dimanche 5 janvier 2020

Remettre la machine en route

2019 aura été un cauchemar quasi-continu. Lorsque j'ai pris cette photo d'un lever de soleil à Frontignan le 31/12/2019 à 8h20, Bébé Faucon était en train de vomir tout ce qu'il avait dans le ventre. Depuis 5 heures du matin. Le symbole était dur, une année qui a été horrible. Une reconstruction que j'ai essayé, qui a tenu le temps d'un automne où j'étais un roc.

Et la fin de l'année où tout partait en vrac. 


Puis début 2020. A Falconette d'avoir la gastro. Puis recevoir une lettre comme un coup de couteau. Se voir reprocher des actions qui datent de 4 mois, qui nous paraissaient rien mais qui ont blessé des gens que l'on aime.
Et s'écrouler alors que l'année n'a pas commencé depuis trois jours. Voir bébé 2 vomir à son tour. Et avoir envie de s'enterrer sous le sable de cette jolie plage héraultaise.



Pourtant, faut remettre la machine en route. Car 2020 est encore très (très) long. Demain, je vais découvrir un nouveau bureau, un nouvel endroit. Pas par choix, mais parce que comme je disais sur le dernier billet, la "transformation" est à la mode...
Je lisais une interview du responsable CGC de France - Télécom / Orange... Et je crains que ce monde "En Marche" ne soit le monde de la violence, de la malveillance, de la loi du plus fort.

Remettre la machine en route. Demain, je serai peut être KO. Mais je sais contre quoi je dois lutter. Et je lutterai.

Quelques images avant de reprendre le boulot demain. Marseille et Nîmes se sont qualifiés dans une douloureuse douleur. J'espère que ces premiers de 2020 ne seront pas l'image de cette année, mais il ne tient qu'à moi de faire en sorte que. Redevenir acteur.

Remettre la machine en route. Simplement.


vendredi 3 janvier 2020

Encore 364 jours en 2020...

Le titre évoque bien mon état d'esprit. J'en suis désolé. Pourtant je devrais commencer par deux choses. Présenter mes sincères vœux de bonheur à ceux qui passent par là. De manière volontaire ou par hasard (content de la visite sur mon dernier billet).
Et par rapport à mon dernier billet, dire que je suis content de voir que nous ne sommes pas des montagnes, et qu'on peut reparler à des gens que l'on apprécie et avec qui nous avons été de bons amis. Cela ne veut pas dire que tout reviendra comme avant, mais ça fait du bien, ça m'a fait du bien.

Pour autant, les photos de mers et d'étangs n'atténueront pas l'amertume de ce début d'année. Nous avons fini 2019 dans un drôle de chaos. L'appartement de Frontignan, face à la mer, était génial.
Mais Bébé Faucon malade (et bien malade) le dernier jour de l'année. Falconette le deuxième jour de l'année. Et Bébé 2 au début du troisième jour.



Entre temps, mon PC alterne écran bleu et pas bleu. Ma Fitbit Charge 3 est en rade. Elle devrait être remplacée mais c'est pénible. L'iPad de Bébé 2 accuse aussi son age.

Le pire est un carton, un courrier, qui m'a profondément fait mal. Je n'emploierai pas le mot de trahison, car l'attitude des gens vis à vis de soit a toujours une source : soit même. J'ai une vision conne des choses, mais si quelqu'un me fait du mal ou me veut du mal, c'est qu'à un moment j'ai eu une mauvaise attitude.
Sauf que là j'ai pris un coup que je n'ai vu venir de nulle part. Je suis groggy depuis deux jours. Je ne sais plus où j'habite. 

Je ne parle de la reprise du boulot lundi matin. Dans son délire de "transformation", Macron a accompagné des mentalités délirantes dans nos entreprises. La mienne perd toute humanité. Le café, qui a toujours été gratuit, sera payant à partir de lundi. Et la "transformation" doit continuer. 
Pour moi, elle passera pas la découverte d'un nouveau bureau à un endroit totalement différent de là où je travaille depuis un moment...



