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vendredi 13 avril 2007

Les 12 maisons de l'Elysée : Olivier Besancenot

5eme maison, et encore une fois je reste à gauche… Bah, sur 12 candidats, 7 sont à gauche. 1 est chasseur et un autre centriste (oui, de droite). Et trois sont de droites, dont deux très à droites. On les fera plus tard. Là, restons dans la galaxie trotskiste avec Besancenot. Et voyons combien le système d’égalité du CSA pour cette élection donne à la galaxie d’extrême gauche une audience au moins 5 fois plus importante que la tendance libérale… Et voyons le petit jeune bien gentil qui cache derrière des choses un peu moins sympas, Olivier Besancenot.

Olivier Besancenot est le gendre idéal. Jeune, charmant, gentil, avec des joues qu’on aurait envie d’y faire gouzi-gouzi. C’est vrai. Et puis l’avocat du diable viendra me dire que Marine LePen aussi, jeune femme charmante, souriante, agréable, est l’incarnation de la féminité et de la coolitude. Ouais… Sauf que derrière Besancenot et derrière Marine se cachent deux formes de fascismes (certes différents) menant à la haine, à l’affrontement, et à une lutte qui n’a rien d’idyllique. Ce n’est pas ce que je préfère.

Oui, Olivier Besancenot a des idées pleines de bon sens et de bonté. Pour lui, il faudrait ouvrir l’Elysée aux sans logement. Pour lui, il faudrait régulariser tout le monde, et abolir les frontières. Et pour lui, la Marseillaise c’est nul, et le drapeau bleu blanc rouge, désuet, doit être brûlé. Gardons la couleur rouge, et l’Internationale. Mais voilà, je suis esprit chagrin, je n’aime pas cette logique violente de couper la tête de ceux qui gagnent plus de 2000 euros par mois pour arriver à rendre tout le monde heureux. Je n’aime montrer du doigt les plus riches, et je n’aime pas considérer que tous les chefs d’entreprise sont, de fait, des enculés. Délit de sale gueule, je ne l’aime appliquer à personne.

Olivier Besancenot est un gars sympa et terrien. Un postier, ouvrier, qui sait ce que c’est gagner peu et travailler dur. C’est vrai, et pour avoir été facteur un peu (le temps d’un été), j’apprécie et respecte son travail. Je préfère personnellement toujours une lettre à un mail. Pour autant, je n’oublie pas que la fonction d’attaché parlementaire est grassement payée. Olivier Besancenot ne se vante pas d’avoir été attaché parlementaire d’un député européen (Krivine). Et ce n’était pas honteux d’ailleurs. Mais pareillement à Hollande qui dit mépriser les riches avant d’aller payer son ISF, je n’aime pas les gens qui n’avouent pas et « se donnent un genre ». Enfin, je n’aime pas… Même pas, mais je trouve ça idiot.

Je constate néanmoins que Besancenot est moins focaliseur de haine que Laguiller. Plus sympa, plus coulant. Comme Marine le Pen. Et puis vient le temps de discours d’une violence remarquable, comme ceux d’en ce moment. Les grossièretés fusent, et tous les patrons sont des « connards » (Besancenot dans le texte). Et puis aussi délit de sale gueule : que la poste de Neuilly ne fasse pas les cons, il garde l’œil. Le brave petit qui sous ses cotés de grand frère se permet une violence verbale me gène un peu.
Revenons sur Le Pen… Je pense que les leçons de démocratie, au soir du 21 Avril 2002, délivrées par Besancenot, auront été de celles qui m’auront été les plus insupportables. Je n’admets pas les leçons de démocratie de la part de certains mouvements.
Et voir ce même Besancenot, chantre de la tolérance unique, faire preuve de violence physique face aux meetings du Front National, ça me dérange au plus haut point. D’abord car ces deux trois crétins qui balancent des fumigènes sur la salle de fête qui accueille le Pen lui donnent 1 % à chaque action. Ensuite car je ne peux accepter que l’on prêche la tolérance en étant soit même intolérant. Surtout quand son mouvement est à l’extrême inverse sur l’échiquier politique.
Cela n’a peut être rien à voir, mais je n’arrive pas à avoir ni affection, ni même respect, pour les criminels « rouges », action directe et autre Battisti. Pas plus que pour les garnisons de droite brunes, où les milices d’extrême droite coupables d’actions et de meurtres racistes. Les haines, toutes les haines, je n’accepte pas, je n’admets pas. Et je mets dans le même sac les casseurs anti-FN et les milices d’extrême droite. De ce point de vue, quand bien même je mesure que c'est peut être excessif de ma part, e mets dans le même sac Besancenot et Le Pen, Marine et Olivier.

