j’ai appris un modèle à quatre émotions primaires. Claires comme de l'eau de roche.
- - La Joie
- - La Peur
- - La Tristesse
- - La Colère.
Disney a rajouté le dégout dans vice et versa. Ekman le dégout et la surprise. Je crois que d'autres modèles parlent de 8 émotions primaires. J'aime bien le modèle à 4 car on peut faire des mélanges...
Et comme le violet est un mélange de couleur, j'imagine (je n'ai pas poussé la réflexion aussi loin) que des pensées comme la honte, la jalousie, la rancœur, sont des mélanges.
Me concernant, je serais injuste de dire que je n'ai pas de joie. Mes enfants me l'apportent. Le grand est blessé, le petit est adorable, et Falconette. J'ai des amis. J'ai des piliers.
Par contre, les trois autres sentiments m'ont dévoré. J'allais dire sur ces deux semaines d'arrêt (en fait lundi j'étais administrativement en arrêt et je suis allé bosser, c'est con j'ai pris des charges…).
J'ai appris deux trois trucs. La tristesse d'abord. Ne jamais aller aider quelqu'un qui est triste s'il n'a rien demandé. Et surtout pas en lui disant "ce n'est pas grave".
Je m'explique… Dans mon monde, j'ai un trièdre que j'alimente tous les matins et soir : énergie / motivation / black dog (moral). Si je suis à 1/1/1 c'est que Falconette ou les enfants vont mal. Ce que je vis, c'est 2 ou 3...
Quelqu'un qui a perdu un ami, un parent… Si je vais lui dire "ne sois pas triste"... Et que je lui dit que demain il fera soleil, et toute connerie de ce genre, que fais je ? Est ce que je me fais du bien à moi ? Est ce que j'aide la personne qui est triste ?
La personne en colère. Aller lui parler ? Oui, on va se prendre une charge d'Aiola le chevalier du Lion. On aura pris des coups, on n'aura rien réglé.
La peur je ne sais p comment gérer la peur de quelqu'un. Surtout que la peur peut être sur des choses mesurables et touchables, ou sur des choses évanescentes. Et aussi, on peut avoir peur sur des choses sur lesquels on a de l'action, et d'autres non.
Aujourd'hui j'ai peur. Professionnellement je suis en danger +++.
Exemple : j'ai peur que l'OM ne prenne un baillon boule contre Olympiakos en Coupe d'Europe ce jeudi. Que certains aiment le bâillon-boule et le fouet (mmm vas y j'ai été vilaine frappe moi) c'est pas l'objet du billet. J'ai peur de quelque chose où je ne peux rien faire.
Mais à part mettre un écharpe et maillot à la con devant ma télé, je ne vois comment je vais être sans l'action.
J'aimerais la paix dans le monde.
Après ce soir, je ressens quelque chose, qui n'est pas dans ces 4 émotions primaires. L'amertume c'est quoi ? Le désespoir c'est quoi ? tristesse, non, y autre chose.
Dans Vice-Versa, Disney ajoute le dégoût. Certains psychologues aussi en font une émotion fondamentale. Moi, intuitivement, je le ressens davantage comme quelque chose qui naît de la peur et de la colère — parfois avec de la tristesse derrière. Mais il peut y avoir débat.
Je reviens sur l’amertume. C'est une couleur, un symbole aussi. Un breuvage… amer… Un goût désagréable qu’on ne boit pas parce qu’on l’aime, mais parce qu’il existe. Parce que toute vie comporte des épreuves, des désillusions, des choses qu’on aurait préféré ne pas connaître.
Un mélange de tristesse et de colère, avec un peu de sentiment d’injustice qui reste au fond du verre.
Je ne sais pas de quelle couleur elle est. Peut-être qu’à force de mélanger toutes les couleurs, on finit simplement par obtenir du gris.


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