 
A t'on été loyal vis à vis de moi ? Ce n'est pas la bonne question (ou pas encore)

Le whisky de ce soir aura un gout bizarre. Pourtant, FalconhillJr a été super dans son match de hand. Marseille et St Etienne ont gagné. 

Demain, je retourne au boulot. 
Où dans le professionnel, on me demande de faire l'impossible. Injonctions contradictoires, qui a en plus un impact sur des sous-traitants. Des impacts humains importants. Là encore, conflit de valeurs. 
Où  mes relations aveec ma N+1 sont conflictuelles et actuellement ont des impacts sur la qualité du travail. Et sans doute sur ma santé.

Demain c'est lundi. Mais cea chaque jour suffit sa peine... (et je réfléchirai la loyauté" quand cette semaine très "étape de montagne du Tour de France" sera passée... ..Vacances presqu'ils de Gien semaine prochaine, si FalconhillJr ne se fait pas la cheville comme il y a un an :) )"

Peut-être que la loyauté commence quand on accepte de ne pas savoir tout de suite où elle se trouve.

mercredi 8 avril 2026

J'ai perdu mon iPhone à Paris !

Falconjr (il va changer de pseudo, il a 14 ans) est à Paris avec son collège.

À midi, drame : il a perdu son iPhone.
J’étais sur mon PC. Et je suis arrivé à la fin.
Hashtag papa dominant, ou juste papa qui connaît les outils : fonction localiser l’iPhone. Avec sa prof au téléphone, et sa meilleure amie (copine ?), j’ai partagé le lieu. À un moment l’iPhone a bougé. Retrouvé. Merci une autre copine.

C’était midi.

Ce soir j’ai essayé de l’appeler. Messagerie.
Je suis un papa d’un adolescent.

(J’ai eu l’appel après, le soir. Il est adorable.)

Quand j’avais 14 ans, j’étais en Angleterre avec des amis et amies qui sont devenus une famille. Lui fait Paris. C’est super.

Le papa a aussi besoin d’amour.

J’ai bébé 2 qui veut qu’on regarde le PSG en Coupe d’Europe. J’oscille entre l’envie de me mettre devant Secrets d’Histoire sur France 3, ou Baki sur Netflix. Ou de voir le PSG avec un fils dans mes bras.

Sangoku n’avait pas ce genre de questionnements.

Mais je suis heureux.
Mon grand a retrouvé son iPhone. Et il est heureux.

(je viens de l’avoir au téléphone : maman pas contente, mais moi oui…)

Mais l'iPhone est retrouvé et j'ai eu des photos de lui et ses copines à la Tour Eiffel. Trop jeune pour aller au Kremlin Bicètre (il sera bien accueuilli). 

J'aime mes enfants. Mais je crois l'avoir déjà dit. 

lundi 6 avril 2026

Blues du lundi soir et Orcières Merlette

C'est agréable les weekend prolongés. Qui commencent le jeudi soir et se terminent le mardi matin. Le blues du dimanche soir est décalé de 24 h (quoiqu'avec le match de l'OM, pas vraiment…). Mais c'est bien.
Dire que François Bayrou voulait nous enlever ces jours féries.

Le printemps s'installe. Après un hiver pluvieux et un début de printemps avec beaucoup de vent, les températures ont suivi le cours du gazole et ont bien augmenté. Weekend jardinage ou lecture dans le jardin. 

Et écriture. Avec vidéo du dimanche soir le lundi soir. 
Sur une musique de Sword Art Online (un animé remarquable). Yuki Kajiura encore aux manettes, j'adore cette compositrice. 
Une promenade dans les Hautes-Alpes. Encore Orcières Merlette. Station aujourd'hui en chantier. Les vacances sont loin. Mais que la montagne me manque…

A part ça pas, ce soir à 19 heures le monsieur orange (Donald Trump, POTUS) va parler. On a de la chance, il aurait pu poster sur son réseau social. Et il donne, le matin, l'impression du gars bourré qui t'envoie un sms. Ce matin, c'était pas brillant… 
Nous verrons bien. J'ai un plein à faire dans pas longtemps, j'ai économisé…

Demain retour au boulot. Jeudi c'était moment difficile. Une amie, numéro 2 de mon service, s'est écroulée en pleurs devant moi. J'ai reçu un missile à fragmentation de ma chef quelques instants avant que je parte du boulot. Le collectif est super mais dans un état lamentable. Ca ne sent pas bon pour la suite.
Demain j'ai une grosse journée qui m'attend. Elle me fait peur, mais j'ai l'impression d'une sérénité un peu nouvelle. J'essaie de penser à encore plus stressant (l'OM pas dans les 3 ou 4 premiers par exemple, ou pire). 

Bébé Faucon qui a 14 ans part la semaine à Paris avec le collège. Bébé2 aura ses parents que pour lui. Quoique Falconette a un conseil municipal cette semaine. 
Il aura son papa que pour lui ce soir là. 

La semaine m'inquiète quand même. Mais il fait beau... Ca aide.