Pour finir, je ne peux concevoir, là encore, les leçons sur les soutiens de Nicolas Sarkozy de la part de quelqu’un qui se promène main dans la main avec Joey Star, qui lui-même est un chantre de la haine. Une autre haine et une autre violence.

Pour autant, je pense qu’il est nécessaire que Besancenot soit le candidat de l’extrême gauche. Ce mouvement, qui n’est pas le mien, est légitime. Comme l’extrême droite est légitime. Et j’aurais apprécié, pour une clarté politique, et une cohérence, que l’extrême gauche n’est présentée qu’un seul candidat. J’ai dit avoir de l’affection pour Buffet, mais je pense que Besancenot est le plus talentueux de cette « gauche de la gauche ». Dommage l’extrême gauche ne se soit rassemblée (« comment rassembler les français quand vous êtes incapable de vous rassembler vous-même ? »), car j’aurais aimé voir le poids réel de l’extrême gauche par rapport à la gauche. L’extrême droite pèse entre 15 et 20 % de la droite, combien au niveau de la gauche ? Politiquement, ça m’intéresse.

Finalement, je voulais être un peu sympa avec Besancenot, avec qui je discuterai bien cinq minutes, je suis sur qu’on a des points en commun. Evidemment qu’il faut privilégier l’investissement et le salariat plutôt que la défense d’un actionnariat qui au final en arrive à plomber une certaine activité économique. Mais tout ceci passe par le respect. Respect commun. L’ouvrier qui respecte le cadre. Le cadre qui respecte le patron. Le patron qui respecte l’ouvrier. Une entreprise marche sur plusieurs pieds, quand chacun s’oppose aux autres, l’entreprise coule. J’ai dit avant les dégâts d’une opposition stérile et basique CGT à la Ciotat, dans les entreprises sidérurgiques chez moi, et demain au Port de Marseille.

Mais y a un dernier point qui me gène chez Besancenot. Il est toujours en TShirt… Oh, un beau TSHirt, pas un TShirt Carrefour ou « Rally de VTT StGenies 1er Mai ». Mais toujours en TShirt. Ca me gène pour deux raisons : d’abord parce que c’est plus classe une chemise (et commode, on peut mettre le téléphone dans la poche), pas forcément avec une cravate d’ailleurs. Ensuite parce que moi le TShirt, ça me grossit. Et ça m’énerve, lui il est en TShirt et il est pas gros. Moi ça me boudine. Donc je suis jaloux. Et ça n’énerve… Bon, j’ai mis cet argument en dernier : c’est la prépondérant.

Car non… Parce que j’aime pas forcément le Ché, Joey Star, la haine, et parce que je gagne correctement ma vie et que j’en ai pas forcément honte,

Non, je ne voterai pas Olivier Besancenot le 22 Avril.

mercredi 11 avril 2007

Les 12 maisons de l'Elysée : Dominique Voynet

4eme maison du Zodiaque, euh de l'Elysée. Normalement, c’est le Cancer. Mon ami Frankoiz me grondera peut être. Mais ici, la règle de ce jeu à la con que je me suis fixé donne Voynet. Pourquoi ? Aucune idée… Dominique Voynet est elle comparable à « Masque de Mort » que Cancer, dont les cercles d’Hadès amènent toutes les âmes pécheresses à tomber dans le trou de l’au-delà ? Sans doute pas… Mais voilà : amis des Chevaliers du Zodiaque, ou pas, voilà la 4eme Maison de l’Elysée : celle de l’écologie, mais attention : l'écologie « Verte ».

Pour rappel, je suis de droite (gaulliste), et je travaille dans le milieu Nucléaire (un Commissariat célèbre du temps du Général). Donc j’ai du mal à considérer Dominique Voynet « écologiste », et fatalement j’ai du mal à avoir une grande sympathie pour elle et son mouvement. Et pourtant, comme rien n'est ni blanc, ni noir, les choses ne sont pas si manichéennes, et le Faucon n'est vraiment pas quelqu'un de binaire...

