vendredi 12 décembre 2008

Lectures et reflexions de la semaine

Tout commence par une promesse, ou plutôt un position de principe qui n’aura tenu qu’un temps. La redevance TV augmentera bien, étant indexée sur l’inflation. J’écrirai plus tard ce que je pense du système de « redevance audiovisuelle ». Et de télévision « publique », qui devient aujourd’hui « d’Etat ». Mais que je ne regarderai pas plus demain que je ne la regarde aujourd’hui…

Ca continue avec une Europe plus démocratique que jamais. Les irlandais revoteront en 2009 sur le traité de Lisbonne. Puis sans doute en 2010 si le résultat n’est pas celui « voulu », n’est pas le bon. Puis encore jusqu’à ce que ça soit bon. Lire la réaction de Nicolas Dupont-Aignan, que je partage.
Personnellement, j’étais triste que ce soit Georges Frêche qui soit élu à la tête de ma région. J’aurais pu redemander un vote… (si des gens de droite parisien veulent redemander un vote pour avoir le maire qu’ils désirent, qu’ils envoient un mail à Bruxelles...)

Le bonheur, absent de la vie de bureau. C’est un billet de l’excellent site Cadremploi. J’aurais pu en écrire un billet sur le sujet, ce n’est qu’une Saine Lecture que je vous propose. Rapide et brève. Mais qui montre qu’il y a quelque part un problème… Lequel et où ? Je ne sais pas. Mais tant que plus haut les dirigeants sont contents, quel intérêt d’avoir des salariés heureux et épanouis ?

Et sans transition, cette étude qui a fait l’actualité cette semaine : les français surfent de plus en plus au travail. Je confirme honteusement.

Pour finir, un peu de politique politicienne. Je ne remercie pas copain Toréador de nous vieillir et de nous projeter jusqu’en 2017. Je fêterai mes 40 ans en 2017, et je n’ai fichtre aucune idée de savoir si Peillon et Copé seront toujours là. Quelque part je m’en fous. Mais je trouve le billet du copain des Toros très bon. Et j’attends presque de voir comment va se tramer 2012. En ce moment Sarkozy est total maître du jeu politique. Jeu duquel la pièce principale, l’électeur, est absente. Elle peut tout changer, cette pièce.

J’ai bien apprécié la discussion sur l’absentéisme des parlementaires, et le petit débat qui s’en est suivi. Le (je trouve) très bon Jean-Michel Aphatie exprimait sa colère devant l’absence de 80% des parlementaires lors d’une discussion sur l’Europe. Avec aucun député de la majorité.
Personnellement, je partage un peu ce sentiment. L’assemblée nationale, c’est comme un conseil municipal. C’est un théâtre. Mais c’est ce que retiens l’électeur qui est spectateur. Qui voit l’absentéisme. Qui ne voit que ça, pas ce qu’il y a derrière. L’effet est dévastateur dans nos esprits quelque peu poujadistes…
Authueil a répondu en donnant sa position, ainsi qu'une explication convaincante. D’abord, Nicolas Sarkozy a organisé un déjeuner au même moment. Je trouve que c’est une faute, et que c’est méprisant pour le parlement, mais soit.
Ensuite, on discute sur la faiblesse de ce parlement. Alors est ce la cause de cette faiblesse qui fait que les parlementaires préfèrent manger avec le Président, véritable source du Pouvoir, qu’aller parlementer ? Où cette faiblesse est elle la conséquence de l’absentéisme et de ce spectacle qui donne de catastrophiques images ?
Et si on parlait un jour, aussi, du cumul des mandats, et du statut (et devoir) de l’élu ?

On fera peut être ça un jour. On devrait aussi s’adonner au slow blogging, notion présenté par le toujours pertinent Eric Mainville. Rejeter la course à l’actu, aux discussions, rester à l’écart. Prendre le temps de la réflexion, du recul…

Et laisser ses yeux se perdre dans cette belle Méditérannée. Quand ce n’est pas Lyon, c’est Marseille qui me manque. Avant-veille d’un Lyon – Marseille, conclusion en jetant mon regard sur la Corniche. Il faisait du vent ce jour là…
Dernière minute : Et le Ballon de Plomb - Cahiers du Football 2008 est attribué au merveilleux Frédéric Piquionne... J'avais peur que ce soit les sympathiques Givet ou Zubar qui soient récompensés... Et heureux que ce soit un gars moralement très contestable qui soit honoré de ce divin trophée... Y aura à dire, sur Piquionne...

mercredi 10 décembre 2008

Des blogs que j'aime, un tag simple comme je les aime

Un tag finalement assez agréable. Le mois dernier, la sympathique Dominique m’avait tagué. Le sujet : « Sur la base de 5 définitions de la blogoss-attitude, tu dois nommer un blog ami ou pas et dire pourquoi … Tu dois informer les blogs nommés, charge à eux de continuer la chaine … ». Ah…
Et en bonus track : « si par malheur, tu venais interrompre la chaine, ton blog sera frappé des pires malheurs … poursuite en justice par l’UMP, plus aucun visiteur, une suppression immédiate du classement WIKIO, plus aucun réferencement dans GOOGLE et un mal de crane pendant 3 jours … ».

Perso, le classement Wikio j’y suis pas, ou alors très loin, donc je m’en moque un peu. Google est sympathique, mais si je n’ai plus personne dans ma maison, je crois que je serai quand même toujours capable, par plaisir, de l’alimenter.
La poursuite en justice de la part de l’UMP, j’aimerais bien savoir pourquoi… Et le mal de crâne pendant 3 jours, j’y suis en plein dedans, depuis plus de trois jours. Donc…

La blogoss-attitude (quel affreux mot), c’est quoi ? Ben chez Dominique, j’ai eu l’impression qu’il fallait que je définisse les cinq « blogoss attitudes » suivantes : blogoss bad, mad, life, top et attitude.
Je n’ai rien compris. Que dalle. Donc franchement, je vais peut être continuer à avoir mal au crane, mais j’aurais une autre démarche. 5 blogs que j’ai envie de mettre en avant. Comme ça, gratuitement, parce que ça me fait plaisir. Et que je les aime bien. Et que je les crois pas trop placé dans les classements Wikio, voire pas tu tout, et que c’est bien.
Alors ça sera pas des blogs stars. Des "blogs zinfluents". Juste quelques uns que je cite parfois, ici et là. Tranquillement.

J’aurais pu commencer par un premier blog, celui « à cause de qui » mon blog a commencé. Mais il n’est pas ouvert à tout le monde (et pas à moi). Donc reprenons la liste…
Premier blog que j’aime beaucoup, celui de Brigetoun d’Avignon. J’en parle souvent ici. Je ne la connais pas personnellement, je ne vote pas comme elle, mais j’adore son écriture, sa manière de voir et de ressentir les choses. Et j’adore ma balade matinale et quotidienne dans les rues d’Avignon, quand je commence ma journée au bureau et au boulot.
C’est un blog plein de chaleur, de gentillesse, d'humanité. Et ça fait du bien le matin, quand on arrive au bureau après avoir commencer la journée en grattant le pare-brise de sa voiture…

Deuxième blog que j’apprécie, c’est celui d’Alayia sur sa fan-fiction « deuxieme chance ». Deuxième fois que j’en parle, mais je l’apprécie beaucoup ce blog. Comme j’apprécie sa fiction, l’univers de sa fiction (les chevaliers du Zodiaque, toujours), et sa manière de traiter sa fiction. Evidemment, comme j’apprécie la bloggueuse – fanfiqueuse dont je parle.
Alayia vient souvent me faire l’honneur de quelques commentaires sur mon blog. Je la sais très impliquée quand je parle notamment de la manière dont je vois le milieu professionnel dans lequel j’évolue, et le métier d’ingénieur cadre qui est le mien.
Une personne d’une grande gentillesse, et d’un grand talent. Que j’ai plaisir à compter parmi mes copines de ouèbe…

Troisième blog, ou plutôt une triplette de blog de foot. Que je trouve réussi, amusant, pertinent.
Le premier, c’est un copain qui passe ici quelque fois. « Un œil sur le foot », je ne me souviens plus comment j’y suis allé chez lui. Mais j’aime vraiment sa plume, son ton, sa sensibilité qui est proche de la mienne. Un football de footballeur et pas de comptable ou d’industriel. On partage ce sentiment d’aberration d’avoir un championnat (de faible niveau) démembré entre deux opérateurs télévisuels, avec des horaires fantasques. Qui rendant la soirée du samedi soir, que je passais auparavent sur Foot + avec Falconette, des pizzas et du rosé, franchement tristounette.
Deuxième, c’est un bijou de vidéo et de football de passionné. Tertulia Sporting Club nous rapellera que Marcelo Salas était un brillant buteur, que Francescoli c’était génial, que Rory Delap, c’est surhumain. Et que le foot c’est beau quand ça se joue sur le terrain vert avec des footballeurs…
Troisième, cette une mine de statistique risible, donc indispensables. Poteau rentrant nous rappellera les séries de ceux qui ont marqué un but par match, les moments où m’arbitre se blesse, ou encore le coût du points pour chaque équipe de Ligue 1. C’est décalé, c’est génial. Bref, moi, je suis fan.

