samedi 31 janvier 2026

Chauve souris enragée à Bruges et l'OM

Un billet sur l'OM avant Paris FC - OM...

Un philosophe a indiqué que nous avons une chance sur dix millions de se faire mordre par une chauve-souris enragée. C'est pas moi qui le dit, c'est des scientifiques du niveau de JM Bigard. 
Il y avait une probabilité de 0.00005 que Marseille se fasse éliminer de la Ligue des Champions par ce scénario à la con du match perdu 3-0 qui te qualifie mais un but inscrit par un goal à la 98eme minutes à 2000 bornes de là qui te sort.

Il y a des soirs de football où tu te dis que le mot "destin" est un concept fumeux inventé par des journalistes à court d’angles.
Et puis il y a des soirs comme celui-là.

Je reste sur le destin. Dans son livre posthume, Didier Roustan se demandait quelle était la probabilité conjointe : 
  • qu'un défenseur qui ne marque jamais (Thuram) marque deux fois en demi, 
  • que le meilleurs joueurs brésilien (Ronaldo) fasse une crise d'épilepsie 12 heures avant le match, 
  • que Zidane qui n'a jamais marqué de la tête marque deux fois ? 

Sacré alignement de planètes.

L’OM est éliminé de la Ligue des champions sur un scénario tellement improbable qu’il en devient presque élégant dans sa cruauté. Pas un hold-up (ils ont été mauvais), pas un scandale, pas une injustice flagrante. Non. Une suite d’événements parfaitement logiques (ils ont été mauvais bis)… mais statistiquement absurdes.

La probabilité de ce scénario exact qui élimine Marseille était estimée à 0,00005 %. Zéro virgule zéro zéro zéro zéro cinq. La chauve souris enragée qui arrive alors que tu sirotes ton thé sans rien demander à personne. 
Après, je ne sais comment et sur quelle base mathématique a été calculée cette probabilité. 

Y avait une autre statistique. Avant le match, Marseille avait 94% de chance de se qualifier. Et bim... 

Autrement dit : ça n'aurait pas du arriver. Ou alors une fois sur un nombre de saisons supérieur à l’espérance de vie d’un supporter marseillais en bonne santé mentale. Et pourtant, c’est arrivé.

C’est là que les mathématiques deviennent cruelles.
La statistique ne dit pas “c’est impossible”. Elle dit simplement “c’est très peu probable”. Et le football, ce salaud magnifique, adore se glisser précisément dans cet interstice.

On peut expliquer le scénario, le découper, le rationaliser après coup. Une branlée à Bruges. Un gardien qui marque ailleurs. Une seconde qui bascule.
Chaque événement pris isolément est banal. C’est leur enchaînement qui devient monstrueux.

Les mathématiques nous apprennent que même les événements les plus improbables finissent par se produire… à condition d’attendre assez longtemps.

Le problème, quand on est supporter de l’OM, c’est qu’on a parfois l’impression d’être le laboratoire expérimental préféré de la loi des grands nombres.

Ce n’est pas une injustice cosmique. ni un complot. Encore moins une malédiction. C’est une réalisation statistique. C'est l'OM gros !

Et quelque part, un mathématicien sourit. Pendant que le supporter, lui, cherche encore où il a rangé sa dignité européenne.

Après, je crois qu'après sa victoire 4-0 contre Barcelone à l'aller, le PSG avait 99% de se qualifier. Puis remontada... L'année suivante, 3-1 à Manchester à l'extérieur, statistiquement parfait. Et non, encore raté.
Si dans 10 ans on fini champions d'Europe, on se rappellera affectueusement de la chauve souris enragée de Bruges. 

Maintenant on se met devant Paris FC - OM... En priant...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Bienvenue dans ma maison.

Ici, Le respect qui accompagne la critique et le débat est le bienvenu. Insulte ou attaque personnelle (sur moi ou autres) non. Et il est interdit de venir casser les couilles du taulier que je suis (et des autres commentateurs).

Anonymes, tu es le bienvenue avec une signature. Sinon, non :)
C'est bien de savoir avec qui on discute