Commençons par le point principal de désaccord : pour Voynet, on ne peut pas être écologiste et pas être de « gauche ». Un racisme réel que j’ai du mal à accepter mais soit. Pour Voynet, on ne peut pas être écologiste et accepter les règles du marché et le libéralisme, ce mot laid... là encore, soit. Une facilité d’esprit que mes copains disent provenir de 68, soit… Continuons, mais déjà là je ne peux plus suivre : je suis de droite, et je pense n’avoir pas beaucoup de leçons de bonne vie et d’écologie à recevoir, mais là encore soit... Continuons. Dans les points de désaccords qui, après, ne me font plus dire « soit », mais plutôt « non ».

Pendant longtemps, je me suis demandé où était le « vert » du rouge des Verts (avec majuscules). Programme principal : immigration libre et sans contrôle, on vire les frontières. Libéralisme (libertarisme plutôt) post 68 en matière de mœurs, de sécurité, de vie, tout simplement. Les flics sont les seuls responsables des événements Gare du Nord (les seuls), et les mœurs provenant de notre histoire ridiculement catholique doivent partir à la poubelle. Là, peut être un coté chez moi conservateur rural un peu de droite, mais j’ai du mal à suivre. Et là encore, je cherche où est l’écologie et la sauvegarde de la planète.

Noel Mamère était l’exemple type de cette dérive que je qualifie moqueusement et caricaturalement de « beatnick gauchiste ». Je pense que son discours de 2002, par opposition et répulsion frontale, a largement du profiter à à Le Pen. Et si Mamère (avec ses 6 %) était en fait le Chevènement tête de turc que cherchent les amis de Jospin ? Son discours qui consistaient à dédouaner tout acte de délinquance (vous brûlez les voitures ? faute à la société…) et d’incivilité a sans doute eu un effet dévastateur dans les urnes. La justification du pas facilement justifiable, en tous cas pour les classes moyennes, peut ne pas provoquer le libéralisme de mœurs souhaité. Mais une répulsion automatique. Je pense que Noel Mamème, à cause de ses positions qui consistaient à préférer une légalisation du cannabis, alors que les travailleurs qui en avaient marre d’être maltraité par deux trois crétins en rentrant du boulot devaient être pardonnés, n’est pas pour rien sur le 21 Avril.
Je ne parle pas du mariage homosexuel de Bègles (je n’ai personnellement aucune position sur le mariage Gay, sinon que je ne suis pas contre sans pour autant être pour, et que je pense que le PACS doit être aménagé et peut être amélioré afin que tous aient des droits similaires, mais que le respect de certaine tradition et un certain conservatisme n’est peut être pas une insulte…). Je parle de la campagne libertaire de Mamère en 2002. Il a surfé sur cette vague qui fait parti Vert, un parti d’extrême gauche, préférant Che Guevara et la fumette de Cannabis à la réelle défense de la planète. Peut être que l’inaudibilité actuelle des Verts en matière d’écologie, notamment en ce moment face à Hulot, provient de là. Peut être, je ne suis pas politologue.

Ensuite, gros point de désaccord. Le coté anti-nucléaire. Je pense que Super Phénix, parce qu’il aurait pu permettre d’étudier une voie de retraitement des déchets nucléaire (gros point noir de cette technologie) était un plus et un progrès. Par dogmatisme plus que par réalisme, les Verts ont eu sa peau. Résultat ? l’EPR actuel ne peut pas être un plus. Parce que l’EPR est un Super Phénix mis au goût du jour. Alors que les réserves de pétrole baissent et que son prix atteint des sommets, grâce aux Verts, nous avons perdu 10 ans en matière de recherche.
Je ne suis pas fanatiquement pro-nucléaire. Mais je demande une chose : que proposer pour permettre à la France d’être énergétiquement libre ? Que proposer pour assurer une dépendance énergétique qui ne n’augmente par le prix exorbitant de l’énergie, et qui propose une protection adéquate de l’environnement ? En disant ça, j'ajoute (HS mais tant pis j'y tiens) que c'est aussi pour ça que je suis fortement défavorable à une dénationalisation des outils de prooduction d'énergie, EDF et GDF pour ne pas les citer.
Le nucléaire n’est pas le top, car il génère des déchets à très longue vie, OK. Et y a eu Tchernobyl (le 26 Avril…immense soupir), et le rayonnement gamma ne se voit pas et fait peur. Dans ce cas, sur la filière nucléaire, bossons sur deux axes : retraitement des déchets nucléaires (La Hague puissance 10 alors, mais déjà bloquer la Hague est anti-écologiste), et travailler sur des réacteurs assurant une fiabilité absolue, une non dispersion assurée de la radioactivité dans l'environnement, et une non génération (ou régénération plutôt) des déchets nucléaires.