En quatrième blog, je m’en voudrai de ne pas citer le blog du chien Dalton. C’est une merveille, ce blog. Et ce chien, trop j’ai envie de le prendre dans mes bras… Mais je n’ai qu’un écran en face de moi…
Et le gros problème de ce blog, c'est qu'il rend le visiteur gaga, et auteur de commentaires digne du plus grand de badabeux... Du genre "rhooo té tro bo toi...". Mais que pouvons nous dire de plus... Il est beau ce chien, et il semble tout doux en plus... (disant ça, j'imagine sans langounette nous faire une léchouille de bébé chien sur le nez... J'adore...)
Minijupe a crée un bijou de blog. Un bijou… Merci, vraiment.

Cinquieme blog, pour finir, celui d'une parisienne célibataire de moins de 30 ans... Sublissime Sublimette est le nom de cet endroit qui est, là encore, un bijou du web. J'ai du mal à trouver des mots différents pour désigner ces blogs que je cite, et qui n'ont rien de zinfluent, sinon pour ma propre personne, mais bijou, je trouve le terme bien choisi...
Sublimette nous pond des tableaux, des portraits, de ce personnage qu'elle joue à merveille, avec un talent et une sensibilité qui nous fait passer du rire franc et stomacal au nouement de gorge... De l'humour et de l'auto-dérision énormément. Mais parfois des moments où, bizarrement, je me revois. Sauf que je ne suis pas fille, ni parisien, ni célibataire. Juste humain.
Juste humain, c'est pour ça qu'il est chouette ce blog. Ainsi que la parisienne de moins de 30 ans qui le tien. Merci Sublimette.

Après, j’aurais envie de citer tous les blogs politiques que j’aime à fréquenter. Ils sont trop nombreux. Allons donc voir la liste de lien que je propose, ainsi que la blogroll que j’ai installé ce week-end.

J’aurais répondu n’importe comment à ce tag. Mais je crois que je suis incapable de respecter un tag à la lettre, tant pis.
Je conclus juste par le blog « les autres et moi », de mon amie Galac (je continue à dire Mumuse) de Marseille. Juste parce que c’est mon amie, qu’elle écrit des morceaux de vie percutants et touchants, et surtout parce que je l’aime plus que beaucoup.

Continuera qui voudra ce tag. Je prend le risque de voir perdurer mon mal de crâne.

(et je remercie Dominique de m'avoir donné l'occasion de remplir mon blog en écrivant autre chose que sur la politique, ou l'actualité, ou mes soupirs divers et variés... La fin de l'année est difficile je trouve...)

mardi 9 décembre 2008

Envie de pas grand chose... Sinon un peu de tranquilité dans le Pilat

Je proposerai bientôt une balade dans le Pilat... Mais ce soir, rien... Envie de contempler ce coin de jogging que j'aime bien. Et puis rien de plus...
Non, je ne gagnerai pas de points Wikio ce soir... Tant pis...

lundi 8 décembre 2008

Patrick Devedjian sur RTL ce matin...

Ce matin, arrivant au bureau, j’ai entendu la fin de l’interview de Patrick Devedjian chez Jean-Michel Aphatie. Et la simple minute d’écoute m’a suffit pour deux perles du nouveau ministre de la relance économique… Enfin, « perles »… Disons deux moments de pur Devedjian j’ai trouvé. Quand le mépris et la suffisance font que l’on dit parfois des choses plus grosses que la somme des derniers présidents du Sénat…

« ..Il faut ensuite la confiance du président de la république. Il faut être loyal à l'égard du président de la République... C'est le choix du président de la république et... ». Stop !
Patrick Devedjian aurait du ajouter « … et Nicolas Sarkozy sait très bien ce que c’est d’être déloyal vis-à-vis du président de la République, puisque lui-même l’a été entre 2004 et 2007 pour lui piquer la place… Et forcément il ne veut pas ça, alors il met un toutou à lui, comme moi je l’ai été… Wouf wouf ».
Après chacun jugera si Xavier Bertrand est de ceux que l’on peut juger « loyal ». On rappellera la phrase de François Fillon à son égard, ayant appris que Xavier Bertrand était franc maçon (« Xavier Bertrand maçon, pourquoi pas, mais franc, ça m’en bouche un coin… »). Et je me dis personnellement que après Chirac, Juppé, Sarkozy, ben une tête de partie qui s’appelle Bertrand, ça manque un peu de pèche et de charisme je trouve… Est-ce que cela remuera les foules et déchaînera l’envie militante ? Pas plus que Devedjian remarque… (soupir…)

Et deuxième perle de Devedjian. Pleine de mépris celle là, vis-à-vis de beaucoup.
Aphatie constate (je résume) : « vous jugez que le métier de secrétaire général de l’UMP est « à plein temps », et vous dites que celui de ministre l’est aussi. Alors pourquoi vous cumulez en plus du « plein temps » une présidence de conseil général ».
Et la réponse fuse : « Eh bien j'ai pas de week-end et je travaille tard... (connard)». Fin de l’interview, météo de Louis Bodin, pub, et ça repart sur la folle et scandaleuse proposition de certains sénateurs de déduire de l’impôt sur le revenu les pertes boursières(et pas députés, merci Authueil).

Et je me demande toujours comment le cynisme, l’arrivisme, et l’insincérité, peuvent arriver à envoyer des femmes et des hommes tout en haut. Que ce soit pour représenter le PS à une présidentielle de 2007, ou dans ce cas précis à la tête d’un parti politique important ou d’un ministère…
Enfin, bonne semaine quand même.

samedi 6 décembre 2008

Saint Seiya & Keane, puis désordres politiques en tous genres...


J'aime les Chevaliers du Zodiaque. Secret pour personne. Mon origine sur le net, à l'époque où j'étais jeune militant encarté au parti gaulliste, encore étudiant et pas encore élu, c'était sur les forums et newsgroup SaintSeiya. Donc je n'oublierai jamais d'où je viens. Les copains et copines, ami(e)s de l'époque. Et celui que j'étais.
J'aime aussi, je confesse, le groupe britannique Keane. Parce que les chansons du premier album sont pleins de souvenirs pour moi. La chanson "Everybody's changing" m'évoque mes premiers joggings, dans la campagne roquemauroise, en 2004... Me rappelle les plaines de Sommes et de Picardie, la gare TGV entre Amiens et Saint Quentin, et ses champ de patates et de betteraves qui l'entourent. Me rappellent enfin un contact renoué avec une chère personne, mais qui ne tiendra pas bien longtemps. Un bateau ne peut pas rester longtemps à quai même avec une solide corde, si le ponton qui n'est pas fiable...

Nous avons ici une AMV (Anime Music Vidéo) que je trouve de toute beauté... Qui reprend des scènes des OAV d'Hadès, une fois encore... La première partie d'Hadès hein, la partie "sanctuaire"... Parce qu'après, la réalisation se gâte. J'en veux affreusement à ceux qui ont réalisé la deuxième partie d'Hadès, d'avoir massacré la partie Orphée - Eurydice, ou les combats des trois juges...
Mais la première partie est magnifique... Vraiment.

