samedi 5 mai 2007

Avant


Avant toute chose, il y a le début, le commencement.

Là, c'est avant.

Rien, le vide.

Et finalement, une veille de second tour de présidentielle, qui va changer le visage de notre joli pays, que dire d'autres ? Nous sommes dans l'avant. Chimène B dirait que nous sommes avant le jour d'aprés.

Demain, l'aprés. Mais aujourd'hui, c'est l'avant. Et non, cette nuit, ca sera pas le pendant : je dormirai.

Ce post est décidément trés couillon :)

jeudi 3 mai 2007

L'an passé, j'étais loin. Antalya, c'est joli...

La campagne électorale me fatigue. Vraiment. Et tout ce qu'il y a autour, de la campagne et de moi, me fatigue aussi.

L'année dernière à la même époque, je revenais de Turquie. Antalya, un petit Nice, ou un petit Marseille. Petite ville au bord de l'eau, petit port, des petits bateaux. Mais des grandes rues commerçantes où la Turquie montre qu'elle est vraiment pas à l'image que l'on peu avoir dans nos villages profonds. Un pays occidentalisé, ouvert. Qui devrait être inclus dans l'Union Européenne ? Là on reviendrait sur cette campagne qui me fatigue vraiment. Mais pour moi, la réponse serait, aujourd'hui, non. Parce que aussi l'Europe n'existe pas en ce moment, sauf pour la coupe des clubs champions en foot, donc à quoi bon rajouter des pièces à une voitures sans roue ni moteur ?

Et je dis ça, et je parle quand même politique. Alors que j'ai trouvé hier le débat trés... J'ai pas de mots pour le définir. Si, me définir moi devant le débat. Mal à l'aise, trés mal à l'aise. Pas bien même. Le coeur qui battait, mais comme devant un match de l'OM en coupe de France, non. C'était... C'était comme si je m'imaginais que vraiment, la France était un pays séparé en deux camps qui décidément n'ont plus rien à faire et à vivre ensemble. Une tension palpable que j'ai ressenti comme malsaine.
Je me rassure et me dit que, peut être, hier soir j'étais pas en forme. Que les débats de 74, 81 et 88' respiraient sans doute plus le souffre que hier. Que ma seule référence du soporifique débat de 95' est peut être faux. Et que c'est bien quand ça castagne un peu, que normalement j'aime ça.

Et pourtant non. En ce moment, j'ai pas envie de ça. Je fuis tous les conflits quand ils viennent vers moi. Tout à l'heure encore, j'ai finalement décidé que faire un peu fi d'une fierté mal placée pouvait éviter un conflit de longue haleine qui m'emmerdait plus que tout, j'ai donc décidé de laisser couler. J'ai pas envie de me battre en ce moment. Peut être parce que je considère que je n'ai pas de combats qui en valent suffisament la peine, peut être... Peut être aussi parce que je me dis que, décidément, je ne suis pas suffisament bon, ou capable, pour mener un combat. Et encore, quel combat ?
Facile ce soir de se sentir trés fatigué. D'avoir envie d'aller se coucher sans passer par la case "Eureka 7", la trés bonne série du studio Bones (FullMetal, Wolf's Rain...). J'ai mal dormi en plus. Débat ou fatigue, tout simplement ? Fatigue, encore, et pourquoi ? Un petit grain de sable, ridicule, arrive à faire dérailler ma mécanique de pas beaucoup de kilomètre, et ça m'emmerde bien... Ca me fait vraiment soupirer (j'aurais du mettre "soupir" plutot que "paysage" en libellé).

