mercredi 8 octobre 2008

Tag sur l'Europe

Pierre Catalan, européen convaincu, avait lancé une chaîne assez pertinente… L’ami kiwis Toréador a eu la gentillesse de me refiler le bébé.
La question est la suivante : « Quelle Europe voulez-vous en 2020? Quels doivent être les 4 priorités à mettre en œuvre dès aujourd’hui pour améliorer l’Europe, la rendre plus démocratique, plus compétitive, plus forte à l’international, plus en avant sur le développement durable, etc... »
Pas con comme chaîne, et drôlement d’actualité… Je vais essayer de me plier au jeu, même si le couillon que je suis aura du mal à répondre à toutes les questions…

J'y répondrai avec ma sensibilité. Celle d’un européen convaincu par l’idée d’une Europe forte et soutenu par une population européenne diverses d’histoires et de cultures fortes. Mais très sceptique quant à la méthode mise en œuvre pour justement construire cette Europe là…
D’où mon premier désir, fort :

1/ Ne pas avoir peur des peuples européens ; ne pas mépriser ceux qui ne partagent pas la méthode imposée par quelques huiles tout en haut.
Je reste extrêmement choqué par le mépris, voire la haine, déversé durant la campagne référendaire de 2005 pour ou contre la constitution européenne. Par le Président Chirac qui diabolisait celui qui disait « non » et dramatisait le référendum. Et par certains, favorables au vote "oui", qui insultaient littéralement ceux qui, comme moi, pensaient que certains points étaient perfectibles dans cette constitution, et d’autres franchement dangereux…
Cette volonté de transformer et caricaturer le débat entre d’un coté les gentils pour la construction européenne, et de l’autre forcément les méchants rétrogrades et limites fascisants, m'est insupportable.

Cela a notamment une conséquence, fâcheuse, celle d’éloigner les peuples de l’idée européenne. En interdisant tout débat : pourquoi discuter quand la seule issue de celui qui exprime un doute sur la méthode est de se faire insulter et traiter de réac anti-européen ?

L’Europe est une belle idée. Malheureusement galvaudée par ceux qui insultent et méprisent ce qui sont au moins autant européen qu’eux, mais qui proposent une méthode différente à celle actuellement employée… Pas meilleure peut être, mais qui a le mérite de poser des questions et de proposer un débat sur les moyens...

2/ Démocratiser l’Europe, et lui donner une réelle légitimité populaire.
Toréador définit ce point comme suit : « Respecter le vote des peuples et arrêter de se méfier des référendums ». C’est la base de tout : faire un ensemble sans l’assentiment des peuples, qui est dur à avoir c’est vrai, c’est prendre le risque de créer une nouvelle Union Soviétique. Certes bâtie sur des idées belles et généreuses, mais avec des méthodes contestables (et que l’on peut contester sans se faire insulter de réac ou de je ne sais quoi…).
J’ai trouvé par exemple choquant que certains se soient félicités, au nom de leur idée de l’Europe, que le président de la France se soit assis sur le vote populaire de 2005, pour faire passer (par une assemblée non représentative de la France en ce qui concerne l’idée européenne), la constitution européenne. Ce n’est pas une victoire de faire passer en force un texte, aussi bon soit il. Ce n’est jamais une victoire à long terme, car les blessures que l’on laisse dans la peau populaire ne se soignent pas facilement.

Donc sur ce point là, oui, il y a deux Europe chez ceux qui se considèrent Européens. Une qui se veut élitiste, et qui sur la base de belles et grandes idées tout à fait respectable, fait preuve de mépris vis-à-vis de toute parole différente. Et une qui se veut construite par et pour les peuples. Ca ira certes moins vites. Mais peut être cela sera plus solide.

Toréador parle souvent, en terme référendaire, de la « double majorité ». Un référendum européen qui se déroulerait, en même temps, dans toute l’Europe. Majorité des électeurs, mais aussi majorité des Etats. Une Europe des peuples, et une Europe des Nations, mêlées dans un même idéal : c’est ça que je veux.
Par une Europe de technocrate et de deux trois idéologues convaincus d’avoir raison sur tout et contre tout.

3/ Remettre un contrôle politique et populaire sur des instances telles la Commission, la Banque Centrale Européenne, la Cour de justice Européenne.
Ca fait poujado de dire cela : je l’assume. Mais je trouve scandaleux que le politique, et par son biais le peuple duquel il est issu, n’est aucun contrôle sur la BCE. Indépendance, non. Rien ne doit être indépendant du peuple duquel est issu chaque organe. Car personne ne possède cette intelligence quasi divine de plus savoir qu’un autre ce qui est bon pour l’ensemble. Et force est de constater que toutes les plus grandes écoles qui ont donné nos élites européennes sur la foi de jolis diplômes n’ont pas forcément donné de grandes compétences en « raison » et en « bon sens »…
Je ne parlerai pas de la Commission Européenne. Toréador parle à juste titre de « désidéologiser l’Europe ». Toujours en le citant, par exemple, « la Commission ne soit pas qu’une structure qui ne pense pas uniquement en termes de pourcentage de déficit et de libre-concurrence pure et parfaite ». Que rajouter à ce bon sens ?