Je ne peux pas finir cette partie SaintSeiya en ne revenant pas sur une information qui personnellement me remplie de joie.Reprenant un rapide message de milieu de semaine, fétant le retour de "Saint Seiya". Enfin, Saint Seiya Lost Canvas... C'est les chevaliers du Zodiaque il y a longtemps avant, avant... 1700 et des brouettes, ancienne guerre sainte contre Hadès. Avec déjà le Vieux Maitre des cinq pics (pour ceux qui connaissent)... Des donc des nouveaux chevaliers qui ne sont pas des nouveaux puisque plus vieux de 280 ans, au moins...

Ensuite, si on devait parler un peu politique (bien que je ne sois pas un blog "politique", la curiosité m'a amené où me mettait Dieu Wikio, et je suis dans les "divers"... Sur que Saint Seiya, Olympique de Marseille, Côte du Rhône Village et critique du Parti socialiste dans le même blog, ça fait beaucoup...), aujourd'hui, on soupirerait je pense...

Parti Socialiste bien sur... Et la bande à Royal qui boude la direction du PS. Je trouve chez Ségolène Royal énormément de défauts à Ségolène Royal. Ce qui fait, je le répète, ne pas regretter, sur ce point là, mon vote de deuxième tour. Et je trouve que le sectarisme est incroyable chez elle. Sans parler de la mauvaise foi et la prétention qui lui fait ne pas reconnaitre ses défaites et/ou erreurs, ce coté 'clanique', et ces déclarations répétés où elle parle d'éliminer les anciens, et finalement ceux qui ne sont pas d'accord avec elle, m'effraie un peu...
Enfin, c'est le problème des socialistes, ces histoires d'égo et de savoir qui c'est qu'à la plus grosse. C'est leur problème, pas le mien... Mais ca me passionne, ces futilités... Enfin bon...

C'est le bordel à gauche, à droite ça ne parait pas mieux. Par respect pour lui, je ne parlerai pas de Villepin (notons la bassesse de Sarkozy qui se fait, via un décret tiré par les cheveux, un point d'honneur de ne pas le décorer... Aussi minable qu'au PS) et de son groupuscule en train de se former.
Un de plus, après Nicolas Dupont-Aignan, que je soutiendrai amicalement durant les européennes... Ne pourrions nous pas former un réel "parti gaulliste" ? Qui va un peu au delà de la simple droite, parce que le gaullisme n'est pas que de droite (n'est ce pas copain Ozenfant ?)... Je crois déjà avoir donné mon avis sur la question : tant que la politique sera guidée non pas par les convictions mais par "l'alimentaire", les postes et tout ce qui va derrière, il y aura un parti de droite et un parti de gauche. Qui amuseront la gallerie quelques temps, mais qui seront unis comme les 8 doigts de la main ou les 5 mousquetaires... Unis pour les postes, et donc éliminer les "groupuscules", qu'ils s'appelle Mélenchon ou Villepin, qu'ils soient ou non légitimes...
A noter quand même le courage du député Daniel Garrigue, qui quitte l'UMP. Comme Dupont Aignan, ils prennent un risque. Calculé ? Je ne sais pas. Mais c'est notable, je trouve...

Bordel à droite, et au gouvernement. Ciboulette et Nicolas se seront bien marrés sur ce risible "Ministère de la relance économique". Je relève aussi Farid Taha, pour qui "les salopes n'ont qu'à bien se tenir" (arf, il est excellent le copain Picard). Puis après le Président (bonne fête Nicolas) qui contredit ses ministres femmes sur l'affaire Fillipis (je partage l'avis de Chafouin sur la question d'ailleurs...), voilà Fillon qui contredit Dati sur l'emprisonnement des mineurs de 12 ans. C'est le "débat" pourrions nous dire pour être indulgent. Je trouve pour ma part que sur ce genre de sujet, avoir une voix concordante au sein du gouvernement, c'est pas un mal... Ca rappelle les "couacs" de début de mandature... C'est amusant, sur des sujets qui le sont moins...

Après, très touché par le billet du jour de Guy Birenbaum sur Jacque Chirac, "le vieil homme et l'amer". Je ne croyais pas en 2006 que Chirac me manquerait, mais en fait si. Peut être est il un symbole, le symbole, de mes 20 ans ? J'aurais eu une vingtaine riche et pas malheureuse...

Enfin, on n'a pas encore comme à Cuba une bataille entre bon et mauvais bloggueurs orchestrée par le pouvoir. Tout va bien donc. En plus, il fait beau temps en pays Forézien. Et ce soir, on fétera l'anniversaire de Falconette.
Si Marseille et les Verts gagnent ce soir, le weekend sera parfait.

Everybody's changing, cela aura été la chanson du jour. Quand on lit ici que Lang pourrait être nommé par Nicolas Sarkozy président de France Télévision, que Julien Dray est pressenti pour entrer au gouvernement (encore merci Nicolas pour l'info, c'est ta fête aujourd'hui), on se dit qu'en effet, tout le monde change, sauf l'opportunisme et la politique politichienne... J'attends avec gourmandise la rumeur qui dira que Ségolène Royal et Manuel Valls sont pressentis pour remplacer Devedjian à la présidence de l'UMP...

Ce qui ne change pas, c'est la nature automnale du Pilat... Pour terminer, petite photo de mon jogging matinal, sur les hauteurs de Saint Chamond. Pour conclure un billet que Wikio pourra qualifier de "divers". Je le qualifierai de bordélique pour ma part, mais j'ai l'impression qu'il n'y a pas que sur mes billets blogs et dans ma tête que c'est le bordel...

vendredi 5 décembre 2008

Agréables lectures de la semaine...

Parce que y a des bloggueurs qui le font (Eric ou Lomig pour ne pas encore les citer…), et que je trouve ça autant sympa qu’agréable pour le passant que je suis…
Il y a des billets qui m’ont plu cette semaine, beaucoup. Je suis bon public. Et quand j’aime pas un billet sur la forme, je n’arrive pas à être aussi con que d’autres pour poster un commentaire désagréable… Autant en faire une liste…

Donc cette semaine, quelques billets qui m’ont plu, interpellé, amusé, ou énervé… Mon best of du vendredi…

La palme à Marie-Claire… Elle pète un câble à cause de l’U-hu présidence de Nicolas Sarkozy, et je trouve son billet savoureux.
Dans la même veine, le numéro 1 du Wikio politique, Nicolas J, imagine Nicolas Sarkozy lancer un plan de relance massif pour soutenir l’industrie des machines à servir le Côte du Rhône à température idéale
Outre que ce billet soit aussi délicieux à lire, il pose une question qui me semble importante. Y a-t-il une température idéale pour boire le vin, tel qu’il soit ?
Après, que Nicolas Sarkozy rebondisse et réagisse sur tout… Que n’a-t-on déjà écrit sur l’omni-présidence… ? Et sur son temps de parole infini ?

Autre style total, mon copain de ouèbe Languedocien Ozenfant qui écrit un billet sur la peine de mort. Enfin, plus que le sujet, c’est le traitement de la question « pour ou contre la peine de mort » qui y est traitée. Et je trouve son billet très juste, et interpellant justement…
A propos de ce sujet, un billet que j’avais écrit le matin de l’exécution de Saddam Hussein. Le 30 Décembre 2006, je l’avais sobrement titré « à propos de la peine de mort ». Je confesse ne pas avoir honte de ce billet…

Les styles se rencontrent et s’entrechoquent sur les blogs que j’aime bien lire… Les villageois énervés nous pondent un triptyque sur la nullitude, qui vaut plutôt le détour. J’aime bien le Village… Bons souvenirs anciens, toujours nostalgie à fond le Faucon.