Aprés, quoi de plus ? Un blog, le mien en tous cas, me sert beaucoup à ça aussi. Soupirer, quand j'ai envie de soupirer. Ce soir, j'ai pas envie de rire, je suis épuisé, agacé aussi. Parce que des évenements extérieurs dont je n'ai aucune prise, cette campagne que je trouve délétère sur certains points et dont j'ai peur que la conséquence d'aprés les élections législatives soient désastreuses (un pays vraiment désuni et pas bien...). Parce que des évènements plus personnels et proches, où des personnes plus ou moins proches n'ont pas l'image de vous qu'on aimerait. On ne peut pas plaire à tout le monde, certes. A quelques uns c'est pas mal pourtant. Parce que, enfin, peut être ce début Mai sous la pluie qui ferait croire que Poséidon nous en veut décidément beaucoup (et que la grande cruche a oublié le chemin du pilier central) m'est difficile. Je sors d'un déménagement. De travaux dans la maison. D'un boulot passionnant mais qu'il faut faire. Et d'un investissement personnel aussi, peut être, dans des bétises qui finalement fatiguent plus qu'autre chose.

Fatigué. Ce sera le mot de la fin. J'aimerai être à Antalya ce soir. Mais comme demain je dois repartir au travail, je vais au dodo. Et je finirai de soupirer sous la couette.

PS : Plus tard, je parlerai de ce blog des Bons Enfants qui me plait. Parce qu'il sent bon des odeurs que j'ai adoré pendant trois ans en terre Marseillaise. Parce que j'aime sincérement et sans avoir envie de pudeur idiote les mains qui sont derrières. Et parce que pour l'instant je retrouve dedans quelque chose que je connais, suffisament pour l'aimer. Un blog personnel que j'aime. Les autres et elle, j'espère que "elle" s'amusera bien à écrire pour "elle" bien sur, et pour les quelques "autres" qui l'aiment et qui se régaleront à venir y faire un tour.
Enfin, j'en parlerai plus tard.

mercredi 2 mai 2007

Caricatural jusqu'au bout

C’est le très bon et souvent pertinent Claude Askolovitch qui avait dit cette phrase à ORLM de lundi soir (et entendu hier alors que je tondais l’herbe, merci les podcasts RTL). Sur cette ambiance de deuxième tour où les caricatures et simplifications vont bon train (Sarko facho, Ségo nulasse, et on en passe et des pires), justifiées en partie par le fait que nos deux finalistes se caricaturent grossièrement eux même…



"Tous se caricaturent eux même. Royal en exhibant un concert type "SOS Racisme" avec pleins de jeunes artistes bien "branchés" et bien "bobos", le retour des "potes". Et de l'autre, Sarkozy qui nous la joue "show à l'américaine", avec les vedettes du showbusiness et de TF1".



Caricatural dans cette manière de faire une campagne de deuxième tour, maîtresse donneuse de leçon pour l’une, petit fils prodigue de Ronald Reagan pour l’autre. Mais caricatural jusque dans les idées, où Royal revient sur certaines traces de Mitterrand version « Jack Lang », et où Sarkozy ne peut s'empêcher, comme tout bon homme de droite, de revenir 40 ans en arrière (j'étais pas né camarade, qu'est ce que je me fous de Mai 68'... ?).

Caricatural enfin les soutiens. Très donc mix « Woodstock – SOS Racisme » d’un coté, « Sacrée Soirée – TF1 » sur l’autre. Des merveilles qui, parait il, plaisent beaucoup aux jeunes d’un coté (Benabar, Grand Corps Malade, toute la nouvelle scène française menée d’une main de maître par Yvan Le Bolloch », de l’autre les stars de prime time de TF1 (Genest, Arthur, Halliday), avec l’humour très prout prout pouet pouet France profonde (Bigard, Farrugia, que j’adore tous les deux…). Et pour finir après, coté cinéma, on reste dans la caricature. Blockbuster qui fait des millions d’entrée type Réno Clavier d’un coté, cinéma plus traditionnel, intimiste, « Soirée des César » de l’autre.