Au lieu de gueuler comme des putois, bossons et cherchons. Pour ensuite trouver. Construire au lieu de détruire. Et que les Verts ne soient pas des extrêmes qui détruisent mais construisent. En ce moment, à part une utopie, dire que la guerre c’est moche et qu’il faut mieux fumer du haschich que de s’entretuer, que proposent t’ils d’à peu prés raisonnable ? Quand l’élu municipal que je suis sait que les populations refusent ouvertement les éoliennes (chez eux en tous cas), d’un rendement risible, on peut se poser des questions. J’attends, je ne suis pas en opposition. Je pense que les phénomènes de réchauffement climatique sont une plaie et doivent être une priorité. Je pense que les Verts sont actuellement en deçà de tout.

Reste un point qui me gène. Quand il y eut l’Erika, où était Dominique Voynet, ministre de l’Environnement ? Des mauvaises langues plutôt bien informées m’eurent dit à l’époque que les Verts étaient assez bien vues (pour ne pas dire financer) par les lobbys pétroliers. Lobbys contre lobbys. Lobbies des chasseurs et des nucléaires contre lobbies des pétroliers. Bon, OK. Laissons tomber.
Je ne préfère pas le nucléaire au pétrole, mais je veux que la France soit énergétiquement indépendante. Et je constate que si on veut regarder les plaies, il y eut plus d’Erika que de Tchernobyl. C'est de la polémique à deux francs, mais mon post n'est il lui même pas polémiste un peu ? (c'est voulu ^__^)

Je veux des réponses claires et sures. Et des propositions. Je ne crois pas que les Verts en soit capable.

Enfin, mes copains Chasseurs m’ont dit un truc tout bête. Les Verts sont les écologistes des villes et des cités, les chasseurs, pécheurs, fermiers, paysans, etc… sont les écologistes des campagnes. Bobo contre cul-terreux. Je suis plutôt rural… et ouais. J’aimerais, dans mon Gard, avoir un métro pour aller à mon boulot (ou plutôt mon ancien boulot, aujourd’hui, je me vois proposer des systèmes de cars… pour les non-cadres). Pas le cas. Donc voiture, pas le choix. Pourtant j’aime bien la trottinette et la bicyclette…

Pourtant, je ne veux pas être noir total. A part sur la question nucléaire où l’autisme devient suspect, j’ai l’impression que Dominique Voynet est plus ouverte, moins rouge gauche. Et même plus pertinente quand elle parle écologie pure. Et si Hulot avait été vraiment utile ? Chez les verts, qui sont politiquement aussi mur que ne l’est une cousine de 12 ans avec les garçons, si un peu de raisonnabilitude (salut Ségo) était venu dire bonjour ? CohnBendit, 68ard de chez 68’, est venu dire que peut être une ligne Bayrou moins dogmatique « à gauche toute et on emmerde les connards de droite » était pas forcément idiote. Et si au lieu de se battre dans une cabine téléphonique pour savoir si un Werling était mieux qu’une Dufflot (mon Dieu…), certains pensaient que les ego pouvaient être moins importante que la vraie cause des Verts : l’écologie. Et qu’enlever toute moralité à la société demandait peut être un accord général et que la provoc à la Act-Up, c’était pas forcément une obligation efficace qui permet de faire avancer des idées…
Peut être que les Verts pourraient devenir adultes. Mais tant que non, tant que les Verts sont des gosses à avoir le Ché dans leur chambre et à fumer du shit dans les cabinets de papa-maman pour dire merde à la société, tant que les Verts penseront que des gens non de gauche ne peuvent être écologiste, et enfin tant que la vraie question, écologique, n’était pas correctement mise sur la table… Et bien


Non, je ne voterai pas Dominique Voynet le 22 Avril.

lundi 9 avril 2007

Les 12 Maisons de l'Elysée : MarieGeorges Buffet

Dans l'animé qui m'a donné mes plus grandes joies et émotions artistiques et personnelles, la 3eme maison du Zodiaque était celle des Gémeaux. Celle de la personne au double visage, ce potentiel grand pope gentil et d'une grande bonté, mais dont le sombre visage montrait celui d'un tiran et d'un monstre. Aussi maison des illusions. Amusant de voir que le hasard m'emmène, pour cette 3eme maison, à parler de la candidate du Parti Communiste Français, Marie Georges Buffet.