Pour terminer, après s’être félicité des retours sur la blogosphères de Pierre Catalan (que j’aime bien) et de la Chanson du Dimanche en Avignon (rien à voir avec Pierre Catalan ^^), petit soupir vers Lyon.
Cybermamie nous prépare au 8 Décembre, fêtes des lumières à Lyon… Là encore, nostalgie pleins tubes. J’aime Lyon, j’aime cette ville, j’aime les souvenirs que j’ai dans cette ville. Le froid quand on marche dehors, le 8 décembre au soir. Les kébabiers fleurissent dans les rues et le long des quais. Et c’est tellement bien Lyon…

Et plutôt que de parler de ce ministre de la relance, l’ineffable Patrick Devedjian, qui va sauver la France, concluons par quelques photos de Lyon. Prises un 8 décembre aussi, mais 2007…


mercredi 3 décembre 2008

Les 5 questions politiques du jour

Un tag, ça faisait longtemps… Toujours ceux de mes amis Rubin, Dominique et Internecivus Raptus sous le coude… Mais je traite aujourd’hui les 5 questions du copain Eric Mainville. Tag politique et sérieux. Comme il y en a pas mal en ce moment qui traine…
Tiens, je cite Rubin une deuxième fois (et qui qui c’est qui va monter au Wikio ?). Je crois que ce tag provient de son auguste clavier…

Et le tout sur une chanson de Yuki Kajiura, Fake Wings. Tiré du très bon, quoique mou, animé Hack Sign. Chanson calme pour accompagné un billet finalement un peu personnel là encore. Mais normal, c'est un tag.

1. Quel thème généralement peu évoqué, ou selon vous traité avec légèreté, aimeriez-vous voir occuper une place plus importante dans la vie intellectuelle, politique et médiatique ?

Bon… Là le bloggueur modeste que je suis commence par soupirer… Transpirer aussi. Il se dit qu’il va abandonner, car si la première bosse m’est si douloureuse, les cols qui arrivent promettent d’être bien difficile…

D’une manière générale, même si je pense qu’avec la grande somme des médias en notre disposition tous les thèmes semblent généralement traités, j’en pense à un qui, je trouve, mériterait un débat plus large. Ce qui est appelé, par certains, l'extrémisme hygiénique. Et à un degré différent, peut être une cause, la déresponsabilisation individuelle généralisée : "c'est de la faute aux autres si je fumes et si je mange gras sans faire de sport" pour résumer...

Au nom de prétendre nous faire du bien malgré nous même, pouvons nous voir démanteler des pans entiers de nos traditions sans broncher ? Est-ce que nous ne regretterons pas plus tard, quand les camemberts et saucissons traditionnels auront disparus et que les laboratoires d’analyse et industrie agroalimentaire avec paillasse et sales blanches auront remplacés les fermes et auberges traditionnelles, notre hygiénisme extrémiste ?
Et même, est ce vraiment efficace ? Nos anciens mangeaient ils si mal que ça ? Certains vivent vieux, et restent en bonne santé, même en mangeant du saucisson paysan ou de la traditionnelle potée auvergnate du Forez (photo en haut).

Et une société sans goût et sans plaisir, ayant remplacé la tradition du gout par la sécurité alimentaire, est ce une société dans laquelle on a envie de vivre ?

Enfin, en question subsidiaire, est ce le rôle de l’état ou de l’Europe de nous dire ce qui est bon à manger, et de nous dicter nos comportements, tous nos comportements ? Doit on nous faire du bien malgré nous en taxant ce qui est gras et ce qui est alcool, en interdisant la dégustation de vin dans les foires et les domaines, en bannissant tout ce qui est différent de "5 fruits et 5 légumes par jours" et autres slogans à la con de ce genre ?

Et question subsidiaire bis, parlons nous vraiment de cette responsabilité individuelle qui se dilue dans des délires qui consistent à penser que l’obèse est obèse moins par sa faute que par celle des industrie agroalimentaires qui ne l’ont pas suffisamment informé que se goinfrer sans faire de l’exercice physique, ça donnait un gros bidon ? Dont la conséquence est finalement et la judiciarisation à outrance, sur tout et n’importe quoi. Et la politique des parapluies ouverts de tous les cotés, qui conduit à cet extrémisme hygiénique qui est un autre pan de nos libertés individuelles qui tombe…

C’est vrai, le sujet me parait traité avec légèreté. On en rigole du camembert qui coule et qui pue moins qu'avant... Ou avec dogmatisme : fumer c’est mal donc il faut interdire, et taxer les bonbons qui fait grossir. Et puis on fait ça pour votre bien alors fermez là.
Peut être est ce un sujet pas forcément majeur en ces temps d’incertitude et de crise. Mais un sujet qui mérite un peu de détour…

2. Inversement, quel sujet fétiche des médias, "nouveaux" et/ou "anciens", trouvez-vous futile ou superficiel au point de ne mériter qu'une faible part de l'attention qu'on lui porte ?

En ont-ils vraiment, des sujets fétiches ? Des marronniers plutôt. Les SDF en hiver, le mauvais temps en Bretagne en Août.. Parce que j'ai plutôt l'impression que c'est l'actualité du moment qui rythme et dicte le tempo médiatique.

Quelque part, ce qui s’est passé au Parti Socialiste nous a tous plus ou moins, parce qu’on aime la politique, passionné. Mais quelle est sont importance réelle ? Ces luttes internes et intestines de pouvoir pour un peu plus de pouvoir pour soi, pas pour les autres, est ce vraiment important ?
Finalement, c’est ce qui me passionne qui me parait le plus insignifiant. Car les histoires de politique politichienne, cela intéresse ceux qui sont « dedans », ou qui aiment à observer, commenter, débattre, des histoires de pouvoir à l’intérieur de ces partis. Mais vis-à-vis de l’extérieur ? Quelle influence sur la vie de M. Tout le Monde, qui vit moins bien aujourd’hui que hier ?
Sujet futile, mais auquel j’apporte beaucoup d’attention…Donc je ne répond pas à la question… Peut être n’en ais je pas, parce qu’intéressé par beaucoup de choses…Curieux.

3. Quelle pratique d'ordre public ou privé, largement autorisée par la loi, vous semble nocive au point de devoir faire l'objet d'une interdiction ou d'une réglementation sévères sans plus tarder ?

Ne rajoutons pas de lois aux nombreuses lois inapplicables et inappliquées, hein !

Au niveau politique, je suis de moins en moins favorables aux cumuls des mandats et autres titres électifs de présidents de syndicats intercommunal de ceux-ci, etc, etc (certains étant presque fictif, mais source de revenus non négligeables)… Qui ne sont là que pour permettre à quelques élus de vivre uniquement de leur mandat. Ce qui ne me choque pas sur le fond, mais sur la forme, on crée des structures supplémentaires. Alors qu’un réel statut de l’élu permettrait d’éviter ce genre de dérive
Après, j’ai parlé quelque fois de ces appareils politiques qui fonctionnent avec des employés municipaux et/ou d’EPCI locales. Le Maire, ou le Président de l’EPCI, qui invite vivement son employé à prendre une carte à son parti, en échange d’une titularisation. J’appelle ça le militantisme alimentaire, que l’on retrouve ailleurs dans d’autres domaines, industriels et syndicaux. Et je trouve ça détestable. Dangereux je ne sais pas, détestable sûrement.

4. Inversement à nouveau, quelle interdiction ou contrainte apposée à un comportement privé ou public vous apparaît si injustifiée qu'elle devrait être levée aussi vite que possible ?

J’en ai parlé plus haut, cet extrémisme hygiénique amène des interdits et interdictions ridicules, inefficaces, et destructeurs au final.
Sinon pas forcément d’avis. Je trouve que beaucoup de lois sont idiotes, inapplicables, inappliquées, mais si on devait faire le tour de tous les interdits… Tiens, la loi HADOPI ou DADVSI sur Internet, qui rajoute des interdictions à d’autres interdictions, nous ramenant presque au niveau de la Chine (avec un Ministre de l’éducation qui veut surveiller en outre ce qui se dit sur Internet…).

Même si l’ordre, et un peu de rigueur dans le maintien de celui-ci, ne me choque pas, je trouve qu’on cherche un peu beaucoup la ou les petites bêtes en ce moment… Etre présumé coupable sur tout ce qu’on fait, sur la route, sur le net, au boulot, dans on mandat, dans la vie de tous les jours, cela risque d’être durement vivable.

5 - Enfin, quel événement contemporain a, selon vous, le plus façonné ou modifié vos opinions politiques ?