Caricatural enfin, pour finir, avec les idées. Car comme le font à juste titre remarquer des Apathie ou Duhamel, Sarkozy est vraiment l’enfant type de 68’ (libéral dans les idées, avec la volonté de bousculer des notions reçues bien France traditionnelle de part ses idées (discrimination positive) et son histoire personnelle (possibilité d’être le premier président ayant connu un divorce, volonté de « tuer le père » (Chirac), et envie de liberté permanente)). Et a coté de ça, Royal serait plus celle qui voudrait, par son histoire personnelle, par ses valeurs très « travail – famille – patrie » (dans le bon sens du terme), rompre avec une certaine logique « 68 ».
Je ne parle pas du caricatural coté de la gauche à voir dans tout candidat de droite "le diable", "le fascisme", "le péril dans la République", et j'en passe... De Gaulle et Chirac ont eu, à des degrés différents, à répondre à ses mêmes attaques simplistes.

Il n’est pas dans mon intention, dans ce post, de stigmatiser l’un ou l’autre des candidats. C’est vrai que si j’aime beaucoup Delpech et Yannick Noah, mes idoles à moi sont plus Bigard, Farrugia (j’adore les nuls), Sardou ou Halliday. Et puis bon, j’ai un
amour sans borne pour Basile Boli, plus que pour Vikash Dhorasso.
Pour autant, quelque soit notre tendance naturelle à être p
lutôt d’un coté ou de l’autre de l’Assemblée Nationale, force est que cette campagne parait être d’une clarté absolue entre d’un coté la droite, et toute la caricature de la droite française qui se la joue grands meetings RPR des années 80 avec Halliday et Salvador d’un coté qui font chavirer Bercy, et toute l’autre caricature d’une gauche Woodstockienne qui s’éclate tout une après midi dans un stade à écouter de la musique. Au moins les choses sont claires.

Moins claires pour moi certains points plus programmatiques, politiques. Une copine de blog demandait fermement pourquoi les journalistes ne demandaient pas clairement aux candidats « avec quelle équipe, quel premier Ministre ?» comptaient ils gouverner. Malgré la probable omniscience d’un Sarkozy à l’Elysée (qui pourrait rendre la cohabitation subie par Chirac vis-à-vis de Giscard un air de colonie de vacances), le nom de son premier ministre probable n’est pas qu’anecdotique. Son quinquennat ne sera pas le même si c’est un Fillon (le favori), un Borloo plus tenace et d’une tonalité plus sociale, ou une Alliot-Marie (rupture trééés tranquille avec le chiraquisme, soupir...).
Idem vis-à-vis de Royal. Le dimanche, elle ne s’interdit rien pour Bayrou. Le lundi, c’est DSK qui serait un merveilleux premier Ministre (elle n’a pas tort !), avant d’aller donner une mission au très pas social-démocrate José Bové. Sachant que l’extrème gauche lui fait des yeux doux, et que François Bayrou n’est pas méchant. Se déterminer franchement sur ces « noms », cette équipe, permettrait d’y voir plus clair. A moins que les noms ne leurs soient pas encore connus, tellement de promesses faites en campagne…

Pour finir, ce soir y a sur Canal + un Milan – Manchester qui me met l’eau à la bouche. Parait que le match aller fut un des plus beaux matchs de foot du 21eme siècle… Enfin, quoi qu’il en soit, j’espère que le match politique de ce soir sera plus proche de la Ligue des Champions que le Ligue 1. Et que l’on sortira de la caricature pour aller vraiment dans du concret et de l’efficace.
Et que le meilleur gagne.

lundi 30 avril 2007

Immense soupir, je suis bête comme un adolescent...

... et pourtant, tous 29 ans que j'ai, je suis vraiment mou et un peu triste ce soir.

Je jouais peinard sur mon PC. J'avais fini ma cave, et je parlais avec un ami proche de ma promotion d'étudiant par MSN. Et j'entendais, trois pièces plus loin, mon amie me crier... :
"Grégory LeMarchal est mort !".