La logique voudrait que je me régale à me "cogner" du communiste, moi le gaulliste libéral de droite. La logique voudrait que je me la paye. Mon ami libéral actuellement en Chine (ou Vietnam je sais plus, tu es où Xav ?) se léchant les babines d'un lynchage de néobolchevique. Et pourtant, bien que je ne voterai pas pour Buffet, j'ai du mal à ne pas avoir de tendresse, disons le mot, pour elle. Et du respect. Nos divergences sont des océans, et pourtant...

Je vais quand même commencer par le négatif. Par mes points de désaccords. Plus simple pour moi. Le premier étant évidemment le terme central qui désigne le parti de MG Buffet : Parti "Communiste". Le nom, juste le nom... Idiot sans doute. Je vais faire dans la provocation : accepterait on un parti qui se voudrait "national socialiste" ? Pour autant, si j'admet une certaine sympathie pour ce mot "communiste", qui m'évoque plus les moustaches des ouvriers d'Ugine dans le Gard que les brigades rouges italiennes ou le KGB Moscovite, le nom est trop chargé de choses pas claires... Et en plus il signale "gauche" en rouge brillant. Ca me fait peur.

Ensuite, j'ai ce problème de ce manque de raisonnabilité devant les émanations du parti communiste. Qui dit PCF implique syndicat CGT, et quelque part les syndicats SUD. Professionnellement, j'ai eu affaire à eux. J'avoue que la dernière vague des syndiqués CGT tordent le cou aux caricatures, et sont parfois, dans certaines branches, des alliés objectifs et précieux de mon syndicat, la CGC, laissant à d'autre la démagogie et l'obstruction. Pourtant, l'image reste là, et certains sont les chantres de l'irréalisable, et l'utopie, de l'obstruction, et au final du blocage. Blocage souvent antidémocratique, puisque cette minorité bloque une majorité comme on dit souvent.
Exemple, l'usine Peugeot. Disons ce que l'on veut, mais l'accord avait été accepté. Et une minorité violente bloque, avec des demandes peut être légitimes, mais qui dépassent un certain entendement. Ce genre de méthode, déraisonnable, est une des causes des délocalisations et des pertes d'emploi. Quelle responsabilité que fut celle de la CGT (donc du PCF) dans la mort des chantiers navaux de la Ciotat ? Quelle sera la responsabilité devant ce pustch social du Port de Marseille ? Enfin, quelle est la responsabilité de la CGT dans la future perte du CE d'EDF ?

Partout, quand le déraisonnable et l'excés prend le pas sur la raison et le bon sens, les conséquences sont catastrophiques. Sans parler des divisions dans la population française : le clivage "public - privé" dans le salariat est en grande partie causé par les syndicats CGT de la SNCF (pour ne parler d'eux) qui pour des revendications indescentes, braquent les gens les uns contre les autres. Le libéralisme ne peut pas être responsable de tout.

Je finirai cette première parti par le retour d'expérience du PCF qui, sponsorisé par le PS, a eu en charge la gestion de la "couronne rouge" parisienne. Malakoff, KremlinBicetre, et tous ces noms qui font rever, et qui s'appellent à présent "quartier sensible", avec un FN d'un coté, et des mouvements pas trés clairs de l'autre, qui ne cessent de monter. Gestion assez calamiteuse, dont on ne peut enlever une part de responsabilité au PC.

Reste ensuite les points positifs. Et déjà le premier, je confesse une sympathie réelle pour les communistes. Les communistes de mon canton (mes grands parents sont très amis avec l'ancien conseiller général coco à fond, et le père de mon meilleur ami en est un vrai, et je lui ai même chanté l'internationale... sans parler de ma famille, etc...). Ici, dans le Gard, on fut tous à un moment communiste. Et il fut trés haut. Bon, à présent, c'est le FN qui est très haut (d'où ma théorie des vases communicants entre les électorats PC et FN), mais il n'empêche. Et quand je collais RPR à l'époque, pas rare que je me retrouvais à boire le pastis avec les colleurs PC en manque de colle. Un respect, affectueux même.