France Télécom est devenu Orange dans la douleur. J'ai l'impression que dans son délire de "transformation" vers un "nouveau monde", Macron a infanté des monstres. 
Maxime Tandonnet a publié un très beau texte "à quoi sert il d'avoir raison". Je m'y suis reconnu lorsqu'il parle ainsi : 
"Nous savions, nous autres, dès le début, que le martèlement autour de notions prétentieuses comme le « nouveau monde » ou la « transformation de la France » couvrait un vertigineux néant. La fuite quotidienne dans la posture, le mépris des gens et la mystification permanente, érigés en dogmes de gouvernement, ne pouvait évidemment conduire qu’à la catastrophe. Sans doute, la déconnexion de la classe dirigeante avec la Nation n’a jamais, depuis 1945, atteint un tel niveau."

Bonne année à tous quand même. Essayez d'avoir un peu le bruit des vagues dans la tête. Moi, je vais essayer de reprendre une respiration "normale". Et d'éviter de trop subir 2020. 



Là, pour l'instant, je subis. Vraiment. 

mardi 31 décembre 2019

Adieu 2019 (et non, pas merci)


2019 va s’achever dans quelques instants. D’habitude, les années précédentes, je faisais un billet rétrospectif des billets écrits dans l’année les plus lus. Cette année, je n’en ai aucune envie.

Depuis que j’ai ouvert ce blog en 2004, c’est l’année où j’ai écrit le moins de billet. J’avais ouvert ce blog comme un à une amie à qui parfois je repense avec tendresse. Mais je pense que mes pensées sont comme mes mots : ils n’atteignent plus Eurydice (Elaurys) depuis bien longtemps. C’est dommage.

J’avais écrit 583 billets en 2010. Cette année, je suis quand même surpris d’en avoir écrit 143. Ca reste moins qu’en 2005 où je n’étais lu par personne, ou presque.

2019 restera une année noire pour moi. Je la termine au bord de la mer. Epuisé. Des amis proches sont venus passer le réveillon avec nous, c’est bien.
Finir l’année à Frontignan, à côté de cette merveilleuse ville qu’est Sète, c’est chouette. Mais finir cette année, c’est bien tout court.



Professionnellement et personnellement, 2020 me parait effrayante. Je ne sais pas si je survivrai (propre et figuré) à une année aussi horrible que 2019. Mais partant du principe que ce qui ne tue nous rend plus fort, je ne suis pas loin d’être invincible. En tous cas, je me suis musclé, physiquement et moralement.
Ma meilleure amie m’avait dit qu’il fallait que je passe cette année au « Falconhill 2.0 ». Sauf qu’en début d’année, il y a eu un crash système pendant la mise à jour… Il a fallu un moment pour revenir à une version stable. Je pense être proche du 2.0, mais « convalescence » m’a dit le médecin du travail et une dame à qui je parle beaucoup. « Convalescence », le mot est beau.

J’écris en ce début de matinée ce billet qui est programmé pour être mis en ligne ce soir. Je vais aller marcher le long de la plage. En évitant de trop me pencher sur le passé. En de trop regarder loin devant. Vivre l’instant présent. Quand on court, il ne faut ni passer son temps à regarder derrière (sinon on se prend un arbre), ni regarder trop loin devant (sinon le trou est terrible pour la cheville).
Je suis content que 2019 s’achève. Pour 2020, on verra.

Merci à ce qui ont été présents. J’ai reçu des mots très touchants. Des commentaires et mails privés très gentils. Je leur transmets mes vœux les plus sincères.
A eux et aux autres. A tout le monde, ceux qui m’aiment et ceux qui ne m’aiment pas. Mais à ceux qui m’aiment, je les appuie un peu plus.

vendredi 27 décembre 2019

Carte postale d’Orange un soir d’hiver #Provence

Quelques photos prises un soir d’hiver sur les hauteurs d’Orange. La colline Sainte-Eutrope qui domine cette magnifique ville romaine. A deux pas de chez moi, juste le Rhone a traverser. Mes deux bébés sont nés ici.

Les soirs de décembre, la lumière est magnifique. Sur le théâtre antique qui devait être brûlant cet été, il donne un aspect doux et chaleureux. Un feu de cheminée provençal. 


Une vierge domine la colline.


De l’autre côté de la colline, vue sur le Ventoux. Des villages chers à mon cœur. 



Un billet de rien, entre deux fêtes. Pour finir l’année. Sur des jolies photos. Des photos de chez moi. Pas vraiment la peine d’aller loin pour trouver des trésors. 



Orange est un trésor. 

mardi 24 décembre 2019

En attendant le père Noel

La piste est prête. Papa Noël peut arriver.
Nous partons à l'église. Hier pour l'enterrement de mon tonton, ce soir pour fêter Noel.