Pas plus, pas pire. Mais un putain de coup qui fait drole, et mine de rien qui me touche. Ouais, Star Academy, cucu au possible, bouh vilain TF1 et Endemol. Ouais, mais ce mec je l'aimais. Supporter de l'OM, j'avais trouvé son album en plus trés bon. Et c'était la promo de la Star Academy que je préférais, avec la petite Lucie Bernardoni... (j'ai adoré cette petite... Regard qui me faisait fondre... la seule fois, avec un vote par SMS pour De Gaulle sur France 2, que j'ai fait un SMS surtaxé...).

Ouais, c'est bête. En ce moment l'avenir de la France se joue, entre deux visions du pays. Et là honnêtement, mouais... Non, triste. Idiot peut être je suis mais je m'en fous, un blog n'est pas fait que pour être intelligent.
Soupir.

Il n’en ferait pas un peu des tonnes des fois… ?

Le pire, c’est quand même que cela me fait mourir de rire. Jack Lang, probable Grand Ministre (affaires étrangères ? le premier ?) de Ségolène Royal en cas de victoire de la gauche, met toujours loin les limites dithyrambique de la béate glorification de sa candidate. Aujourd’hui, c’est « qu’il y a du Mitterrand en elle ». Formidable, ajoutera sans doute ce soir Laurent Gerra.

Avant ça, c’était une Zéribinette (Grandes Gueules, là où je suis passé à la radio en étant nul à pleurer, soupir…) à pleurer : « Ségolène, la Présidente du bonheur » ! Et encore un peu plus tôt, c’était l’orgasme laudatif suite à Villepinte : « elle a été éblouissante, habitée d’une sorte de lumière, d’éclat, de rayonnement, portée par une puissance de conviction » (cf petite image). L’humoriste ajoute qu’en effet, une simple apposition de ses saintes mains sur un paralysé, lors d’une émission de TF1, lui a ouvert les voix de la Grâce (il disait le lendemain qu’il voterait Bayrou…).

De celui que je me moque, c’est de Jack Lang, pas de la candidate qu’il soutient d’une mielleuse manière. Jack Lang qui, avant de renoncer à être candidat du PS, a choisi de renoncer à un bouquin. Jack Lang trouvait ce bouquin « vulgaire ». Vulgaire sans doute aussi les charges violentes sur le premier secrétaire et sa compagne, celle qui a du « Mitterrand en elle » et qui est éblouissantement habitée d’une aura magique…

Seul les imbéciles ne changent pas d’avis. Dans ce cas, Jack Lang est bigrement intelligent. Tel un DousteBlazy de gauche, Jack Lang (que je connais un peu par procuration) représente ce que je n’aime pas en politique. 2000, Député-Maire de Blois, Paris lui fait envie… Il quitte donc momentanément Blois pour tenter de devenir Maire de Paris, plus grand, plus beau, plus paillette. Avant de se voir proposer le Ministère de l’Education par Jospin (qui permet à son ami de la Goutte d’Or de concourir, avant de gagner la Mairie de Paris). Lang revient à Blois. Un homme trompé peut il accepter le retour de celle qu’il aime parce que finalement elle n’a pas trouvé quelqu’un qui la voulait ailleurs ? En tous cas, les habitants de Blois lui ont signifié que leurs cœurs meurtris n’acceptaient plus de souffrir, exit donc Jack Lang. Ce dernier, vexé et craignant de perdre aussi son siège de député, s’en va donc. Et se découvre un amour pour une circonscription bien à gauche, celle de Boulogne, dans le Nord. Si l’arrivisme et l’opportunisme devaient se trouver un héraut…