J’ai la naïveté de penser que rapprocher ces instances du peuple mettra plus de pragmatisme dans les décisions.

4/ Une Europe non monolithique, respectant chacune des Nations, mais avançant à des rythmes divers. Une Europe respectant les nations.
Balladur parlait, en 1994’, d’une « Europe de cercles ». Pourquoi la France et Malte, par exemple, devraient ils avancer au même rythme ? La Finlande et la Grèce sont ils concernés par les mêmes problèmes, et doivent ils donc avoir des politiques exactement communes ? Ne peut on pas avoir des compétences partagés qu'à un certains nombres de pays ? Doit on tous manger la même chose, penser la même chose, vivre de la même manière ?
J’ai bien aimé la séquence que l’on a vu à propos de la crise. 4 états d’Europe qui parlaient d’une même voix. Oui, certains en sont exclus. Mais aurait il eu possibilité de parler à 27, quand on voit que d’autres pays prennent souverainement (et fort respectablement) d’autres options pour faire face à la crise ?

Chaffouin parle, par exemple, de stopper tout élargissement jusqu’en 2050. Oui, mais c’était aussi avant qu’il fallait y penser. Faire des fondations solides, puis élargir. Et on est à 27 sur un bateau sans fond et ensablé…

Quelque part, tout se tien. Absence de contrôle démocratique et de légitimité populaire, qui laisse les rênes de l’ensemble à quelques technocrates idéologues insultant et méprisant ceux qui osent émettre quelques réserves, et au final une Europe à 27 sans fond ni logique…
Au final, une Europe faible vis-à-vis de l’extérieur, et totalement grippé à l’intérieur.




Oh, j’ai le sentiment d’avoir peut être exprimé des sentiments d’une manière un peu cavalière. Mais j’en ai marre d’en entendre certains m’insulter quand j’estime que la construction européenne se passe peut être d’une manière contestable.
je suis convaincu (peut être est ce une erreur ?) que sans les peuples et leur assentiment, le ciment risque d’être beaucoup moins performant. L’insulte, qui est lancé comme telle, d’anti-européen, est aussi ridicule et insultante que celle de fasciste que lancerait un gauchiste sectaire à un électeur de droite. Le mépris n’a jamais fait avancer la société. Et l’Europe est une question qui mérite un vrai débat, et pas une censure idéologique qui, au final, risque d’enfanter une créature bien loin des espoirs des pères de l’Europe…

J’aurais voté oui à Maastricht en 1993’, m'opposant ainsi à des Pasqua et Seguin qui sont des personnes que j’apprécie personnellement (Dupont-Aignan n'était pas né à cette époque...). Et j’ai voté non en 2005. Et ces deux votes n’ont rien d’antinomiques, à moins de ne vouloir pas comprendre, de ne vouloir pas entendre. Ce faisant, je m’estime autant européen, quelque part plus même, que ceux qui prétendent posséder la connaissance réelle et ultime de comment celle-ci doit se construire. Sans les peuples, sans les états, sans personne au final ?



Ceci dit, une chaîne mérite d’être transmise. Celle-ci est plutôt jolie en plus. Mon copain gaulliste Arnaud Clément se fera un plaisir de répondre, je pense que je serai en phase avec lui sur beaucoup de points.
J’aimerais beaucoup lire aussi une européenne convaincue comme Romy (quand elle sera rentrée et en pleine forme bien sur ^^). Et les visions de filles plus à gauche que moi, Brigetoun et Cécile. La vision d’Eric, tombeur Wikien de Jean-Marc Morrandini, serait intéressante à lire aussi.
Enfin, totalement hors des sphères politiques, j’aimerais lire les visions de mes copines Alayia et Chibi. Et envoyer ce questionnaire dans cette péninsule nippone qui hante certains de mes rêves. Au pied du Mont Fuji, ça doit être sympa de lire la vision de l’Europe de mon copain Tinou

Merci du tag, copain Toréador.


PS : si les photos de Paris (coucou Général), de Londres et de Barcelone proviennent de mes honnêtes mains, j'ai piqué Rome et Bruxelles sur le divin site de photos Hebus. Bravo aux photographes.

mardi 7 octobre 2008

Mesurer son profil 2.0 sur Sociogeek

C'est la crise ! La bourse de Paris explose en plein vol, la veille d'une journée d'action - légitime - pour la défense d'un "travail décent".
En ce moment, l'examen de la loi instaurant le RSA est sérieusement chahuté, comme un pied de nez à la situation actuelle, et à la journée d'action en cours... Et une institutrice de 45 ans est retrouvée pendue, comme pour ajouter au glauque et franchement désespérant d'une situation actuelle démoralisante et n'appelant ni à l'optimisme, encore moins aux grands éclats de joie...
Ne pas connaitre le nom du père de l'enfant de Rachida Dati en devient tellement insignifiant, n'en déplaise à des néos sous-ministres voulant se rendre vulgairement intéressant... (soupir)

Pour autant, le monde du net regorge de trucs marrants et sympathiques. Sourire un peu, sur des conneries, c'est sympa.
Donc information glanée sur le forum SaintSeiya (que j'aime bien, même si...), merci Rincevent. Un test qui m'a amusé, pour mesurer son profil 2.0. Sociogeek que ça s'appelle : j'adore le nom. Tout un poème...