Joyeux Noël à tous. Chrétiens ou pas, croyants ou pas. Joyeux Noël et profitons de notre bulle.
Quand elle explose ou qu'elle disparaît, c'est trop tard.

lundi 23 décembre 2019

Des mots sur des maux et sur la mort


J’ai commencé mes vacances par l’enterrement de mon tonton. Il a rejoint un autre tonton, mon papy, l’ancien maire de mon village, et déjà pas mal de gens que la mort m’a enlevé.

J’ai continué par deux heures intenses à la salle de sport. Après les 2 jours à plus de 20 km de marche que j’ai fait à Lyon ce weekend, je me dis que je prépare bien les fêtes. Là, je suis épuisé. Crevé. Le whisky glace posé devant moi.
Et une réflexion qui fait suite à une vieille discussion que j’avais eu ici ou ailleurs, sur les blogs en tous cas, je ne sais plus avec qui, sur les mots que l’on n’ose pas employer.

Le mot « mort » fait peur.
J’étais au musée Confluence à Lyon où il y a une jolie salle sur la mort. J’écoutais un documentaire sur « qu’est-ce que la mort ? » (philosophiquement, biologiquement, médicalement, légalement…) et « peut-on vaincre la mort ? ». C’était passionnant. Je ne disserterais pas sur ce que j’ai entendu, les gens étaient brillants.
Par contre une remarque. A part sur le titre, les intervenants parlaient souvent de « disparition », « décès ». Je trouve le mot « décès » très laid. Un voile de pudeur qui est bien malheureux… Mais rarement le mot « mort ».

D’ailleurs, lorsque mon précieux cousin et parrain m’a informé la mort de son papa, de mon tonton, il a employé cette expression que je trouve belle « il s’est éteint ».

Le soir, quand mes enfants étaient à table, Falconette m’a regardé pour me dire « c’est à toi de leur dire ». Et je leur ai dit pour le tonton qui habitait en bas de la rue, qu’on allait voir souvent. Et j’ai employé, avec douceur mais avec une économie de mot, que « tonton était mort cette nuit ». Le grand allait prendre une bouchée de saucisses : il a posé la fourchette et les larmes se sont mises à couler. Le petit me disait « c’est pas vrai… » mais semblait moins se rendre compte…
Je me souviens quand j’ai pris le grand dans mes bras lorsque mon autre tonton, celui aussi en bas de la rue, était mort il y a quelques années. Il n’avait que 5 ans, mais il a longuement pleuré dans mes bras. Moi aussi, je pleurais.

La langue française est riche de mots. Pendant l’enterrement, le curé, qui a fait une jolie messe, employait le mot « mort » de manière j’oserai dire naturelle. Avec douceur. Je préfère voir ce curé quand il baptise la fille de mon meilleur ami… Ou demain soir pour la messe de Noël.

De toutes manières, quelque-soit le mot que j’utiliserai, je n’ai plus de tonton du côté de ma grand-mère. Je pense à mon parrain, à mes cousins, à ma tante qui dormira seule ce soir, et à ma mamie qui a perdu son dernier frère. Je pense à la chanson de Calogero « danser encore »… Je pense à mon papy.
Je pense qu’il n’y a jamais de bon moment pour perdre les gens qu’on aime. Noel restera Noel.

Par contre là les deux heures de sport, je l’ai ai dans les pattes… La montée à Fourvière hier en courant aussi un peu peut être…

samedi 21 décembre 2019

Instagram d’automne gardois #Gard

Pas grande envie de parler longtemps. En week-end à Lyon. Un joli week-end. Si le FC Lyon est ridicule, la ville est une des plus belles de la Terre de l’univers.

Envie de partager quelques photos de mon Gard cette automne. Dans mon village. Autour de mon cerisier et d’un whisky offert par une chère amie (qui a failli me coûter cher, mais qui reste et restera longtemps mon amie)








Les vacances arrivent au bon moment...






jeudi 19 décembre 2019

J’ai perdu un tonton

Nicolas a écrit en début de semaine un billet tristement prophétique : la mort cette conne... Elle a frappé cette nuit. 

J’ai perdu un vieux tonton que j’aime bien. Le grand frère restant de ma mamie qui doit être malheureuse. En bas de ma rue j’avais mes deux vieux oncles. Tonton Jeannot et Tonton Bebert. Ils ne sont plus.