Je l'avoue, même s'il m'amuse, et même si j'ai du respect pour l'homme que je sais (via des amis - connaissances - communs) talentueux et honorable, je n’aime pas trop Jack Lang. Il en fait beaucoup, et ça se voit. le pire, c’est peut être qu’au final, je n’arrive pas à faire confiance à une personne comme ça. Il parait que l’homme a du talent, du mérite. Mais y a cette démarche politique que je n’aime pas. Et cette faculté guimauve de se répandre en compliments et louanges bien courtisanes serviles, parangon de flatterie et d’apologie, quelques semaines après avoir mis noir sur blanc une diatribe beaucoup plus critique, me fait simplement me poser une question. Qui est le vrai Jack Lang ? Le courtisan lèche botte de Janvier ou le contradicteur pamphlétaire de Septembre ? L’amoureux du Loir&Cher ou le Boulonnais enraciné ? Celui qui prétend s’être fait acclamer sur scène par une salle acquise à sa cause au Festival des Vieilles Charrues , ou celui qui appelle à une campagne respectueuse et critique les mensonges de l’UMP ? Et peut on donc le croire mot pour mot quand il accuse Nicolas Sarkozy, ou quand il défend le programme de Royal ?

Enfin, pour finir, je vais faire un aveu. Certes, je ne suis pas de gauche, pas plus que je ne suis socialiste (donc franchement partial et subjectif), mais je pourrais écrire la même chose sur pas mal de têtes UMP (ou UDF) qui m’inspirent cette même franche confiance. Hier soir sur ITélévision, à qui, de Devedjian ou de Lang (dans l’émission « on ne sera pas d’accord »), aurais je eu tendance à confier mes clefs de voiture et ma carte bleu ? Terrifiante tentation poujadiste en voyant un débat entre deux personnes qui donnent envie de balancer les pires anathèmes sur le monde politique, qu’au demeurant j’adore, et qui inspirent méfiance alors que l'on espérerait confiance… Et je ne parle pas des Douste-Blazy, Copé… et même Philippe Seguin, qui est un mes anciens hérauts, une personne que j’ai suivi, dont je partage nombres de ses combats et de ses convictions. Mais Epinal était plus petit que Paris, et finalement la cour des compte méritait bien quelques couleuvres, et de s’asseoir sur quelques convictions.

Des Jack Lang, il y en a de partout. Sauf qu’on ne les entend pas tous comme lui. D’où mon petit article d’avant 1er Mai. Et j’attends, avec impatience, outre la caricature de Gerra de ce soir, la prochaine couche de miel du député du Nord.

Soupir du salarié...

... un jour de Pont

vendredi 27 avril 2007

Souvenir d'il y a un an : la Turquie, Capadocce


Cette période de l'année est souvent propice aux souvenirs qui restent longtemps dans les mémoires. L'année dernière, nous étions en Turquie. Et là, petite photo du Faucon et d'une tréééééés bonne copine à lui (bon, un peu plus...) devant un paysage fabuleux et féérique (et je pèse mes mots).

La Capadocce, c'est magnifique, et y a pas que des Kebabs délicieux (et pas décrié par LeParisien) à manger. Deux autres photos de ce chouette coin tout à l'Est de l'Europe, aux limites... ben tiens, de l'Iran et de l'Irak (youpi).

Et un pays où finalement, on y va avec quelques préjugés. Et j'ai été séduit. Des gens sympas et simples, qui parlent pour la plupart français et anglais. On y mange pas mal. La bière est bonne. Et non, c'est un chouette pays.


C'était y a un an. Sur un exemplaire du Monde, trouvé en plein milieu de ce pays, j'avais pu lire "Zidane : j'arêtte aprés le Mondial". Et aussi "VIllepin - Clearstream, une affaire d'Etat" et mis dessous en tout petit "le premier Ministre poussé à la démission aprés avoir mis en cause le Ministre de l'Intérieur".
Je crois que Villepin va assister, en applaudissant, au meeting de Sarkozy à Bercy. Et entre nous, Clearstream, à part Denis Robert qui est un peu beaucoup emmerdé, qui s'en souvient... La terre continue de tourner.

Par contre, je garde des chouettes souvenirs de cette période de l'année. Fin Avril, début Mai. Bien...

jeudi 26 avril 2007

Parce que aujourd'hui est un Tchernobyl heureux...