Et puis je n'oublie pas que mon historique de référence, le gaullisme, s'est fait au début avec les communistes. Mon papy, déporté en Allemagne, était communiste quand je n'existais pas encore. Il combattait avec mes papas gaullistes. Pour la France. D'ailleurs, les meetings du PCF n'ont pas attendu Royal ou Sarkozy pour faire résonner, à fond, la Marseillaise. Oui, y a l'Internationnale aussi, mais sous une nuée de drapeaux bleu-blanc-rouge. Les communistes sont patriotes. Pas nationalistes comme le FN, mais patriotes. Le patriotisme gaulliste dont je me réclame. C'est un gros point commun.
Ce coté terrien, rural, cette image du communiste moustachu qui boit un verre de vin avec une tranche de pain pleine de pâté, après une dure journée de labeur à l'usine au bord du Rhône, elle me plait.

Puis Buffet... Je parlais plus haut de son irresponsabilité quand elle porte au pinacle des revendications indécentes, et quand elle critique de manière éhonté des petits patrons et entrepreneurs qui ne sont pas ces gros richards du CAC 40. Mais Buffet, et le PC, a accepté de gouverner. Les Besancenot et autres Laguiller piaillent dans tous les sens. Mais quand on leur dit "bande de malin, venez, gouvernez et aprés on discutera", ah nooooon. Nous, on gueule, on casse, on ne construit pas. Celui qui n'a aucun talent pourra toujours devenir critique disait Bigard, et Alphonse Allais disait "un trés mauvais vin fera un excellent vinaigre puisqu'un piètre écrivain devient toujours un grand critique". Idem pour l'extrême gauche... Le PCF a accepté le pouvoir. Mal lui en a pris puisque la sanction électorale fut douloureuse, mais ils ont accepté la gauche plurielle, et avant le gouvernement Mauroy. Facile de critiquer, plus dur d'aller mettre les mains dans le camboui des gestions locales, régionales (même si je les critique plus haut), et à fortiori nationale. Mais respectable.
Dans ce même sens, alors que Jospin continue à penser que les français sont des cons (payyys de merde !!) et que Chevenement est un Judas, Buffet est une des rares qui appelle la gauche française de gouvernement à une autocritique. "On a échoué au gouvernement, acceptons le" clame t'elle. Raison de l'échec ? "les français nous ont sanctionné en 2002". Non, ça c'est les causes MarieGeorges... "Politique pas assez à gauche". Bon, je partage pas le constat... Mais j'apprécie la tentative de retour d'expérience sur soit même, l'autocritique. Et quand j'écoute Jospin, je l'apprécie encore plus. C'est louable de dire "ouais, je me suis planté, les français ont eu raison de me le dire", que de la jouer Jospin.

Enfin, sur l'Europe "de Bruxelles", je suis obligé de partager un constat similaire. Oui au peuple, non à cette technocratie illégitime. Slogan démogagique et simpliste ? Oui, mais quand le commissaire à l'économie vient refaire la leçon aux politiques français ("vous êtes des menteurs, disez ce que la commission vous dit de dire !", cf Marianne de cette semaine), on se dit que peut être l'euroscepticisme a encore de l'avenir. Nous sommes (les communistes et mes copains) européens. Mais une Europe des Peuples. Pas une Europe de quelques hauts fonctionnaires monarchique qui refusent les frontières. D'ailleurs, les communistes sont pour les Nations aussi. De Gaulle disait la même chose que Thorez : "une seule réalité, les Nations".
Et puis même je suis les communistes quand ils combattent cette Europe de l'argent. Le grand actionnariat qui pénalise l'investissement, et ensuite la consommation, pour quelques grandes fortunes, ce n'est pas acceptable... Peut être ensuite divergeons nous sur les remèdes à appliquer. Mais là aussi, combat assez commun.

Reste quand même la dernière raison pour laquelle je ne voterai pas communiste.
Bon, je redis la phrase cléf pour les candidat à gauche de la gauche : "comment rassembler les français quand vous êtes incapable de vous rassembler vous même" ? Ben oui... C'est Buffet qui, la première, est partie de cette alliance. L'égo avant l'interet général. Dur...