Alors une série de question amusante m'a donné un web appeal de 98% !!!!! Pétard, mes rencontres et expériences multiples sur le net, parfois m'ayant amené dans des murs de flammes tchernobyliennes qui font un peu bobo, m'a permis d'obtenir un sacré résultat.
Pourtant, je ne suis pas très aventurier parait il (peut être me suis je calmé...), et plutôt discret dans ce que je montre... Bon...



Je pourrais tagguer mon copains et copines, pour qu'ils fassent ce test. Mais je vous laisse le lien (ici). Amusez vous bien (et racontez nous).

Et vive les bêtises du web ^___^

dimanche 5 octobre 2008

Sur la route de la Sainte Baume, à Lirac

Il faisait beau samedi. Un joli temps pour aller faire du vélo. Partons donc en randonnée vers la Sainte Baume à Lirac...

Roquemaure d'abord, ses vignes en bordure de la nationale 580... Le jaune et le rouge commencent à prendre de l'importance.


Au loin, les pins de Saint Laurent, passage obligé pour passer d'est en ouest...

Mais parlons de la Sainte Beaume d'abord... Le très bon site "Gard Provencal" raconte, sur sa page concernant la Sainte Baume, l'histoire de Joseph Queyranne.
Ce monsieur Queyranne, nom de famille très présent autour de moi, jusque dans ma proche famille,eut trouvé dans les années 1700 (donc il y a longtemps longtemps) une statue de la vierge dans une grotte de l'arrière pays de Lirac. Ce monsieur, malade, se vue guérit de manière miraculeuse. Il fit donc une promesse : celle de venir vivre en ermite dans cette grotte. Pour remercier la Sainte Vierge. Il construit une chapelle et un ermitage dans cet endroit reculé.

Sauf que voilà, l'homme est homme. Et c'est cool d'avoir des potes pour boire des canons. Donc il retourna au village... Et ce dernier fit la promesse d'aller trois fois par an en pèlerinage à cet ermitage. Le pèlerinage de la Sainte Baume, que j'ai fait quelques fois dans ma tendre jeunesse...

Lirac. C'est aussi, et surtout, le vin. Une des cinq grands crus des côtes du Rhône septentrionales. Et à Lirac, y a mon ami (qui était à ma table hier soir) Brice Beaumont, un jeune vigneron qui fait un travail remarquable. Rhooo, il lui manque vraiment un site Internet, mais ce mec est la meilleure pub pour la viticulture. Compétence, chaleur, plaisir, et humilité. Et surtout, un travail exceptionnel servi par une réelle passion.

Merci pour nous, mais en s'arrêtant à la cave, on stoppe notre marche vers la Sainte Baume : continuons...

Lirac, on y arrive...

J'aime ce village de 700 habitants. Je suis fier d'être de ceux qui l'accueilleront, début 2009, dans la communauté de communes dans laquelle j'évolue. Je trouve en plus agréable de bosser avec les élus de ce village, dans laquelle j'ai tellement de souvenir d'enfance.

On parlait de vignes : nous sommes ici en pleine appelation Lirac. Des vignes jaunes et rouges à perte de vue. Les vendangeurs ont laissé place aux promeneurs et aux chasseurs. Je n'ai rien contre les chasseurs personnellement, qui ont même plutôt ma sympathie. Mais surtout, que j'aime leur toutou adorable avec leurs petites clochettes...

Et puis on laisse perdre notre regard vers ces couleurs d'automne, quand elle apparait au loin...

La Sainte Baume. Elle nous attend. Au sommet de la colline. Elle évoque facilement les maisons troglodytes de Bollène, un peu plus au Nord. Mais cette vigne automnale m'est si belle.

A ce moment là, on s'arêtte un peu. On se repose, on regarde. Avec les copains, on rigole, on prend des photos. Ils me préparent une surprise en ce moment, c'est sympa. Et le coin est agréable...

On monte la Sainte Baume, ou plutôt la colline. Dans l'effort cycliste, je n'ai pas pris le temps de prendre la photo de cette fameuse vierge à l'origine de tout.
Et bien sur, toujours là, au fond, le Mont Ventoux. C'est vrai que je me sens presque pas bien quand je n'ai plus une vue sur le géant de Provence, qu'on voit même depuis le bord de la Méditérannée...
Depuis le sommet de l'ermitage de la Sainte Baume, la vue est magnifique. Bien sur, comme un fil rouge de ce billet, les couleurs automnales... Ce n'est pas encore les forêts de flamme de fin octobre, quand ça rougeoit brulament.
Mais je le trouve joli, le vignoble de Lirac...
La ballade se termine, pas encore la journée. Le soir, Marseille battra Caen, poussivement mais efficacement. Allié à la défaite de Lyon, le weekend est plutôt bon sportivement...
Et puis la soirée du 4 Octobre se finira par un repas surprise, où quelques amis viendront me faire la surprise de me dire que je ne suis pas qu'un crétin, et qu'ils ne me détestent pas. Touchant, toujours, même si...

