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samedi 17 octobre 2026

Le stagiaire a plié un match

Je n’ai pas encore parlé de l’écrasante victoire du stagiaire à la primaire à 15 €. 
Écrasante par le score : 66 %. Beaucoup moins par le nombre : 120 787 votants.. La précieuse du Poitou a reçu une claque, mais quand même des gens ont payé 15 € pour voter pour elle : je reste impressionné. 

Je suis quand même surpris. Certaines mauvaises voix parlent d'une élection plus bobo que prolo, mais 66% donne de l'élan. 

Je pense que Mélenchon lui fera subir le même genre de combat, mais puissance exponentielle. Il ose davantage, attaque plus frontalement et n’a aucun problème à aller au contact et à faire du sale. C'est mon pronostic, pas une vérité. 

Glucksmann a un défaut : c'est un Macron bis. Moins start up nation, mais sa phrase "qu’il se sentait culturellement plus chez lui à New York ou Berlin qu’en Picardie et que c'était ça le problème" lui fera du mal. Je ne pense pas qu'il fera des gros scores hors des agglomérations. 

Cette candidature pose surtout un problème à deux personnes. 
Gabriel Attal d’abord, bébé Macron : je ne vois pas Retailleau et lui dans le même couloir, alors qu’Attal et Glucksmann vont chercher une partie des mêmes électeurs modérés, urbains et pro-européens. François Hollande ensuite. Mais Hollande est suffisamment vieux renard malin pour que je me garde bien de l’enterrer

Et là, Glucksmann m’a donné une image incroyable. Je pense à Olivier Faure et au PS : participer à une primaire qui finit par désigner comme candidat quelqu’un qui n’est même pas socialiste…

C’est le cocu qui paie la chambre d’hôtel.
Le stagiaire a gagné. Et le PS, lui, a réussi à organiser une partie de sa propre mise à l’écart. Champion les artistes

La suite au prochain épisode.

lundi 4 mai 2026

Attal, ou le Brutus successeur

Je ne vis pas les plus beaux moments de ma vie.

Conflit de loyauté. Impression d’être pris dans un système.

Alors j’écoute sur YouTube des doudous musicaux.
En ce moment, c’est “Le Successeur” de Sardou.

J’avais envie de répondre au très joli billet de Juliette, sur le sparadrap.
C’est facile d’avoir été porté par Macron et de le lyncher ensuite. Léché, puis lynché. C’est presque devenu un sport.
Et, paradoxalement, ça me donne envie de le défendre, Macron...

Le Namek du Havre — on y reviendra — je ne pourrai pas. 
Édouard Philippe, pour moi, c’est la trahison pour un premier plat de soupe. Celui qui s’est couché à Notre-Dame-des-Landes.
Celui qui a vu naître les Gilets jaunes.
Il lui reste une barbe blanche — j’ai la même — et un honnête “je ne sais pas” pendant le Covid. C’est peu.

Gabriel Attal, lui, pense avec modestie — sans avoir connu le cadre de vie de 99 % des Français — savoir comment gouverner la France. 
Moi je me sens capable de mettre l'OM en demi finale de Ligue des Champions. 
Allons y, 

Je n’ai pas lu son livre. Juste les extraits du Point. Et j’ai vu.

Ségolène Royal disait : “je suis une femme, donc…” Non. Être une femme ne veut rien dire en soi.

Gabriel Attal dit, à sa manière : “je suis homosexuel, donc…" Non plus. Cela ne dit rien du reste. Et que Pascal Praud ait su avant toi la dissolution ne te rends pas propre comme un sou neuf. 

J’écris ces lignes pendant que YouTube me lance “Nous nous reverrons un jour ou l’autre” — Aznavour, Le Luron.

Si j’avais Gabriel Attal en face de moi, je lui dirais ceci :le collège et le lycée sont des épreuves, pour beaucoup.
Que l’on soit dans un beau quartier de Paris ou dans un village du Gard.

Lui, parce qu’il est homosexuel. Moi, parce que j’étais gros et bègue.

Au final, nous n’avons pas si mal raté nos vies.

Alors arrêtons de pleurer.

Et surtout — Édouard, Gabriel — arrêtez de cracher sur celui grâce à qui vous existez aujourd’hui.

Soyez dignes. La loyauté, ce n’est pas compliqué. Mais ça se voit quand elle n’est plus là.

Gabriel (pas mon fil mais Attal) bienvenu dans mon Falconverse !