Sans hésiter le 21 Avril 2002, et la présidentielle de cette année. Pas à cause d’une histoire entre l’aval et l’amont du Rhône, qu’il est beau le Lac Léman, non. Mais parce que Le Pen au deuxième tour, parce que l’UMP qui reste pour moi la grande erreur de Chirac, que l’on paiera bientôt très cher (l’avatar Sarkozy en est un premier résultat, son pendant Royal également). Et parce que finalement aucune leçon, me semble t’il, n’a été tirée de cette séquence politique.

L’UMP par exemple… Un Rassemblement qui n’existe pas pour la République ou pour le France, qui n’existe pas non plus tant pour défendre des conviction que pour gagner Quoi on sait pas (enfin si), mais gagner, c'est le plus important. Un Rassemblement pour des Postes. RPP aurait été plus juste que UMP, dont le coté Populaire de la chose m’est finalement assez peu évident (la vidéo chez ma copine Marie-Laure de jeunes militants… Plus affligeant que motivant pour moi, mais bon…).
Le PS fait un peu pareil aussi. Aujourd’hui on se déchire. Mais demain cantonales, régionales, vite on soutien Georges Freche parce qu’il peut gagner et nous donner des bonbons à la fin des élection, vite on se rassemble parce que la droite est laide, Sarkozy est laid, et puis c’est bien d’être élus...
Pour ça que je pense que Mélanchon pourra peut être faire illusion aux européennes comme l’ont fait avant lui de Villiers, Tapie, Pasqua aussi, Bayrou… Mais pas sur des nationales où y a des postes à donner.

Et c’est vrai qu’à l’issue de cette séquence, aussi parce que ma vie personnelle a été ce qu’elle est, j’ai été tenté de tout abandonner. J’ai un peu repris le virus. Grâce au blog, grâce à mon modeste mandat. Mais pas à l’intérieur d’un parti politique qui n’existe que pour mettre son chef au plus haut, qu’il puisse distribuer les bons points par la suite, qu’on se partagera entre bons copains…

Et aujourd’hui, peut être mes craintes proviennent aussi de ce constat du 21 Avril 2002. Le Pen certes, mais aussi tout ce qui s’est passé derrière. L’UMP, la Hollandisation du PS dans le consensus mou, le « ni-ni » appliqué à un parti, et les dernières années Chirac ou le « ni-ni » était appliquée à une France qui subit aujourd’hui un « tout-tout » présidentiel qui en devient presque dictatorial tant il parait imposer d’en haut, sans contrôle démocratique ni discussion ni débat…


Je transmets les mistigris. Mtislav trouvera bien quelque chose à redire à mon billet bourré sans doute de trous dans la raquette (^__^). Et puis je transmets les billes à des copains politiques cette fois ci. Rimbus, le copain des Vaches, les agréables Marie-Laure et Ciboulette, copain Chafouin, Et Ozenfant et Cécile aussi, ça doit être sympa à lire leurs tags.

La suite aux prochains épisodes, y en aura d’autres.

mardi 2 décembre 2008

Le Ticket Psy en entreprise...

Balade, tout à l'heure, sur le très bon site Cadremploi… non, le bon ingénieur que je suis ne cherche pas un autre boulot, mais il aime bien se renseigner et s’informer sur la vie professionnelle de ses copains et collègues cadres d’entreprise… Bon, le tableau dépeint en ce moment, même chez les sites et publications les plus dynamiques, les plus « soyons cadres winners », est assez grisâtre. Et il correspond assez bien à la vision flétrie et morose qui est la mienne en ce moment.
Winner, mais pas trop en fait…

Et là, j’ai lu billet que je trouve effrayant de cynisme : « le ticket Psy ». Le billet commence comme suit : « Après les bons vieux « tickets resto » et « chèques vacances », les salariés vont pouvoir dépenser des « Tickets Psy ». (…) Grâce à ce sésame, le salarié qui a mal à son moi va s’allonger sur un divan et, à la fin de la séance d’une heure, il règle les 90 euros de la consultation avec son ticket. Son entreprise prend en charge une partie du carnet de 5 coupons qu’il aura pris soin de retirer auprès de sa DRH, de son comité d’entreprise ou de son médecin du travail, c’est selon… ».

J’aime bien le site Cadremploi. Il n’est pas sectaire et hypocrite dans sa vision du travail. Ce n’est pas celle que l’on donne à l’école d’ingénieur, on qu’on « se donne » en entretien d’embauche, ou entre jeunes collègues et/ou confrères de boulot aux dents longues. Celui du jeune cadre qui « veut s’épanouir au boulot, tout casser, et patati et patata ». Le jeune winner qui veut tout manger, et qui pense que le boulot, c’est la vie.
Non, ce n’est pas ça, surtout quand, comme le stipule le billet de Cadremploi, la « violence au travail, le mal être au travail, l’organisation du travail (absence de contrôle sur le répartition et la planification des tâches, imprécisions des missions, exigences contradictoires, mauvaise communication, flux tendus, incompatibilité des horaires de travail avec la vie sociale et familiale, précarité du statut, etc.) peuvent altérer la santé du salarié…». Si la vie n’était que l’entreprise et sa profession, elle serait, pour beaucoup, difficilement vivable.
En allant un peu plus loin, le billet omet de parler des relations humaines parfois détestables sur le lieu de travail, et le manque de reconnaissance de la part d’une hiérarchie qui ne partage pas forcément les mêmes objectifs que soit…

Mais « Ticket Psy » ? 90 euros pour l’entreprise, c’est donné s’amuse Cadremploi. Avec l'ironie de ceux qui savent le cynisme incroyable, voire difficilement acceptable, d'une telle mesure "sociale". Finalement, peut être y a-t-il un autre moyen que 90 euros pour éviter d’avoir des salariés cadres (et autres remarque, cela s’applique à d’autres endroits…) bon à jeter à la poubelle après une fatigue physique et morale… Revoir les conditions de travail, psychologique aussi. Car combien se sont fait bouffés par cette activité qui n’est pas un plaisir, simplement ce moyen le plus légal et plus efficace que l’on a de gagner décemment sa vie, sa nourriture, son logement ?
Si les élections prud’hommale de demain n’ont que pour seul résultat de permettre la généralisation de ce ticket Psy, cela serait navrant…

C’est peut être le froid de décembre qui me rend sensible à ce type d’article. Même si en ce moment la vie professionnelle m’est assez désagréable, quand bien même elle me permet de prévoir financièrement la fin de l’année avec une sérénité que beaucoup n’ont pas, je sais que je n’ai pas à me plaindre. Même si je me plains, même si le management par la rancune dont je suis un peu une nouvelle fois l’objet m’est difficile. Encore entretiens annuels à la fin de la semaine qui ne me seront pas favorables, mais je ne suis pas à plaindre, une fois de plus. J’ai un bureau chauffé, un travail pas désagréable, du temps libre. Bref, heureux.
Mais beaucoup d’autres, cadres aussi, n’ont pas cette chance. Et un salaire correct n’excuse pas une fatigue morale, induite par des comportements hiérarchiques parfois douteux. Et un cynisme de « tout en haut » que la somme de 90 euros pour des « tickets Psy » n’exonère par de responsabilités…

Après, si on vient sur le sujet politique, je crois que c’est très libéral, justement, de tout mettre en œuvre pour que le « travailleur », ou « l’être humain salarié », puisse donner le meilleur de lui-même. Et ce n’est pas ni en lui mettant un révolver sur ta tempe, ni en le pressurisant, encore moins en le méprisant et en l’épuisant, qu’on y arrive.
Et un salarié qui donne le meilleurs de lui-même, c’est bon pour l’entreprise parait il. Et excellent pour le manager qui en a la charge. C’est un management en tirant tout le monde par le haut, et pas par le médiocre.

Et je ne sais pas si le ticket Psy permet à tout le monde de s’élever, de se « tirer par le haut ». Je ne sais pas…
Presque immoral et indécent je trouve… Mais certains n’en ont que faire. C’est dommage… C’est effrayant. Je trouve.

lundi 1 décembre 2008

Qui perd gagne quand même...