Aujourd’hui est une triste date anniversaire pour quelqu’un qui, comme moi, défend l’énergie nucléaire. Je ne suis pas un « pro nucléaire » acharné ou extrémiste. Je préfère laisser l’outrance des actes et des positions à ces quelques vandales qui prônent la violence et la facile « désobéissance civique » en bloquant des travaux à Flamanville.

Aujourd’hui, c’est le jour de l’anniversaire de cette catastrophe de Tchernobyl. Catastrophe qui, en France notamment, a été mal gérée, et dont les effets ont mal été évalués. Parce que pas de transparence, parce que peur de dire des vérités pas évidentes, parce que crainte du complot et du « on nous cache tout » qui au final est le plus fort. Alors qu’il est simple de dire que oui, Tchernobyl était une connerie humaine aux conséquences graves (le lien Wikipedia est pas mal et assez juste je trouve).

Pour finir sur la partie « Tchernobyl », j’ai envie de rappeler une chose simple. Je ne suis pas un afficionados du nucléaire, comme j’avais dit lors de mon post sur Dominique Voynet. Outre le fait que ce soit mon gagne-pain, je suis conscient que pleins de points restent à améliorer. La gestion des déchets nucléaires (qu’on gère actuellement de manière imparfaite) ; savoir utiliser au mieux et avec un rendement supérieur l’Uranium (on en utilise que 3 ou 4 % et on jette le reste, c’est couillon) ; et enfin la lutte contre la prolifération anarchique du nucléaire.

Sur ce dernier point, j’inviterai sincèrement mes « amis » écologistes radicaux, si enclin à manifester sur le sol français contre l’énergie nucléaire (pendant que des Erika se crashent en Vendée et que le pétrole ne cesse d’augmenter par la grâce du Dieu Spéculation), à se tourner vers l’est de l’Europe. Sans montrer du doigt (ou alors un peu), des Tchernobyl en puissance demeurent. La sûreté nucléaire, qui est notre objectif premier, n’est pas forcément partagé de la même manière…

Enfin, 26 Avril aura été une date difficile dans le milieu des années 1980. 26 Avril dans les années 90’, je n’ai pas de grands souvenirs. Peut être Marseille a du gagner une demi finale un 26 Avril, ou un match de League des Champions en 1993’, mais je ne m’en souviens pas. J’ai peut être été en Angleterre à cette période là en 1992’, mais j’ai pas eu la chance de mon ami prof de math. J'ai eu plus de chance lors d'un l’entre deux tours de présidentielle, mais la fin a été comme celle de mon ami cité plus haut. Et puis je vais pas en refaire des tartines là dessus... (ça va, ça serait bien que j'efface, mais mon disque dur a encore beaucoup de places visiblement...)
L’an dernier, j’étais en agréable compagnie entre Antalya et la Capadocce en Turquie. C’était chouette. Et donc y a deux ans, je découvrais que cette date, importante pour moi, était la date anniversaire de cette triste Centrale Soviétique.


2007, autre 26 Avril d’entre deux tours. Et 2007, pareillement à 2002, pareillement à celui des années 80’, est un jour de chouette changement. Et celui là, pour moi, il est fabuleusement heureux. Oui, j’ai dit hier être un peu fatigué : je le reste, la pêche ne revient pas en claquant des doigts quand on a la tête dans un étau. Oui, je suis en conflit avec mon concessionnaire automobile, mais ça sera vite réglé.
Par contre, la personne que je ne déteste pas et avec qui j’ai accessoirement acheté une maison a reçu une nouvelle professionnelle qui redonne cette immense bouffée d’oxygène dont rêve le claustrophobe coincé depuis deux heures dans un ascenseur. Quand le mot « mutation », dans le Vaucluse s’il vous plait, vient comme une libération. Je suis heureux pour moi, sincèrement, car on pourra vraiment être « heureux » à 100 % sans arrières pensées amères venant de la case professionnelle.
Mais aussi car j’ai vécu l’an passé, cf mes nombreux posts sur mon blues du cadre qui n’allait vraiment pas, un cauchemar professionnel. 45 minutes de route pour arriver au boulot, en espérant presque que la Clio quitte la route pour que je sois libéré de ce mal : on est mieux dans une chambre d’hôpital que dans un cadre avilissant. Et puis une lettre qui arrive et qui libère, et un soupir de soulagement. Une clef qui libère de ces chaînes d’Andromède qui m’emprisonnaient. Et un sentiment de légèreté qui continue de m’accompagner, car professionnellement pour moi merci, tout va bien.