« Il n’y a pas d’âge pour être orphelin » a écrit mon parrain, qui a perdu son papa. Je me sens aussi seul. 

 Et vive la magie de Noël...

dimanche 15 décembre 2019

Soupirs d'un dimanche soir d'automne sur ma terre

Des jeux d'enfants en ramassant les feuilles de mon immense cerisier. Ceux cons que j'aurais sans doute aimé avoir si j'avais eu un petit frère de deux ans de moins que moi, et un cerisier aussi grand. Des vidéos, des rires, des souvenirs qui resteront là, dans mon iPhone et mon iCloud. Partagé ici, sur mon blog.



Ce soir un whisky. Je ne sais pas si je paraphraserai Pierre Arditi ce soir. Je déteste les dimanches soirs. Demain sera une journée horrible. Que je fuirai partiellement. Mais le lieu où je travaille devient un enfer humain tous les jours un peu plus. 



En faisant tourner le glaçon que j'aime dans ce whisky que m'a offert une amie aussi précieuse qu'elle eu failli être l'année dernière mortelle, je pensais à un échange cet aprèsmidi en rentrant de courir. Un cadre du travail tractait pour une liste que municipalement je "combattrai". Il me disait "je suis en préretraite l'an prochain, j'ai honte je profite de régimes spéciaux". Je lui disais, en souriant, que j'en avais pour un peu plus longtemps. 
Et il me disait "franchement je suis content de partir"... Tu m'étonnes. Nous travaillons dans un enfer. 

Je pourrais changer. Mais ailleurs est ce mieux. J'échangeais avec des collègues de promotion. D'autres dans des milieux différents. Mon médecin, qui n'exerce plus mais voit toujours autant de monde, me le disait aussi. Aujourd'hui, c'est dur. Le monde est dur. Et presque on s'oblige à être dur.

Une collègue de boulot me dit souvent la phrase : "être gentil ce n'est pas un métier". Comme un jeu, je lui répond qu'être gentil n'est pas non plus ni un défaut ni une tare. Et qu'un monde juste avec des connards, des opportunistes ou des tueurs, est ce une monde où on a envie de vivre ?

Je ne sais pas si l'humanité progresse vraiment. J'ai l'impression que le macronisme a finalement mis officiellement que le nouveau monde sera celui du règne du plus fort ou plus malin. Celui qui ne veut pas jouer peut aller pleurer dans son coin. 
Quelque part j'admet, j'ai envie d'aller pleurer dans mon coin. Pas parce que je suis une lavette, au contraire. Mais parce que je n'ai pas envie de jouer à ce jeu là. Je n'ai pas envie de prendre une posture différente de l'homme que je suis.

Je dis à mes enfants de rendre les coups qu'on nous porte. Je fais pareil. Je ne fuis pas le combat. Je ne fuis pas l'agression, quand des proches ou moi même en sont victimes. Je sais me battre, et je pense être redoutable sur certains aspects. 
Mais parce que le monde d'aujourd'hui promeut des salaud, je n'ai pas envie de devenir moi même un salaud.



Alors je préfère aller pleurer dans mon coin sur un monde idéal dont je rêverai. Qui n'existe pas. Ou plus. Je ne sais pas. 

(PS très personnel, je pensais en courant à cette amie que j'avais et dont je n'ai plus de nouvelles depuis je crois 2005 ou 2006... Elle a été ma première rencontre marquante sur le net. C'était une fille gentille, une amie précieuse, qui est devenue par la suite une personne très dure à mon égard. J'aimerais toujours rediscuter un jour avec elle... 
Je ne sais pas si elle passe ici des fois... J'avais crée le Mont du Faucon pour lui répondre, je ne me souviens de son premier blog à cette dryade des bois que j'avais vraiment aimé comme amie... J'aimerais bien ne pas mourir sans qu'on ne se soit reparler...)

mercredi 11 décembre 2019

"Je ne bois pas pour aller bien mais parce que ça va bien"

Je suis abonné au Point, j'adore ce journal. Un dossier sur ces intégristes qui veulent nous empêcher de bien vivre par leur positions hygiénistes extrêmes était très intéressant. Je pense que le mari d'une fille de boucher charcutier vivra en meilleure santé que la vegan pâle, triste et intolérante qui viendra me donner des leçons.