Dimanche, élection législative partielle en Gironde. Et finalement, c’est le PS qui l’emporte… Le maire de Treil gagne contre le maire d’Arcachon (ville des vacances du ministre de l’intérieur Sarkozy, tiens…). Comme quoi, tout le pataquès de Reims et d’après, démonstration de tolérance et de haute tenue morale républicaine, n’aura eu aucune influence sur une élection locale, un petit peu nationale tout de même…

Maintenant, il est vrai que quand Jean-François Copé annonce, avec sa sincérité qui ferait qu’on lui donnerait le bon Dieu sans confession (quoique), que les jours travaillés le dimanche ne seraient pas forcément payés double, est ce la peine que le PS soit structuré et crédible pour gagner contre l'UMP ? L'indécence et le ridicule ne sont pas forcément rédhibitoire quand en face c'est pas génial non plus..

En 2010, élections régionales et cantonales, et il y a fort à parier que la séquence de Reims soient oubliées dans les urnes. Quelque part, cela me rassure autant que cela m’afflige…
Non, cela m'afflige en fait... Décembre sera long... (soupir)

dimanche 30 novembre 2008

Dimanche en pyjama...

Et ne rien faire... Il fait froid dehors... Regardez la télé, du foot, des séries, des trucs cons hypnotisant...
Il fait soleil pourtant, mais non... On sera plus efficace demain, le mois de décembre sera dur avant Noel...

samedi 29 novembre 2008

Blue (Cowboy Beebop - Mai Yanamé), et reflexions sur une France d'en haut qui s'isole...


Le froid est arrivé. J'aurais pu mettre Hyoga ou Camus à l'honneur. J'ai voulu mettre une des plus belles chansons de l'animation japonaise au premier rang de mon billet japano-musical du samedi. Blue, la dernière chanson de l'animé Cowboy Beebop qui a vraiment marqué la fin du XXeme siècle... La voix de l'admirable Mai Yanamé sublime la composition de la non moins admirable Yoko Kanno.
Ajoutons à ça le final de Cowboy Beebop, et on obtient un des meilleurs morceaux d'animation japonaise... A mon modeste avis.

Sur le reste, pas grand chose à dire... Il faut dire que maintenant que la guerre des boutons est finie au Parti Socialiste, je n'irai pas jusqu'à dire qu'on s'emmerde, mais c'est plus calme...
J'aurais pu parler de la "fronde" des maires de France... Le maire de mon ancien village a failli s'être vu condamné pour ne pas avoir appliqué le service minimum. Il est pourtant de droite. Mais il est maire d'un village de 1300 âmes, avec seulement 7 employés municipaux. Dont aucun disponible, mais surtout compétent, pour garder des enfants. On fait comment ?

D'une manière générale, il faudra bien un jour s'interroger sur ces décisions qui viennent de tout en haut, et profondément inapplicable au niveau de la base. On entend ci et là le projet de supprimer les premières années de maternelle. Désengagement de l'Etat au niveau de la petite enfance, et amusez vous collectivités locales pour faire ce travail là, nécessaire... Stupide. Et dangereux, la politique de gens de tout en haut qui ne connaissent pas le "tout en bas", la France des petites villes et villages.
Nicolas Sarkozy était maire pourtant... Bon d'accord, Neuilly, c'est pas la France, c'est vrai...

Et on en revient toujours à l'arrogance et l'humilité, indispensable à tous les niveaux. Quand Rachida Dati fait une carte judiciaire en regardant tout le monde, magistrats ou élus locaux, du haut de sa tour d'argent, cela provoque cet incendie qui brule Vendôme et tous ses tableaux. Quand Nicolas Sarkozy décide, en Roi tout puissant plus qu'en démocrate élu par le petit peuple, de supprimer la pub sur le service public ou d'obliger les mairies à remplacer l'éducation nationale en cas de défaillance de celle ci, il provoque des colères de gens qui ne lui sont pas forcément défavorables... Et des colères qui ne sont peut être pas illégitimes.

Finalement, on part de Cowboy Beebop pour finir sur Sarkozy. Et sur une phrase politique que je n'ai pas trouvé idiote cette semaine, de la part de mon médecin généraliste : "la principale opposition à Sarkozy pourrait être simplement l'UMP". Oui, sauf si ceux sont ses affidés qui sont à sa tête, car je ne vois pas Devedjian ou Hortefeux aller contre l'Elysée. Aller contre celui qui les nourris et qui fait ce qu'ils sont : militantisme d'interet, on en a déjà parlé ici...
Mais si c'est la "droite" républicaine dans son ensemble, des centristes aux gaullistes traditionnels, en passant par les radicaux et libéraux du travail (et pas du capital et des fils à papa), cela pourrait faire quelque chose...
Oh, il y aura toujours la gauche extrême pour bruler les quelques morceaux de bois restant, et attiser des haines sourdes... Mais Besancenot et Le Pen, même si je les imagine reprendre du poil de la bête en ce moment, ce que j'en pense... Tuer la peste en lui injectant le virus du choléra, je trouve ça pas forcément efficace...

Et en plus il ne fait pas beau... Et si on restait le weekend au lit ? Conclusion tirée par les cheveux pour un billet qui sera parti n'importe où... Je ferai mieux la prochaine fois.

jeudi 27 novembre 2008

Des livres, des tags, et moi, et moi, et moi...

Difficile tag pour l’inculte que je suis. Mais CyberMamie Rosa m’a taggué, donc je dois faire. Quels sont les six livres qui me représentent le mieux ?
Outre le fait que pour répondre à ce tag, il faut savoir lire, ce n’est pas facile de savoir ce qui nous représente vraiment… Il faut se connaître. Et qui peut prétendre se connaître réellement ? Pas moi en tous cas… Je laisse à mes proches, plus qu’à mon « Docteur des Pieds » (copyright Sublimette), le soin de savoir ce qui me représente vraiment…

Essayer l’exercice, tout de même… Six livres qui me représentent vraiment. J’aurais plutôt du faire le tag « six personnages d’animés » qui me représentent vraiment… Parce que dans le coté torturé de certains anti-héros que l’on peut voir ici et là, y en a un wagon…

Mais tentons. D’abord par un héros de roman, qui est celui dont je suis les aventures en ce moment. Le Commissaire Kurt Wallander de la série des polars du brillant suédois Henning Mankell.
Pourquoi Kurt Wallander ? Parce que ce type est dramatiquement humain. Avec tout ce que cela a de pathétique par moment. Des faiblesses, pleins. Des doutes, pleins. Des relations avec les gens difficiles, parfois dramatiques. Avec son ex femme, avec sa fille, avec ses collègues de boulot.
Parfois, il pète les plombs. On le retrouvera complètement ivre après une soirée avec son pote Svinden, ou après une discussion avec son ex femme. A la fin d’un bouquin, il partira un an en maladie le long d’une plage, mais c’est vrai que quand on a tué quelqu’un qui a menacé sa fille, on est pas bien…
Et il a souvent l’esprit qui part loin, très loin. Sa douce amie (sortent ils ensemble ?) qui vit à Riga. Son pote et mentor Ridberg, mort dans le premier bouquin, qui reste un guide même au-delà de la mort.
Et des choses qui lui collent aux souvenirs, qu’il n’arrive pas à oublier, à se dépêtrer. Qui l’obsède. Des gens, souvent. Comme moi, oublierais je ou accepterais je un jour mes faiblesses de l’été 2002 ? Peut on arriver à oublier ses erreurs ? Et même, le doit on ? N'est ce pas nos fautes qui nous rappellent à notre condition de simple humain mortel ?

Aussi, ses rêves qu’il n’atteindra jamais. Une vie à attendre, mais pas à agir pour atteindre ses rêves. Dans l’opéra. Ou ses illusions d’une police telle qu’il aimerait, ou d’une vie dans un pavillon en banlieue d’Ystad avec une femme et un labrador. Et la réalité, qui revient, implacable.

