mardi 19 mai 2026

Intelligence (pas qu'artificielle)

L'intelligence artificielle est un prétexte génial pour parler de l'intelligence.

Je suis en train de lire le dernier Bernard Minier, Rupture, qui met en avant son héroine Lucia de la Gardia Civil de Madrid. Et un Elon Musk plus vrai que nature. Là aussi on parle du "POTUS orange" (je pensais que j'étais le premier mais non, Bernard Minier l'a fait aussi). Forcément le Musk (Milton Gail dans Rupture) parle de ce progrès fascinant.

Pas de spoil (j'en suis à la moitié). Mais très intéressants les discussions philosophiques du l'IA, et technique aussi. 

Altman en prend pour son grade. A un moment, Gail part sur une critique pertinente sur l'IA. Alors qu'il faut pour chatGPT voir un milliard de chat pour savoir que c'est un chat, avec 98% de fiabilité, il faut à un jeune enfant voir deux ou trois fois un chat pour savoir que c'est un chat et pas une girafe. ChatGPT fera pas contre des calculs que je ne ferai pas (comme quoi chacun ses qualités)

L'IA n'est pas qu'elle remplace l'homme. Elle révèle ce qu'il a de particulier. Plus les machines progressent, plus certaines facultés humaines deviennent visibles : l'intuition, l'humour, l'expérience, le jugement ou encore la capacité à comprendre beaucoup avec très peu d'informations.

Cela colle avec l'utilisation que je fais de l'IA (ChatGPT essentiellement). Un outil, qui ne servira à rien si je ne sais pas ce que j'y demande. Et qui me facilitera la vie. 

Par contre, autant ChatGPT va me générer une image sympa, moi qui n'ait jamais su dessiner. Autant je n'ai pas besoin / envie de ChatGPT pour écrire un billet. Ca, c'est mon "art" (#jemekiffe), mon talent (#jemesurkiffe). Je le garde. 
Mais pour mettre Bayrou en Ronflex de Pau, j'ai besoin de Chat GPT... (même si Pau n'a plus besoin de Bayrou). 

À mon avis, les discussions les plus intéressantes sur l'IA dans les dix prochaines années ne porteront pas principalement sur les modèles, les puces ou les algorithmes. Mais sur des questions "philosophiques", éthiques. 

Elles porteront sur des questions comme :
  • Qu'est-ce qu'une décision ?
  • Qu'est-ce qu'une preuve ?
  • Qu'est-ce qu'une responsabilité ?
  • Qu'est-ce qu'une relation ?
  • Qu'est-ce qu'apprendre ?
  • Qu'est-ce qu'être créatif ?

Ce sont des questions aussi anciennes qu'Aristote ou Montaigne. Simplement, l'IA nous oblige à les reposer sous une lumière nouvelle.

Je me suis posé une question à la lecture d'un article du Point qui parlait du nouveau générateur d'image de ChatGPT. Avec une question : "peut on croire ce que l'on voit puisqu'on peut générer de la fausse information ?". 
Se poser la question c'est aussi oublier que Photoshop existe depuis les années 1990 mais oui, il fallait l'art de l'humain pour faire le "fake". il fallait des compétences techniques alors qu’aujourd’hui une phrase, un prompt, suffit à fabriquer une scène impossible.

Je me suis posé la question : quand je demande à ChatGPT de me caricaturer Lecornu en poussin, Macron en chevalier d'or, Attal en petit chevalier ou Retailleau en personnage de Bleach, est ce que je crée du "faux" ? 

Ma réponse à moi : mon Falconverse est mon Plantu à moi, mais je ne suis pas Plantu. 
C'est une satire, plutôt gentille (même quand je mets Mélenchon avec des vrais méchants, je le fais avec bienveillance, je ne suis pas méchant...). Elle m'amuse moi. 

Ne nous interrogeons pas seulement sur l’intelligence artificielle. Revenons à l’intelligence.
C’est sûr, il en manque un peu en ce moment.
L’artificielle n’est souvent qu’un prétexte pour revenir aux grandes questions humaines. Et celles-là ne se démodent jamais. Avec ou sans ChatGPT.

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