J'ai aimé l'interview de Pierre Arditi sur son amour du vin. Personne n'imagine Pierre Arditi bourré dans le caniveau. Et il a eu cette phrase que j'aime, qui est quelque part ce que je m'applique aussi.
Je ne bois pas pour aller bien mais parce que ça va bien
La phrase est belle. Je ne sais pas si elle me rassure, mais je me rend compte que je bois plus quand je vais bien que quand je suis dans le fond du ravin.
D'ailleurs c'est simple, quand je ne vais pas bien (ça m'arrive), je ne bois pas, je ne mange pas. C'est peut être les moments où je perd le plus de poids.



Si je l'écris c'est que j'en suis conscient.

Par contre oui, j'aime boire. Mon poids devrait être idéalement à 80 kg, il est plutôt entre 84 et 85. Y a trois ans il dépassait les 90. Et quelque part je m'en branle : je n'ai plus personne à draguer, et si je meurs en bonne santé mais malheureux, quel intérêt à ma vie ?

Par contre quand je vais mal, c'est pas le vin de mon ami Brice, une photo plus haut, que je bois. Ce n'est pas le whisky que m'a offert une amie précieuse (même si pour certains...) que je bois.
Non, je prends autre chose. D'autres choses.

La pharmacie est une chose. La cave est un autre endroit tellement plus beau.

vendredi 6 décembre 2019

Joyeux anniversaire mon bébé

Le 6 décembre 2013 la route était déserte pour aller à la maternité d'Orange. A 4h30 du matin, il fait déjà un froid glacial, mais la route est tranquille. Juste faire attention au radar positionné à l'entrée, mais Falconette me fait remarquer que je roule bien doucement...

Vers 7h30 je serai papa pour la deuxième fois. Le premier avait le prénom d'un ange, le deuxième d'un apôtre. Ils sont pour moi des saints. Mes bébés.


Le deuxième sera né le lendemain de la mort de Nelson Mandela. Il y a trois j'ai reçu une nouvelle douloureuse personnellement le jour de son anniversaire. Et y a deux ans mourrait Johnny Hallyday. Il sera né une date particulière, mais c'est une personne particulière. C'est mon fils et je l'aime. 


Je me suis mis en télétravail aujourd'hui. Loin d'un enfer quotidien qui aujourd'hui me ronge l'âme. J’ai pu les amener à l'école mes deux bébés. 
Après on verra. La journée n'est pas finie, je me dis bien qu'une bombe pourra bien tomber. Tout est possible.

Demain c'est l'anniversaire de Falconette. 

mardi 3 décembre 2019

"Bienveillance", tu parles... (par Gaspard Proust)

Je viens de lire sur le Point de cette semaine une interview d'une rare intelligence de Gaspard Proust. Je connais assez peu l'artiste, mais j'ai envie de le connaitre mieux. En tous cas, je partage tellement son avis.
L'interview est disponible sur l'édition payante du Point, avec le titre particulier "qu'est ce qu'être français ? Franchement moi je ne sais plus". Gaspard Proust rappelle qu'il est né dans un pays ex-communiste...

J'ai adoré ce passage que je retranscris. 

On habite une société qui parle de « bienveillance » du matin au soir et qui est incapable de l'appliquer à ce qui ne lui ressemble pas ; alors que c'est précisément son principe. Si on n'est bienveillant qu'avec ce qui nous est proche, alors, on n'est bienveillant avec rien ni personne.
Du matin au soir, on parle de la présomption d'innocence, du matin au soir, on la piétine et on s'engouffre en troupeau hystérique derrière la première accusation sans preuve en postillonnant, sur les dépotoirs à verbe que sont réseaux sociaux et médias, des « On ressent comme un malaise », « On se désolidarise », « On s'émeut » (...) C'est à se demander parfois à quoi sert le système judiciaire dans votre pays. Si vous voulez réformer la justice pour pas cher, vous n'avez qu'à la supprimer et la délocaliser sur Twitter. Ça marche déjà très fort, ça ne coûte pas un rond, les condamnations sont instantanées ; que du bonheur ! Certes, dans la foulée, on va détruire quelques innocents, mais bon, comme au-dessus des Français flottent de grands principes républicains… Comme dirait l'autre, « tuez-les tous, le principe reconnaîtra les siens ».
La facilité qu'a cette époque de détruire des gens sans preuve, en se fichant complètement du temps judiciaire, est proprement sidérante.
Certains sont désormais incapables de sortir d'eux-mêmes et d'avoir un peu de recul ou d'humour sur eux. Non, tout n'est pas malveillant, tout n'est pas arrière-pensée. La légèreté, la provoc pour la provoc, ça existe. Et puis, quel message politique j'aurais, moi, étranger, à apporter à votre pays ? Je vous regarde faire, mais, au risque de vous décevoir, je me fiche complètement des choix politiques des Français. Ils vous regardent. Je ne supporte pas cette société où il faut sans cesse se justifier. Le droit d'être débile fait partie de la liberté. Mais j'ai également le droit de m'appuyer sur ceux qui veulent être intelligents...