Enfin, un modèle ce Wallander. Pas brillant, pas du tout. Charismatique ? Quand il travaille, parce que c’est un bosseur. Un besogneux. Qui arrive au final. Ce n’est pas le James Bond qui fait craquer toutes les filles, et visiblement lui aussi n’est pas bien beau, ou pas bien populaire. Mais il bosse. Honnêtement. Et il y arrive…
Un modèle finalement, ce Wallander. Ou quelqu’un auquel j’arrive à m’identifier. De part tous ses défauts…

Alors six livres ? Je pourrais arrêter le jeu ici, en citant « Meurtrier sans visages », « les chiens de Riga », « la lionne blanche », « l’homme qui souriait », etc… Mais disons que de ce jeu, ici,


Quelque part, mon univers littéraire étant ce qu’il est, j’aurais du mal à dire beaucoup lus que ce livre là. Le reste ne serait finalement que des biographies, parce que je confesse lire des romans et/ou thriller dont les « héros » sont vraiment des héros. Et dont l’identification est difficile.

Je me souviens quand même, pendant que j’écris, de cette trilogie que j’avais lu étant très jeune. Quel age ? 12, 13 ans peut être… Oh, le gaulliste que je suis devenu souris à l’évocation de Jules Vallès, et sa trilogie « l’enfant », « le bachelier », « l’insurgé ». Et je souris, maintenant que je suis devenu un peu Forézien par alliance, de voir que cet homme qui a quand même marqué mon collège de part la lecture de cette trilogie qui aurait pu faire de moi un enfant de gauche, est une figure de cette région.
Jeune, j’avais comme rêve d’être un « Grand Journaliste ». C’était mon rêve, peut être la lecture de Vallès y eu contribué. Est-ce que ma fascination envers les personnes « littéraires », qui ont cette culture et cette sensibilité (parfois de gauche) que je n’aurais jamais, vient de là ? Je me revois lire « le monde de Sophie », et être cet enfant… L’été 2002 évoqué plus haut, où je voulais ne pas être celui que j’étais, du moins dans les yeux des autres. Peut être en partie que Jules Vallès en est en partie responsable… ?
Maintenant que j’y repense, je relirais bien cette trilogie, qui a marqué mon enfance. J’ai encore dans le nez l’odeur de ce vieux livre, que j’avais piqué dans la cave, dans le tas de bouquins que devait lire ma maman quand elle était au lycée… Vous savez, les livres aux pages jaunies par le temps. Est-ce que je les ai toujours ?

Je pense que lire un Jules Vallès acheté sur Amazon, ça doit être moins bien quand même…

Je passe sur les écrits du Général de Gaulle, ou ses biographies écrites par Max Gallo ou Alain Peyreffite. Parce que l’humilité empêche de devenir trop con, et parce qu’on ne peut pas d’identifier à ce qui est un modèle. Laissons les icônes à leurs places, gardons la notre.
Et parler De Gaulle après Vallès peut faire sourire. Sauf à penser que le gaullisme, est profondément apolitique… Ce que je pense davantage jour après jour, mais ce n’est pas l’objet de ce tag.

Dernier livre, unique cette fois, auquel je me suis identifié. « L’emploi du temps », de Marc Butor.
Il était au programme de MathSup ce livre. Le thème de cette année était « la ville ». J’ai découvert Emile Verhaeren cette année là, et sa peinture des villes du Nord dans ces recueils de poème…

Revenons à « L’emploi du temps », de Marc Butor. J’avais lu ce livre été 1995’. J’étais en Angleterre. Pas à Bleston, comme le héros du livre, mais à Bury Saint Edmonds. Et je ne restais pas un an, non, mais j’étais aussi dans une terre que je ne connaissais que peu. Et je lisais finalement les aventures d’un autre, qui vivait la même histoire que moi. Ou plutôt était ce moi qui vivait pareillement à lui… ?
Et je me souviens de ce bouquin où le héros et la ville ne faisait qu’un… C’était vraiment un bouquin sur une ville, anglaise pourquoi pas, mais cela aurait pu être de partout…

J’avais transmis ce livre à une amie qui partait durant un an aux Etats-Unis. Je ne sais pas si elle l’a lu. Et je ne sais pas si elle a ressenti les mêmes choses que moi. Aujourd’hui encore, ce livre me fait ressortir des émotions, et pourtant je ne sais plus lesquelles. Bizarre, je revois la couverture bleue foncée du roman. Et c’est tout.

Je cesse là l’exercice. Passionnant il est, mais je me dis que je pourrais aussi citer Philippe Labro, dont le livre « tomber 7 fois… » m’avait marqué. Là encore par ce coté profondément humain de ses hommes qu’on imagine différent de nous, mais qui ne sont que des êtres humains bourrés de faiblesses. Et capable de sombrer dans une dépression, y compris la tête de la première radio de France. L’humilité, de se savoir humain, pas plus…
Ce bouquin est en plus écrit avec une pudeur et une humble retenue qui rend le personnage remarquable, et touchant. Un beau livre.

Allez, je cesse vraiment maintenant.


Non sans transmettre le mistigri. Parce que cet exercice est amusant finalement. Passons le ballon à six personnes.
J’aimerais lire ce que pense le Magicien d’Ox à ce sujet. J’aimerais aussi lire la copine Sublimette. Est-ce que l’adorable chien Dalton se sent proche de Shiguré ? Qu’en pensent les pertinents observateurs du monde politique que sont mes copains de ouèbe Toréador ou Rubin ? Et Alayia, se sent elle plus proche de DeathMask ou d’Aiolos ? Pour finir, les filles Marion et Claire donneront sans doute de jolis billets.
Enfin, j’aimerais transmettre le bébé à ma copine des bons enfants de Marseille, parce que j’imagine que ça doit être génial ce qu’elle a écrire. Mais elle n’aime pas les tags, donc je ne la taggues pas… (Simple invitation amicale ^^)

Après ça, je m'occupe des tags de Dominique, de Rubin et d'Internecivus, promis... ;-)

PS : la chanson qui accompagne ce billet est tirée de l'avant dernier album de Serge Lama, et s'appelle "Les poètes". J'aime beaucoup cette chanson, qui évoque je trouve assez bien les relations particulières que j'ai pu avoir eu, par le passé, avec la "littérature" (je mets des guillemets pour accentuer le coté pédant de ma phrase), et les certaines littéraires que j'ai vraiment beaucoup apprécié...
"Les poètes il ne faut pas les vivre, il faut les rencontrer un soir auprès d'un livre", c'est vrai... Comme c'est vrai "qu'ils déchirent des cœurs pour s'offrir des orages"... Et quelque part, je peux m'identifier avec cette chanson. Je ne suis pas un poète, mais peut être est il préférable de me rencontrer au coin d'un blog, je ne sais pas... ^__~
Après, les aimer morts mais les fuir vivants... ? Non, ne me fuyez pas de suite s'il vous plait... ^__^

mardi 25 novembre 2008

En attendant le Canard de demain, soupir d'ancien militant...

Finalement, le Parti Socialiste est un blogophage... Sujet actuel maintes fois rebattus. On a l'impression d'avoir tout lu ailleurs, d'avoir tout dit chez soi. Et comme les artichauts à la crème de quand on était petit, on pense avoir tout fini dans l'assiette qu'une grande voix nous clame "il en reste encore !".
Le Parti Socialiste français serait il pour ma maison du Faucon l'artichaut à la crème de quand j'étais petit ?
En attendant le canard enchainé de ce mercredi qui sera à pleurer, deux images de celui d'après Reims, du mercredi 19 Novembre 2008. Qui résument à eux deux tellement mieux que pleins de messages blogs, toute cette séquence que l'on vient de vivre. Cette chasse anti Royal d'un coté (qui émeut certains, mais peut être Ségolène Royal y est elle pour quelque chose, dans cette haine qu'elle attise dans son propre camps... Rare qu'on déteste une personne respirant l'innocence...), et ce coté terrifiant d'un évènement inintéressant peut être, mais qui monopolise notre attention telle une drogue... C'est comme un épisode à la con de "Plus belle la vie". C'est nul, mais quand on a commencé l'épisode, il faut qu'on reste jusqu'à la fin. Il faut qu'on sache... (copyright quelqu'un que j'aime bien, mais qui a eu quelques soucis ces derniers temps...)
Et pendant ce temps à droite ? Oh ben c'est le grand amour. Villepin et Chirac se retrouvent toujours embourbés dans une affaire Clearstream qui est tout sauf l'incarnation au grand jour des grands amours à droite... Aujourd'hui, l'ancien premier ministre accuse l'actuel Président de la République, deux copains de partis... C'est beau.
Je trouve d'ailleurs assez fascinant les interventions de Lefevre et autres Devedjian stigmatisant la gauche pour ses divisions, oubliant qu'avant Mai 2007 il y eut une période depuis 2004 qui était pas mal coté "on se tire la bourre en chantant"...