Alors je suis désolé que cette merveilleuse nouvelle soit tombée « ce jour là ». Désolé, et puis heureux au final. La couche de couleur que l’on rajoute sur le blanc du mur est celle que l’on voit au final. Sans rien n’oublier, je suis heureux de ce jour. Je sais pas dans restaurant on bouffera ce soir, mais on mangera bien.


Putain, on va être bien…

mercredi 25 avril 2007

Coup de barre. Montons donc sur la colline

Cette semaine, je suis même nul en titre de post pour mon blog.

J’essais d’écrire, vraiment pour le fait de dire « je mets quelque chose dedans », mais je n’y arrive pas. Je suis crevé, épuisé, fatigué. Contrecoup du premier tour des élections (qui ne m’a pas été désagréable, journée belle et agréable, résultats pas trop décevants…) ? Contrecoup du déménagement et des travaux ? Contrecoup de cette période d’Avril d’entre deux tours qui me rappellent des souvenirs heureusement douloureux ? Contrecoup de retour d’Etats-Unis que je ne sais décidément pas gérer ? D’une émission de radio que j’ai un peu loupé ? D'une campagne d'entre deux tours qui décidément me gonfle, sur le web, à la télé, et même ailleurs ?

Ou tout simplement fatigue générale. Parce que j’ai maigri et que ça fatigue. Parce que j’essais de courir tous les soirs et que mon corps a des limites trés basse. Parce que le printemps est une période fatigante. Peut être faut pas chercher plus loin.

J’aurais voulu parler de cette journée de dimanche. Mon village, le chien qui vient sous le bureau de vote, les gamines qu’on revoit 3 ans après le bulletin de vote à la main et qui nous font nous dire « putain, tu vieillis ». Un dépouillement où les mains jouent une danse frénétique pour enlever un des 906 bulletins de l’enveloppe. Avec le premier adjoint, on était assigné à cette tache, séparer le bulletin de l’enveloppe, le transmettre au gars qui le donnera à la voix qui annoncera, à toute une salle attentive et aux deux scrutateurs concentrés, le nom sur le bulletin. « Sarkozy, Sarkozy, Royal, Le Pen, Sarkozy, Bayrou, Sarkozy… ». Et on écoute, et dans notre tête, par les noms que l’on voit passer et ceux qu’on entend, on se fait nos barres qui montent plus ou moins vites. Un graphique Excel intellectuel. Et une course de petits chevaux pour la deuxième place entre les trois autres, Sarkozy ayant fait une échappée en début de course.
Oui, on rigole aussi avec le scrutateur. Pas de bulletin rayé ou avec une connerie marqué dessus. A la fin de chaque centaine, on se regarde avec le dernier bulletin. Qui c’est ? Nihous ! Oh, c’est vrai il est candidat. Toute la salle, moqueuse et pas très charitable, rigole quand elle entend « Shivardi ». Une seule voix. Qui est celui qui a voté pour lui ? On ne sait pas…