La promenade du weekend se termine. Ce matin, un copain triathlonien m'entraine par une petite sortie de course à pied d'une heure. Avec toutes les bouteilles de vin pétée la veille, j'assure mais là ce soir j'ai mal de partout. C'est bientôt l'heure de l'apéritif du dimanche soir, on s'en remettra.
Cela m'évitera de donner mon avis sur cette blague de"nouveau lycée" proposé par Darcos et l'Elysée... Faire disparaitre les mathématiques du tronc commun, cela m'apparait comme une connerie. Mais l'absence de physique chimie et d'histoire géo, cela me semble un scandale aussi fort que la suppression du redoublement. La période de crise n'autorise pourtant pas les meilleures conneries de ces apprentis sorciers qui veulent laisser une trace de leur passage à Grenelle, fusse t'elle désastreuse...

Allez, l'apéritif du dimanche soir m'appelle. Le weekend prochain, on se refait une ballade ?

vendredi 3 octobre 2008

Nostalgia, des ciels d'automne, et le reste...



Nostalgia, c'est le titre de cette chanson du groupe FictionJunction. J'ai déjà souvent évoqué la compositrice Yuki Kajiura. C'est son groupe à elle, Fiction Junction, et moi j'adore...

Nostalgia, c'est aussi une de mes chansons préférées. Et en cette entrée dans l'automne, pour moi, on ne serait à moins, d'être nostalgique. De pleins de choses, de pleins de lieux.
Mais en cette période de crise, ne parlons pas de soi. Inutile, indécent. Et regardons plutôt le ciel d'automne qui arrive sur la vallée rhodanienne...
Semaine bizarre... La crise, parait il... Enfin...

Quelques photos de ciel d'automne sur ma campagne. Une chanson que j'aime bien, et qui m'évoque pleins de choses... Et le reste... Soupir, le reste. Soupir...


mercredi 1 octobre 2008

Errare humanum est, perseverare...

La fierté mal placée, celle qui empêche à l'être humain d'avoir le courage de dire "je me suis trompé", sans aller jusqu'à présenter ses excuses. Cet orgueil qui devient arrogance et qui pourrit une société. Où un peu plus d'humilité, chez les hauts placés comme chez les "petits chefs" voire sans grades, permettrait peut être un de vivre un petit mieux dans notre société... Une société moins imbue d'elle même, plus humble, plus modeste...
L'humilité n'est pas forcément ni un défaut, encore moins un signe de faiblesse...

Sur ses soupirs, deux brèves...
* Jean-Marc Rouillan, action directe... Il pourrait retourner en prison, cela ne me dérangerait pas plus que ça. Mais Jean-Marc Rouillan ne regrette rien, surtout pas celui d'avoir tué. Ca m'horripile autant que cela m'effraie.
* Ségolène Royal non plus ne regrette rien. Ton plus léger, mais elle nous l'annonce : nous n'avons rien vu samedi soir ! "Les surpris vont devoir s'habituer" ! Poussant l'indécence à clamer que "beaucoup de gens modestes qui n'ont jamais accès au concert, ni au spectacle (...) sont repartis très heureux"...

J'avais pas la pèche ce matin. Ce soir, pas mieux...

mardi 30 septembre 2008

Fanatisme politique, le temps des idoles...

Billet écrit hier soir en fin de journée, que je ne diffuse qu'aujourd'hui. J'ai lu ce matin les très bons billets de mes copains Kiwis Toréador et Chaffouin, qui parlent aussi du Ségo show de samedi soir. Avec talent et humour, ils expriment leur malaise devant ce spectacle.
Deux excellents billets à lire pour ajouter de l'eau au moulin de ceux qui veulent de la vraie politique, et pas des spectacles de clown...

Je n'étais pas au courant de ce qui devait se passer samedi soir au Zénith de Paris... Et dimanche, devant ma télé, malade et fiévreux, j'ai vu... Un show de Ségolène Royal, qui aurait pu être Président de la République aujourd'hui. Un show, qui n'avait rien de politique. Ou si... Enfin, un prêcheur type Father Tom (voir vidéo de fin...) est ce un politique, au sens noble du terme ? Une prêtresse peut elle devenir Président de la République ?
Malaise. C'était mon sentiment, mon état. Pas dû uniquement à un début de fièvre. Sinon que je n'étais pas le seul malade...