Je ne résiste pas au plaisir de remettre la vidéo de Gaspard Proust devant Clémentine Autain, aujourd'hui élu de cette gauche brune qui collabore avec ceux qui veulent définitivement tuer l'esprit de Gainsbourg et Voltaire. 

Un Voltaire qui aurait du mal à reconnaitre la France des lumières comme le rappelle Gaspard Proust...

samedi 30 novembre 2019

Mon impudique cerisier se déshabille

J’aime mon jardin. Et j’adore ce vieux cerisier en fond de jardin. Ce vieux pervers s’est mis tout nu, me laissant le loisir demain de ranger ses habits des beaux jours.


Je garderai la peur de ne pas voir arriver les bourgeons en Mars, j’ai subi la mort d’un autre cerisier. Qui m,a fait beaucoup de peine. C’est con mais on les aime ces arbres. 



Ce cerisier est magnifique. Il clôture un mois de novembre 2019 qui fut dur. Mais soyeux par rapport au novembre 2018 qui aura été un cauchemar qui aura duré...

Je conclus ce billet par une photo du printemps. Parce que le printemps il est beau mon cerisier, j’espère pouvoir être la pour un billet qui célèbre la renaissance. Pâques est symboliquement important...



Sinon mon meilleur ami a perdu son profil Facebook. Si des collègues peuvent m’aider c’est volontiers... (lié à une veille adresse hotmail aujourd’hui visiblement capturée par des gabonais... Facebook l’a radié. Bon il le vit bien mais bon pas glop)

jeudi 28 novembre 2019

J'assume tout

J'adore la phrase de Napoléon, qui a donné cette merveilleuse chanson de Serge Lama "J'assume tout".
De Clovis jusqu’au Comité de salut public, je me sens solidaire de tout. ....
Oui la France a eu des périodes noires et des périodes de lumières. Mais de Clovis à Robespierre, de Rousseau et de Voltaire, de l'ombre noire et la lumière, assumer tout est une belle image républicaine. Et nationale. C'est la France.

Nicolas Sarkozy avait fait un magnifique discours sur ce thème à Poitiers en 2007 pendant sa campagne. Je mets un lien vers l'Humanité : je deviens un humaniste complet. Où il reprend cette merveilleuse phrase de Napoléon, en rappelant que la France c'est Jaures et De Gaulle. 
C'est aussi des traîtres comme Pétain hier ou Mélenchon aujourd'hui, grand guerrier en 1914 ou député ancien ministre et ancien sénateur, mais tous deux des collaborateurs. 
Mais nous assumons tout.

C'est la France. Du grand et du petit. De la lumière et de l'obscur. L'éternel et l'éphémère. 


J'assume tout de Clovis à Robespierre

J'assume tout de Rousseau et de Voltaire



J'assume tout, l'ombre noire et la lumière 
J'assume tout, l'éternel et l'éphémère


J'assume tout, la grandeur et la misère  
J'assume tout, l'éternel et l'éphémère

J'assume tout, l'ombre casquée des frontières 
L'or et la boue, la gloire et les cimetières

lundi 25 novembre 2019

Un jour d’automne


Une journée de télétravail, dure. Professionnellement j’ai passé une journée de merde. Humainement aussi. 

Mais j’ai eu un beau moment. Voir mon cerisier dans ses habits d’automne en buvant mon café à midi. 

Ce soir je bois une bière devant rien. Grand bébé n’a plus d’incisives. Nîmes est dernier et ça me fait de la peine. Autant que je suis content de voir Marseille deuxième. 

Journée difficile, mais beau jardin.