dimanche 3 mai 2026

Fragilité professionnelle...

Mon billet d’hier sur l’OM aurait pu être un billet du dimanche soir.
Tellement j’avais cette tristesse du dimanche soir. Marseille est 7ᵉ.

Mais surtout, j’ai mis par écrit ce que je ressens. Une sorte de maltraitance dans mon travail.
Le Point avait écrit un article sur les microagressions au travail. Il méritera un développement.

Suis-je agressé ? Je me le demande.

Mardi, ça m’a sauté aux yeux.
Une réunion où je défendais mon travail devant mon N+1 (qui ne cessait de me couper, de me demander d’aller droit au but, de dire des contre-vérités…) et mon N+2 (qui lui a demandé au moins trois fois de me laisser finir).

Mon N+1 a souvent à mon encontre des phrases du type :
  • « tu mélanges tout »,
  • « tu es trop long »,
  • « tu as des problèmes »,
  • « tu délires ».

Micromanagement à fond. Jeudi encore : échange de mails, six messages, avec des injonctions contradictoires.

Mon N+1 m’a demandé, suite à un accrochage l’été dernier, de faire un coaching.
Très bien. Positif pour moi.
J’ai compris une chose : je n’aurai jamais une relation de qualité avec ma supérieure hiérarchique.
Mon coach n’a pas non plus une haute opinion de la personne.

Et mardi, après la réunion, mon N+1 vient me voir :
« on va prolonger le coaching et on le fera à trois pour qu’on améliore notre relation ».

Je n’ai rien dit.

Puis : « il t’appellera ». Et en effet, une fois sortie de mon bureau, je recevais le SMS.

Mon N+2 est passé après pour me dire que je m’étais bien exprimé. Que j’avais été clair.
Je venais juste de prendre ce que je considère comme un coup du lapin.

Alors je ne sais pas quoi penser. J’ai eu mon coach. On est aligné. Je ne sais pas comment ça va se passer.

Pour lui, j’ai un profil d’enseignant-chercheur. Je suis expert dans mon domaine. Maitre de Conférence. 
Mon N+1 ne supporte pas que mon N+2 me sollicite directement et me mette en avant.
(C’est ce qui a été dit à mon coach.)

Et que mon N+1 « me lâcherait si je continue… ». Continuer quoi ? Je ne comprends pas.
Surtout que je n’ai pas vraiment le sentiment d’être accompagné.

Ce dimanche soir, j’ai mal au ventre. Comme tous les dimanches soirs.

On me parlera de l’OM demain pour me brancher. Ca ne me fera pas grand chose...
Mais je me dis que je risque un peu plus. Quoi ? Aucune idée.

J’adore mon collectif. Mon travail. Sauf une personne. Qui veut avoir droit de vie et de mort sur moi.

J’ai été délégué syndical. Mais je n’ai jamais su me défendre. 
C’est bien ça qui est emmerdant.

Allez, je vais boire un coup.
Formule 1 ce soir.  Ça repart. Rendez-vous au premier virage…

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