Allez, on va être clair d'emblée, je n'apprécie pas la femme politique Ségolène Royal. Pas plus que je n'ai un amour fou pour ce que représente Nicolas Sarkozy d'ailleurs. Mais aujourd'hui plus que hier, je ne regrette pas de ne pas avoir voté Royal au deuxième tour. Pour pleins de raison, le show de samedi soir en est une, de raison.
J'en ai souvent parlé ici. Je trouve Ségolène Royal méchante, intolérante, sectaire, et surtout souffrant d'une insincérité remarquable. Menteuse, peut être pas jusque là, mais prêcher et prôner le contraire de ce que l'on fait et de ce que l'on pense, avec une morgue à la limite de la violente arrogance, je trouve ça dangereux quand on fait de la politique. Car cela fait, ça parmi d'autre, le lit des extrêmes.
Je ne parle pas de cette prétention incroyable de donner à qui le veut des leçons de morale après ne pas avoir montré une attitude irréprochable, notamment vis à vis de ceux qui ont travaillé pour elle.
En plus, Ségolène Royal n'aimait pas Dorothée et les dessins animés japonais. Forcément, ce point de désaccord fait que cela nous sera difficile d'être de bons amis :)

Enfin, cette facilité à toujours se poser en victime. Lors de son show de dimanche, ce passage était le clou du spectacle, et peut être le seul fond vraiment politique. Si, y avait la "fraternité", mais là encore est elle sincère en prônant cet amour du prochain ? Son passé semblerait prouver le contraire.
Se poser en victime, c'était le point principal de son discours... Une personne de droite, Sarkozy le premier, que n'aurait il reçu comme tombereau de purin si une vidéo l'avait montré violent et intolérant en séance du conseil régional, ou s'était fait condamné pour des attitudes contestables avec ses employés ? Royal a été attaqué pendant la campagne ? C'est vrai. Mais a elle mené, avec ses équipes, une campagne irréprochable là encore ?

Venons en au fond du show de samedi soir. Est ce de la politique ou de la folle idolâtrie ? Est elle une responsable politique ou une gourou clamant l'amour du prochain, la fraternité, et d'autres platitudes auxquelles elle même ne croit pas, mais qui ferait fureur dans l'Eglise des Miracles ? (XFiles saison 1, un excellent épisode au demeurant...). Ou de la Fraternité, c'était le leitmotiv de la soirée (ce passage m'a franchement foutu les jetons... Emmanuelli a parlé de secte, il n'était peut être pas si loin du truc...)
Si la politique doit se résumer, à présent, à ce qu'on a vu samedi soir, le monde n'est peut être pas près de sortir de la crise...

Oui, je sais, à droite c'est pas mieux que Royal. Et même que Sarkozy, il est d'un méchant, ouh... Mais je crois avoir suffisamment exprimé mon écoeurement quant aux méthodes politiques de l'UMP, du gouvernement, et de l'Elysée, pour permettre de soupirer devant ce qu'on a vu samedi soir au Zénith...
De soupirer, et de m'inquiéter surtout. Car je le répète : malaise était le mot qui résumait ce qui se passait dans ma tête au moment où j'ai vu "ça".

Après, il y a le PS, le vrai, le seul, l'unique... Et ce sondage que j'ai lu hier sur le Parisien. Oui, c'est laid les sondages, faut pas les lire, encore moins les commenter. Mais généralement, quand ça arrange une thèse (modeste) qu'on essaie de défendre, on les utilise. Et ceux qui font ça, ils demandent pas pardon comme moi. Alors désolé d'utiliser un sondage. Mais comme il n'est pas d'Opinion Way, l'institut de droite libérale et sarkozyste, bouh laid et vilain...

Donc question, à qui faites vous confiance pour sauver le monde de la crise qui risque de tout dévaster ? Bon, les citoyens français, en toute humilité, compte d'abord sur eux. Sans doute ont il vu un prêcheur à la Royal clamer un "aide toi, et le ciel t'aidera" tout efficace. Ensuite, les entreprises, l'Union Européenne aussi, font partis de ceux en qui les français auraient confiance.
Puis Sarkozy, non, c'est pas ça. C'est pas ça, mais c'est drôlement mieux que l'opposition de gauche. 67% ne feraient donc pas confiance à ce rassemblement qui va du démocratique et très tolérant Olivier Besancenot à l'idole Ségolène Royal.

Ce que je me dis, bêtement, c'est que ce n'est peut être pas ce genre de show et d'égocentrisme névrotique et indécent que les français attendent. Et outre le ridicule du spectacle de samedi soir, ce dernier tombait bien mal. A un moment où des salariés sont obligés d'aller à l'aide sociale pour manger, et où on se pose bien des questions sur où va le monde, était ce un stand up qu'on attendait de la part d'une personnalité politique de premier plan ?
Et que si la gauche est aussi peu crédible, la méthode Royal en est peut être pour quelque chose...
Et que si la gauche n'est pas crédible, si le gouvernement n'est pas jugé crédible, que reste t'il comme exutoire possible ? En supposant que Bayrou, pour l'instant, c'est pas tout à fait ça... Le 21 Avril 2002, ça ne rappelle rien à personne ?

J'espère que mes amis socialistes, pour la France, feront un choix pas trop mauvais. Sachant que Royal compte aller en 2012 avec une rose à la main, ou sans, mais elle ira...

Et j'espère que la politique, la noble, la belle, celle qui s'intéresse aux gens et à la vie de la cité, ça ne sera jamais ce qu'a fait Royal samedi soir.
Et que Father Tom ne restera longtemps qu'un sketch de l'admirable Grosse Emission de mes 20 ans...



PS : quand même merveilleux parti socialiste tolérant et humaniste... Et pauvre Michel Rocard... Rien à rajouter.

lundi 29 septembre 2008

De plus en plus de salariés ayant recours à l'aide alimentaire : soupir sur un travail qui ne rapporte plus...