Rassembler, le dernier point qui fait que le PCF ne pourra me rassembler. Une intolérance qui, de fait, m'exclue. Lorsqu'on demande à Buffet avec qui elle ne pourrait pas passer 5 minutes sur Canal +, elle répond la même phrase qu'à la question avec qui ne partiriez vous pas en vacance... "Le Pen, Sarkozy, Villier, Bayrou". Et elle répond la même phrase à son objectif personnel : "rassembler le peuple de gauche...".
Royal, Sarkozy, Bayrou, même LePen, ont un objectif. Rassembler les français, d'où qu'ils viennent (d'où parfois des circonvolutions qui font mal au cou). Rassembler les français. Buffet, qui suit le phrasé de Hue, en a un autre, plus modeste : rassembler la gauche, les français de gauche. Ceux de droite, et ceux sans étiquettes, sont donc exclus.
Et toute la dialectique tourne autour de ça. Avec une question : que serait la "France d'aprés" sous Buffet, si de fait elle exclu une moitié de la population ?

Je suis plutot de droite. En plus je suis professionnellement un cadre. Un cadre qui pense que les ouvriers ne sont rien sans un encandrement efficace, et qui pense que le cadre que je suis ne serait pas plus sans des ouvriers motivés et professionnels. Quelqu'un qui pense finalement que comme un homme marche sur ses deux jambes, l'entreprise, et la société, doit également reposer sur plusieurs pieds. Pas uniquement être unijambiste. La classe ouvrière, la France de Gauche, oui. Mais y a pas que ça.
Je reconnais à Buffet que son opposition entre les France est moins frontale que celle de Laguiller et Bové ou Besancenot. Elle existe quand même. Et ça ne peut fonctionner.
Et donc moi qui suit de droite est fatalement exclu. Donc tant pis. J'ai un grand respect pour MarieGeorges Buffet, avec qui je partagerai bien un roti de veau et une bouteille de Corbières (si elle m'accepte à sa table...). Mais pour certaines raisons :

Non, je ne voterai pas MarieGeorges Buffet le 22 Avril.

vendredi 6 avril 2007

Les 12 maisons de l'Elysée : Arlette Laguiller

La deuxième maison de l'Elysée. Je n'ai pas trés envie d’être sympathique avec une personne pour qui j'ai pas une grande affection. Je n’aime pas l’extrémisme. Je n’aime pas toute forme de fascisme. Par conséquent, je ne peux pas apprécier plus que ça Lutte Ouvrière et Arlette Laguiller.

Ma répulsion (car il s’agit de répulsion) est double.
Premièrement, je suis très réticent vis-à-vis de tout ce qui est extrêmement extrémiste et intolérant. Intolérance dans les idées, où l’on cherche à opposer, à stigmatiser, à montrer de doigt. Intolérance dans la manière de faire de la politique, de part la violence verbale avec laquelle on traite les opposants. Intolérance enfin dans la manière de voir et de faire vivre le parti politique. Lutte Ouvrière s’apparente plus à une secte qu’à un parti politique démocratique.
Toutes les intolérances amènent à la haine. Haine entre les personnes, haine vis-à-vis de personnes que l’on divise (nationalité, couleur, origine sociale, métier…). Et je ne vois pas de différences notables entre une haine estampillée « extrême droite » ou « extrême gauche ». La haine, c’est de la haine.

Deuxièmement, et c’est moins la faute de Lutte Ouvrière, je suis ulcéré de voir la différence de traitement médiatique entre Le Pen et Laguiller, que je considère tous deux comme des dangers pour la République, de part tout ce qu’ils véhiculent d’intolérance et de violence refoulée. Mais non, Laguiller, Arlette plutôt, est présentée comme « sympa ». On l’invite sur Canal + et on rigole avec elle. La sémillante Mme de Fontenay appelle à voter pour elle, Souchon écrit sur elle. Sympa la dame… Par contre LePen bouh, un monstre…
Je n’arrive toujours pas à voir où le choléra est plus sympathique que la peste, mais visiblement dans il y a apparemment de l’acceptabilité dans l’inacceptable. Pas pour moi. Peut être suis-je aussi intolérant dans mon genre ? Ben oui…

Je pars du principe, sans doute contestable, que l’extrême gauche est au moins aussi néfaste que l’extrême droite. Que la haine de l’autre est une plaie dans une République, que cet autre soit riche, magrébin, patron, sans-papiers, jeune de banlieue populaire ou quadra de banlieue huppée. Que le refus de discuter et de débattre ne rend personne sympathique. Et que Laguiller (Arlette, pardon) a peut être ce coté sympathique de la petite dame sympa que l’on voit tous les 5 (avant 7 ans), et que c’est peut être plus mignonnet qu’un vieux menhir à qui il manque un œil, derrière les apparences y a des choses franchement gênantes. Et je n’ai pas envie de choisir entre un appareil politique Front National ou Lutte Ouvrière. Pas trop envie de choisir entre deux sectes.