Et si Mélanchon ou Pupunat quittent le PS, on en voit quitter l'UMP pour fonder leur parti. Nicolas Dupont Aignan qui crée le parti "Debout la République" par exemple...
Bon, un groupuscule supplémentaire, sans doute... Témoignage peut être aussi... Mais Nicolas Dupont-Aignan a mon respect, j'oserai dire mon amitié. Bien que je rejoindrai pas son parti, pour l'instant. Parce que je n'ai pas envie de redevenir "encartés"... Et Dupont-Aignan, comme Mélanchon, aura bien du mal à se sortir de ce problème d'un militantisme qui n'en est pas vraiment un...

Le militantisme de conviction existe t'il vraiment ? L'élu qui est élu et qui a envie de le rester a besoin de ce "gros parti", qui le protège, qui l'assure... Et d'une carte "alimentaire", plus de conviction. Militant alimentaire, parce que certaines cartes, à droite ou à gauche, servent à acheter une place dans une liste, ou simplement à acheter un boulot. Dans une mairie, un département, une région... Simplement. Et pour ces gens là, les convictions sont importantes bien sur, mais moins que la puissance d'un parti qui peut les aider. La crainte et les intérêts...
Et parce que les places sont plus importantes pour certains que ce en quoi l'on croit, Dupont -Aignan et Mélanchon auront du mal. Comme Bayrou maintenant que les élections municipales, celles qui rapportent le plus de places, sont passées..

Cynique et ironique. Mais triste aussi. Parce que ça me fait mal au ventre d'entendre hier Devedjian dire qu'il est depuis 1971 adhérent au "mouvement gaulliste". Je pense en effet que le Berlusconisme est très loin des valeurs gaullistes que je prétend apprécier. Et je pense que c'est plus le bord (je cherchais un mot pour définir, je n'ai trouvé que celui là...) qui correspond à l'UMP d'aujourd'hui. Et outre le fait que je pense que Devedjian et ses amis n'ont jamais été des gaullistes de conviction. Quoiqu'il ne soit pas scandaleux d'être des libéraux à l'américaine, c'est un socle de valeurs tout à fait respectable, mais pas tellement le mien...
Et je pense qu'aujourd'hui, le militant qui n'est militant pas uniquement pour ses convictions, mais aussi pour ses interets qui lui sont propres et personnels (comment lui en vouloir ?) ira, à droite, plus vers le libéralisme de pouvoir et de grands actionnaires (j'aurais pu dire "lobbies") représenté par l'UMP actuelle, que vers des valeurs humanistes basés sur le travail, le mérite, le respect, l'ordre aussi.

Enfin, ce n'était pas l'objet du billet du jour... Encore une fois, je m'évade... je m'égare. Et pourtant, j'aime le militantisme. J'en ai été, je le suis toujours un peu... j'aime le militantisme réel, celui qui vient du coeur. Moins le militantisme alimentaire, plus ou moins important. Mais il se comprend... Même s'il fait soupirer...

Enfin, là, je m'évade un peu... C'est mardi matin. C'est tôt. Et il fait froid... Dure journée qui m'attends. Donc on commence tôt.
Et demain, c'est Canard Enchainé. Donc youpi, la vie est belle...

dimanche 23 novembre 2008

42, rencontre entre statistique socialiste et soupirs foréziens

42, cela aurait pu être le chiffre du week-end... Pour le plaisir, un petit peu de Geoffroy-Guichard, à la fin du match Saint Etienne - Rosenborg en coupe d'Europe. 3-0 pour les verts, ce fut la dernière match de Laurent Roussey à la tête des foréziens...

Cela aurait pu être le chiffre du weekend, 42... Mais voilà...
D'abord en football, les verts ont perdu contre Nice, sous une neige d'automne qui annonçait que le froid arrivait. Aujourd'hui, le thermomètre gardois ne dépasse pas les 7°C, et la cheminé fonctionnera pour le Marseille - Lille qui pourrait relancer un peu le championnat...

Et puis 42 voix d'avance, c'est statistiquement ridicule...
Revenons sur le vote au PS. Passons outre les déchirures à l'intérieur de ce parti. Tout cela devient ridicule, et profondément indécent. Dernière en date, Valls qui porte plainte contre un camarade. Le camarade du Nord n'est pas content, alors lui aussi porte plainte contre Valls. Et c'est ridicule, c'est attérant. Les urnes sont remplacés par les tribunaux, et la démocratie laisse sa place à la justice.
Triste, amis socialistes, la leçon de démocratie, de respect, de tolérance, donnée par quelques uns des vôtres... Très triste, et elle laissera des traces... Je pense toujours que le 21 Avril 2002, en fait, nous n'avons toujours rien vu...

Mais revenons à la statistique. Le résultat du vote est le suivant : 137 116 militants se sont déplacés pour voter. Cela fait un très faible nombre de militants (58%) pour un vote important pour leur parti... La question de mon billet n'est pas de savoir si le nombre des adhérents du PS est artificiellement haut (ah, certaines mairies qui apprécient avoir des employés municipaux encartés... soupir...), ou si les militants n'y croient plus, non...
Mais revenons sur les chiffres. 137 116 électeurs, et donc un résultat 67.413 voix pour Martine Aubry, et 67.371 pour Ségolène Royal... Le Front "anti Ségolène", c'est donc un delta de 42 voix... C'est faible.

Avons nous un taux d'incertitude sur le nombre de votants ? Déjà première question, bête. Parce que 42, par rapport à 137116, cela fait ridicule. 0,03 %... Avons nous une incertitude inférieure à 0,03 % sur le nombre d'électeurs ? En utilisant la règle "racine_carrée(137116)/137116", on trouverait une incertitude sur le nombre de votant de l'ordre de 0,25 %... (et pas 2,5%, merci Tom Round). Quand même dix fois plus... Et soit encore 370... On parle d'un écart de 42.
Les erreurs constatées en Moselle, à Blayes, à l'étranger même... valident le fait que statistiquement, il est très difficile de tirer des conclusions claires, fiables.

Après, Ségolène Royal a t'elle raison de se montrer "mauvaise perdante" ? Je pense que non, même si mathématiquement, le scrutin peut être "discuté". D'un point de vue statistique, plus que politique.

Tout cela me rappelle une phrase de Charles Pasqua (je crois).
"Chez les gaullistes, les élections peuvent être clean, mais par snobisme, machisme qui roule les mécaniques, ou tradition, on aime faire croire qu'il y un peu de magouille là dessous... Et chez les socialistes, c'est totalement l'inverse...".
Peut être pas faux...

Si on revient au football par contre, statistiquement, toutes les équipes qui prennent un but de plus que l'adversaire perdent le match. En championnat cela s'entend (oui, les buts à l'extérieur comptent doubles, c'est vrai)... Et St Etienne a la fâcheuse manie de prendre un but de plus que l'adversaire, depuis 7 matchs.
C'est inquiétant. Pour ceux qui aiment les verts, ça l'est. Si en plus ils sont sympathisants socialistes, autant boire beaucoup de primeur, c'est la période...

Je ne suis pas sympathisant socialiste, loin de là. J'aime bien Saint Etienne par contre : le peuple vert est un peu une famille un peu plus éloignée que le peuple marseillais dont je suis (et qui espère que ce soir...). Mais une famille que j'apprécie, et dont situation m'attriste.

Allez, un peu de baume au coeur pour mes amis verts. Une vidéo "Tribute to Tavlaridis", qui distribue son maillot à des supporters en joie. C'était la soirée du 6 Novembre 2008, dernière victoire stéphanoise. Un soir de vote des motions dans les sections socialistes françaises...
Tout se rejoint, toujours...

PS : Je ne suis pas les conseils du copain de ouèbe Eric Mainville, mais c'est tellement agréable d'écrire sur pleins de sujets à la fois, qui n'ont rien à voir ^____^