Comme un écho à mon avant dernier billet, très égocentré sur mon ridicule nombril.
8% de bénéficiaire en plus à l'aide alimentaire. Un fait, déjà scandaleux, de voir que des êtres humains peuvent avoir faim dans notre pays. Et ce qui me révolte, c'est de voir les chiffres. 15 % de salariés dans les bénéficiaires de l'aide alimentaire, et 14 % de retraités. Des gens qui travaillent, ou ont travaillé, et qui ont du mal à vivre du fruit de leur activité...

Sujet mainte et mainte fois traité, la pauvreté des travailleurs, et la paupérisation d'une société française qui voit sa 'classe moyenne', celle qui bosse, s'enfoncer... Tout le monde l'a dit, tout le monde le regrette. Je ne fais rien de plus qu'ajouter une goutte dans cette mer de soupir.

Se positionner à gauche et à droite ne veut ensuite plus dire grand chose... Sous la gauche, la pauvreté à continuer à progresser en France. Et cette progression ne s'est pas ralentie sous la droite. Donc le résultat est assez similaire.
Je me considère pourtant de droite, car je trouve insupportable que le travail que l'on fait ou que l'on a fait, durant sa vie, ne permette pas de pouvoir vivre décemment. Peut être est ce que choquant, mais la pauvreté du travailleur me révolte plus que celle du non actif, quand bien même le frisson me parcourant l'échine reste le même...

Alors on parle ici et là du RSA. Je trouve l'idée bonne, car je considère que le travail doit rapporter plus à la personne que la non activité. C'est con, c'est basique, mais je ne peux pas imaginer l'inverse, ce qui est souvent le cas. On entend ici et là des voix s'élevant contre le CSA, ici un billet du pas trop bête Michel Godet qui dénonce les effets pervers du RSA.
Je le lis. Si je considère que la trop de solidarité tue la solidarité quand elle ne permet pas au bénéficiaire de s'en sortir de lui même et par lui même, je trouve qu'aider la personne à travailler est une bonne chose. Même si, comme Michel Godet, je regrette que la formation professionnelle de la personne soit trop souvent absente des projets de retour à l'activité des non actifs. Former la personne, lui donner des compétences et les moyens d'être performants, pour lui même et la société, ça me parait important.

Malgré delà, on lit ici et là les articles sur les salariés de Carrefour qui doivent faire leurs courses à Lidl, parce que les yaourths sont trop chers en rayon de leur magasin... On voit des retraités qui ont travaillé toutes leurs vies, se levant tôt le matin le samedi et le dimanche, et qui touchent une indécente retraite de misère.
Mes grands parents, commerçants de village durant toute leur vie. Mes beaux parents, qui se levaient samedi, dimanche et jour de Noel, à 3 heures du matin pour préparer les saucissons... Et un système de retraite qui ne leur donne rien : où est vraiment la solidarité quand ceux qui ont travaillé ne peuvent bénéficier, en retour, d'un remerciement décent de la société ?

On pourrait en soupirer des heures... Mais je voulais simplement contrebalancer le soupir personnel, et sans doute un peu bête, de jeudi soir. Savoir qu'on est un privilégié permet de garder une tête froide. Et de garder intact une soif de révolte, devant une société inique qui crée de nouvelles inégalités...
Que l'opposition de gauche ne risquera pas de changer, étant obnubilée par ce nombrilisme rémois déplorable. Et qu'une majorité actuelle semble loin de pouvoir modifier, mais le pouvoir d'achat des gens qui bossent, est ce vraiment une priorité ? Durant la campagne présidentielle, on aurait pu le croire pourtant... On aurait pu le croire...

PS : à lire aussi une interview intitulé "le cadre n'encadre plus rien", qui rajoute au soupir global...
Et en plus de l'excellent blog (un peu en sommeil en ce moment) Equilibre Précaire, l'article sur le livre intitulé "La France des travailleurs pauvres", que j'essaierai de me procurer à la bibliothèque... Pour soupirer un peu plus, en toute connaissance de cause... (soupir)
PS bis : image tiré d'un numéro du Parisien de la semaine dernière... J'aime de plus en plus ce journal...

samedi 27 septembre 2008

Courir sur les hauteurs de Saint Chamond - ballade du weekend...

Je courrais tranquillement sur les hauteurs de Saint Chamond. J'entrais dans le sous bois avant la ville quand cette chanson de Cabrel est arrivé dans mes oreilles via mon Archos...

Falconette m'a avoué hier que "le Chène Liège" de Cabrel était peut être sa chanson préférée du dernier album. Je ne sais pas si j'en ai une de son dernier opus, que je trouve toujours mieux que le précédent (mais Cabrel c'est toujours mieux d'un album sur l'autre...), mais cette chanson allait à merveille avec le paysage.
Je venais de quitter les près à vaches et les pâturages pour entrer dans le sous bois. Bientôt une heure que je courrais, il me fallait rentrer. Mais j'étais bien, presque léger. Plein de choses en tête, comme toujours, mais l'effort dans des jolis paysages font que des ailes semblent pousser, et les soucis partent au loin...