Je terminerai sur la position politique de l’extrême gauche. Comme dit plus haut, Laguiller est une extrémiste de gauche de plus. 5, ça fait un certains nombres… Presque la moitié. Mais non, Laguiller n’a même pas voulu se prêter à la mascarade apparente des « collectifs locaux de la gauche », qui devait choisir un « champion ». Donc déjà, nous savions qu’il y en aurait au moins deux. Il y en a 5, les égos hypertrophiés ne sont pas l’apanage des grands partis. Mais Laguiller (pardon, Arlette), dans son esprit d’ouverture et de rassemblement, n’a pas voulu discuter. "Rassembler le peuple français alors qu'on est incapable de se rassembler soit même ?"
Il n’y a pas tellement de différences de fond entre le jeune postier et la banquière retraitée. La forme est différente, et j’avoue que cela modérera mes critiques (il y en aura) sur le postier.

Par contre, parce que je refuse des gens qui opposent, qui stigmatisent, et qui de part leur doigt pointé sur telle ou telle personne, créent des sentiments de haine entre les personnes, je ne pourrais jamais les soutenir ou voter pour eux.

Non, je ne voterai pas Arlette Laguiller le 22 Avril.

jeudi 5 avril 2007

Les 12 maisons de l'Elysée : Gerard Schivardi

Commençons ma petite liste de candidat à la présidentielle. Y en a 12, ça devrait aller vite. D'autant plus que je commence par celui sur qui j'ai quand même le moins de chose à dire... Gerard Schivardi... Cible la plus facile ? Peut être...

Bon. Points positifs ? Oh, je lui en trouve deux. Son accent audois. C'est ma région, le Languedoc-Roussillon. Et j'imagine que son village ne doit guere être plus grand que le mien... Plus petit même, sans doute. Ca me le rend sympathique. Et il défend une ruralité qui me parait peut être un peu dépassée sur certains points, mais qui ne me laisse pas indifférente. Comme lui, je trouve ces annexions de territoire pour cause d'Intercommunalité assez regrettables. Et surement pas dans l'interet des habitants.
Et aprés ?

Aprés, rien... Déjà, c'est un trotkyste de plus. Extreme gauche. Pas pire pas mieux que l'Extreme droite pour moi : tout ce qui est extreme me parait dangereux et insignifiant. Mais dangereux, donc pas si insignifiant que ça. Et un de plus de la grande famille qui, avec Buffet, Bové, Laguiller, Besancenot, a été incapable de s'unir. Rassembler le peuple français alors qu'on est incapable de se rassembler soit même ? Impossible. Je ressortirai cette phrase pour 4 autres.

Et ensuite, un jugement personnel (donc non objectif), je trouve Gérard Schivadi ridiculement caricatural. Des phrases de deux mots, avec un grognement qui accompagne le regard désaprobateur du gars "à qui on ne la lui fait pas". Et une "ruralitude" poussée à l'extreme ridicule, qui me gène car elle décridibilise le discours. Rural, ça ne veut pas dire plouc.
Enfin, cette histoire de "candidat des Maires". Ridicule de tous les points de vue. Ridicule la démarche de l'Association des Maires, ridicule l'entêtement du candidat. Assorti du grognement exprimé plus haut. Les maires, c'est 34 000 électeurs à peu près... Soit moins de 0,08 %. Donc au final un score représentatif de ce que représente Gérard Schivardi. Et je suis assez mécontent que l'élection présidentielle soit perturbée par des gens qui ne représentent qu'eux même.

Enfin, je constate quand même que l'on réserve malheureusement le même sort à Schivardi que l'on a réservé 5 ans plus tôt à Gluckstein. Des interviews courtes où le fond était remplacé par une forme inadéquate. PT c'est quoi ? Problèmes de justices ? Alors 0,2 % c'est pas beaucoup ? Etc...
Fort avec les faibles, faible avec les forts. J'aime pas ce journalisme. Mais cela n'empeche pas que...

Non, je ne voterai pas Gérard Schivardi le 22 Avril