"Merci papa". C'est le mot que j'ai eu de Bébé2 quand j'ai mis en route son nouvel iPhone. Un X comme le précédent, qu'il a cassé en chahutant avec son frère. Ecran tactile avec deux jolies barres méchantes qui le rendait difficilement utilisable…
Allez, je suis allé sur Backmarket sans rien dire, et pendant qu'il était pas là j'ai fait la configuration.
Et tout à l'heure il a eu la surprise de voir son téléphone sans l'écran tactile moche. Neuf. Il est venu me voir et il a compris. "Merci papa" et un gâté…
Je voulais piquer à son grand frère et à lui des sous sur leur livret A pour payer leur connerie. Vu que les intérêts, c'est que c'est mes sous à moi qui travaillent, je récupère mon bien. Mais finalement même pas. Son grand frère est parti une semaine en stage de Hand à Mende. Et Bébé2 partira demain avec mes parents à Merlette voir le tour de France.
Et moi ?
Séance coaching tripartite avec mon N+1 et le coach. Avec des choses dures à dire et à entendre. Dont une chose : mon N+1 n'a aucun retour positif sur mon travail mais quelques reproches (j'ai un positionnement transverse et les mercis, je les ai mais pas ma hiérarchie).
Travail pas si mauvais puisque j'en ai beaucoup - trop ? - de sollicitations, d'expertises. Mais elle n'écoute que les rares trains qui n'arrivent pas à l'heure et en fait un jugement violent pour moi.
Hier soir, j'avais les larmes aux yeux en disant que je travaillais finalement pour rien. Pour la gloire. Puisque mon N+1 ne m'avancera pas et ne voit pas mon travail.
Est ce grave ? Nicolas est mort, la mère de ma meilleure amie (mon premier amour) a fait un AVC, des membres de ma famille ne me parlent plus… Et le boulot me rend triste...
J'ai une réunion ultra importante cette semaine avec la direction de mon unité opérationnelle, sur un sujet que je pensais avoir bien traité (mais pour ma chef "c'était poussif"...).
J'avais écrit en début de saison un billet sur l'égo, le besoin de reconnaissance. Pas d'affection ou d'amour. Non, déjà reconnaissance. Dans mon boulot, je ne l'ai pas de la personne qui a un droit important sur ma carrière. Je ne peux pas forcer quelqu'un à reconnaître mon travail, même si c'est mon supérieur hiérarchique direct... seul le travail le fera. Le regard des autres.
Le "merci papa" vaut plein de choses…
Heureusement que j'ai mes enfants…

Les enfants sont le vrai bonheur de cette vie. Sinon j’ai acheté aussi mon Nexus 8 sur backmarket et je suis assez content de mon achat avec le recul.
RépondreSupprimerBackmarket c'est très bien. Les enfants aussi
SupprimerIl y a eu une période, qui incluait aussi des problèmes avec une hiérarchie débile, où mes enfants ont été le meilleur antidépresseur qui soit en effet.
RépondreSupprimerJe pense que c'est eux qui me remettent les idées à l'endroit. L'absurdie professionnelle est quelque chose d'incroyable. Mais tu as eu un courage qui m'interroge : être salarié est protecteur mais il oblige parfois à supporter de l'insupportable.
SupprimerIl faut du courage, des idées, de la volonté. Je n'ai rien de tout cela.
Mais des enfants supers. Et un beau noyau familial. (le nucléaire)
Bof, c'est facile d'avoir du courage quand on a un conjoint qui a un bon salaire, ce qui m'a permis de tout envoyer péter! Mais il y a des signaux d'alerte prioritaire, quand le boulot déteint tellement sur le mental que c'est la boule au ventre dès le dimanche après-midi et que l'entourage commence à dire tu deviens irritable et pas agréable...c'est le signe qu'il faut partir se mettre à l'abri. Rien n'est prioritaire sur la santé mentale et l'équilibre familial.
SupprimerTu as tellement raison sur les priorités, et sur cette boule le dimanche.
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