Et on parle de chêne liège, de ces croyances et personnes influentes qui dirigent le monde... Mais comme on court, on se dit qu'on y pensera plus tard.
Un billet sans grand intérêt. Dont le seul but est de proposer quelques jolies photos de paysages qui entrent dans l'automne. Nous sommes sur les hauts de Saint Chamond, au Nord. De l'autre coté, nous avons le Pilat. Là, nous sommes dans le début des Monts du lyonnais. Je les traverserai tout à l'heure : 30 ans d'amis de promotion dans qui seront fêtés (eux...) dans le Beaujolais.

Donc courrons un peu, avant de manger et boire ce soir... Du sport pour parer aux excès, tout un programme...
Des champs, des vaches, des pâturages. Ca sent bon la paille, le fumier, la terre retournée... En plus, il fait beau, encore. Pourtant, l'autoroute est à quelques mètres plus bas. Et le centre ville de Saint Chamond, dont le calme et la propreté ne sont pas les qualités principales, et à quelques minutes... Et à peine plus loin, le centre ville d'un Saint Etienne qui s'inquiète pour son équipe de football.

Et nous sommes en pleine nature, à deux pas des villes. Qui avait parlé de mettre les villes à la campagne ? Nous y sommes là. Dans le Forez.
Bien sur, courir n'empêche pas de réfléchir, au contraire. Souvent, pendant mes petits joggings, j'imagine le prochain billet sur ce modeste blog. Je me vois en conseil communautaire ou municipal, défendre une proposition dûment pensée pendant une sortie dans la nature. Je débats intérieurement avec un supérieur hiérarchique ou un collègue de travail ou de mairie. Et j'adore ça.

Et bien sur, je retrouve sur la route des personnes que je connais un peu... De la même famille plutôt... Des ânes.
C'est triste pour ces si belles bêtes, qui le sont souvent moins que ceux que l'on gratifie de ce joli qualificatif. Les blogs et forums en regorgent, des ânes. Certains sont considérés comme trolls, d'autres par contre se considèrent arrogament comme des gourous en puissance, ou des "journalistes citoyens" pour reprendre un coup de gueule de la très bonne Clara Dupont-Monod dans "On refait le Monde".
Et j'en côtoie régulièrement. Dans mes activités professionnelles ou extra professionnelles. Toujours une constante : immense arrogance, d'être plus intelligent que toi, plus valable que toi, plus "personne importante pour la société" que toi, qui n'est qu'un pauvre con qui ne sert à rien...

Et parfois, ils ont des idées sur tout, et surtout des idées comme dirait le philosophe à salopette... Des des idées tranchées. Qui n'appellent à aucune discussion. Mais est ce vraiment pertinent de discuter avec des ânes ?
Avec ceux là, oui... Ceux sont des belles bêtes...
Laissons là mes amis les ânes, sans doute en suis je un quelque part aussi, pour finir ma petite ballade matinale. On arrive toujours, au final, là où nous sommes partis. Saint Chamond.

Je trouve que Saint Chamond est une vilaine ville. Urbanisation folle; incontrôlée, hétérogène, sans liant. Pourtant, il existe le vieux Saint Chamond. Pas très grand, le centre historique autour de la petite et pas franchement folichonne église Saint Edmond, qui a donné le nom de la ville.
Et donc sur les hauteurs, quelque part, une vue sur la ville qui la rend presque belle. Parce qu'une ville n'est jamais finalement moche : c'est une ville. Et ça a une certaine beauté, une ville, quand on la voit de haut.
Encore plus belle quand on sait qu'on a laissé derrière soit des jolis paysages de campagne. Et définitivement agréable quand on considère que cette ville nous a quelque part un peu accueilli chez elle... Et qu'on s'y considère, même si ce n'était pas forcément gagné, un peu ici chez soit.

Pour finir le samedi, avant la fête de ce soir, une petite photo du Faucon devant un Liverpool - Everton (0 - 0 à la mi-temps, c'est bof) sur Canal +. Avec un PC portable, le sien, sur les genoux. Et un WiFi qui tourne à plein tube.

On est bien quand même... On est bien, même si...

jeudi 25 septembre 2008

Management par la rancune (2) - Application concrète...

Billet court. Rappel d'un billet que j'avais écrit y a déjà 9 mois, en début d'année. "Management par la rancune" était le titre. Carolis et l'attitude de Sarkozy vis à vis de ce Chiraquien historique en était le thème.

J'avais cet après-midi un conseil inter-municipal, quel joli terme pour désigner cette structure dont je suis un des vices présidents. Un mandat qui m'offre à la fois une joie réelle et une fierté qui se sublime quand je vois mes grands parents heureux de me demander des "choses" sur les communes qui constituent cette communauté intercommunale...
Et dans ce mandat, j'ai notamment en charge le personnel. C'était l'aprés-midi, j'étais un peu chef.

Le matin, je n'étais qu'un simple cadre salarié. A qui on venait de refuser une mutation. Suite à une réorganisation dont les effets m'ont plutôt été douloureux, mon ancienne direction voulait me récupérer. Un poste sur mesure, crée un peu pour moi.
Mais non, ma direction actuelle, avec laquelle cela ne se passe pas très très bien, et qui est à 200 km de mon actuel lieu de boulot, a dit non. Tu restes. Refusant de signer l'acte de mutation.
Management par la rancune. Parce que ceux ne sont pas mes compétences qui sont louées par un tel acte, loin de là. Mais simplement parce que les "gens comme moi, il faut les mater", ceci dit en résumé rapide. Manager par la rancune et la rigidité, quitte à laisser se développer cette amertume dans le ventre, celle qui fait que "les cadres sont passés de la coke aux calmants"...

Oh, je n'irai pas plus loin. J'ai un boulot, bien payé en plus, pas inintéressant, et avec une assurance de l'emploi. Donc je suis tout sauf à plaindre. Je suis un privilégié, je m'en rend compte tous les matins en me levant, même si des fois c'est dur.
Mon soupir sera donc de courte durée. Parce que je n'ai pas tant le droit que ça de soupirer...

Pensons à la Côte Basque un peu... Bidart est un si beau village, soupir... Soupir quand même...



mardi 23 septembre 2008

Les journaux relatent de bien tristes nouvelles - Billet noir

Certaines journées pondent des nouvelles qui laissent un goût amer, dans une gorge déjà bien sèche... Rien à dire aujourd'hui, sinon mettre en avant ces deux nouvelles qui, personnellement, me touchent. Désolé Rubin, je ferai ton tag (que j'ai commencé) plus tard dans le semaine... (ton tag est intéressant en plus).

"Que pouvais je faire de plus ?". Politiquement, je trouve que ce genre de phrase est une erreur grave, surtout quand on est au pouvoir... Quand c'est un procureur qui s'exprime de la sorte suite à un fait divers que je trouve dramatique, je trouve ça... Les deux jeunes filles qui se sont suicidées à Toul, suite à une rencontre sur Internet, voilà une nouvelle qui m'a touché. Pour pleins de raisons, pas très pertinentes à développer ici.
Mais qu'un procureur vienne ensuite se laver les mains en public de ce drame... Non, dés fois, le silence, ne rien dire, c'est tellement mieux. Moins désagréable, le gout laisser dans la bouche.

Après, toutes les nouvelles paraissent à pleurer. Bien sur ce weekend, le professeur qui se suicide, ce weekend dans l'Aisne... Évidemment, on repense à Berlaimont, et à ces parents à baffer... Et à cette société qui déresponsabilise jusqu'à ses propres enfants...

Dans la même journée, il est évoqué le "rapport qui mesure la déprime des français"... y a t'il besoin d'avoir des rapports de fait pour se rendre compte qu'il y a des maux pernicieux et ravageurs, que l'on préfère ne pas voir : il est tellement plus profitable de taxer le vin, le tabac, les produits sucrés...

Et quelque part, mon coté poujado de base qui ne regrette finalement pas d'avoir fait une école d'ingénieur plutôt que le science politique dont je rêvais étant enfant ne peut s'empêcher de mettre toutes ces news en parallèle avec l'évènement de la fin de journée. Non, ce n'est pas ce nouveau qui dit que mes amis et collègues cadres préfèrent les calmants à la coke. Personnellement, je n'ai jamais pris le second, et j'ai cessé les premiers voilà deux ans. Ca va mieux, merci bien. Le vin et la course à pied sont tellement plus profitables à l'organisme, même si des fois on sentirait qu'on a vraiment besoin d'une aide un peu spéciale et spécieuse...

Non, c'est bien sur l'inénarable PS, qui pendant que l'économie mondiale se casse la gueule, pendant que les industriels enfilent avec le sourire les consommateurs, pendant que le moral de nos compatriotes se déchaine, continuer à jouer au jeu de crétin de savoir qui de la droite ou de la gauche est "la plus con du monde". Je donnerai une préférence au second en ce moment.
Donc le France qui travaille et qui a déjà du mal en ce 23 du mois lit, les yeux ébahis, la dépêche du jour : Moscovici choisi Delanoé ! Ben merde alors...

Le mois d'Avril 2002 n'a pas été marquant que pour ma pauvre et bien ridicule modeste vie. Pour la France aussi. Mais visiblement si je me souviens toujours, comme une brulure qui ne se calme jamais, l'entre deux tours des présidentielles, la France dirigeante et politique semble l'avoir oublié...
La déprime des français, le manque d'optimisme en un avenir meilleurs, et si le PS et l'UMP en était un peu responsable ? Une question, comme ça... Quand je vois le cirque de cette grand messe socialo - socialiste, où la gauche parle à une toute petite partie de la gauche, où on utilise frigo et techno parade pour parler de la France, je me dis que le successeur de Le Pen et que son frère Besancenot n'ont aucun soucis à se faire.

Avril 2002 - Avril 2012, dix ans. Quoi entre ? Des suicides sur Internet et une hausse vertigineuse de la consommation de médicaments ! Désolé du billet pas marrant, mais pas envie de rire ce soir.
Un suppo, à défaut de calmant, et au lit. Demain sera un autre jour...