A coté, les PC de la médiathèque tournait sur des sites Genevois (bouh) et Belges. J’apprendrai le lendemain que sur Canal Sat, AlJazira (pardon pour l’orthographe) donnait le score à 18h10. Et que Christine Ockrent parlait à 18h30 sur une chaîne anglaise ou américaine. La polémique était sur Internet ? Le résultat était simplement sur sa télévision… Soupir devant une législation qui ne cesse de grossir, pour devenir obésement innefficace et lourde, pour ne pas dire ridiculement conne…

Et puis voilà. J’ai finalement raconté vite ma journée. Les constats politiques sur mon village, c’est que pas de surprise. Il reste à droite. Le Pen a dégringolé. Les chasseurs ont battu les Verts, et Schivardi a eu une voix. Dans mon canton, le PC a dégringolé (peut être des Mairies l’an prochain avec ?). Le Pen aussi. Et même si ça ennuie certains, voir Le Pen, Besancenot et Laguiller très bas me fait plutôt plaisir.

Et puis le reste… Je vois que l’ami Bruno (coucou) me tance sur mon blog. Le pire est qu’il a raison. Et le pire du pire est que son message qui me demande « Ouh, t’es où grand con » me fait plaisir, me touche. Mais c’est vrai. J’écris aujourd’hui pour soupirer. Car j’ai pas une pêche terrible. Malgré ce début de semaine où j’aurais gagné, en étant vraiment nul (dramatiquement nul) un TShirt des Grandes Gueules, et un appel du journal « La Marseillaise » pour un article sur le village. Et après ? Ben plus rien, et pourtant c'est déjà pas mal.
Si, une climatisation de ma voiture presque neuve qui ne marche déjà pas et un problème de parrallélisme, qui nécessitera de ma part lettre recommandée et tout le toutim, merci Renault. Un retour donc des USA que j’ai pas su gérer, parce que trop mou, parce que trop froid, parce que pas capable de laisser parler mes sentiments. Et puis une tristesse d’avoir laissé passé un chouette moment sympa parce que pas capable de parler, parce que surpris, parce que encore pire orateur que Ségolène Royal, parce que tout simplement mauvais. Et enfin une fatigue qui me fait m’énerver pour un rien devant les gens que j’aime, et une fragilité qui revient alors que je pensais que j’étais devenu le plus fort. Pour rien. Equilibre instable.

Donc quand c’est comme ça, je n’ai pas le Ventoux de visu pour me remettre bien. Trop de nuage. Donc je monte sur les nombreuses collines autour de Roquemaure. Hier, j’ai découvert, par hasard presque, ce paysage. Roquemaure. Derrière le Rhone. Et derrière ChateauNeuf du Papes. Et j’ai rien dit. Je me suis mis sur mon vélo, et j’ai regardé.

Et je me suis dit que j’aimais ma région. Que une heure plus tard, avec un soleil plus bas, la lumière serait magnifique. Je me suis dit qu’il me manque un chien. Que c’est peut l’anniversaire de mon Tchernobyl le lendemain de l’anniversaire de ma sœur, mais que je dois rester de marbre. S'il n'y avait pas eu cette entre deux tours qui m'a occasionné un été triste et douloureux, je ne vivrai pas les merveilleux moments que je vis aujourd'hui. Et que finalement, mieux vaut laisser derrière soit les personnes qui vous font du mal et qui n'en valent pas la peine, pour s'occuper de ceux qui, fidèles en amitié et en valeurs, sontlà et vous aime. J'aurais appris que la nature humaine, décidément, c'est quelque chose de complexe et compliquée. L'habit ne fait pas le moine, et derrière ce que l'on imagine angélique se cache des choses bien moins immaculée. Le vernis et la peinture ne cache pas toujours tout.

Malgré tout, je suis heureux. Merveilleusement accompagné, merveilleusement entouré. Même si en ce moment je n’ai pas envie.

Mais finalement j’aurais écris cette semaine. Youpi.

dimanche 22 avril 2007

Moment fort d'une journée électorale

C'est à ce genre de moment que je suis triste de ne pas avoir d'appareil photo toujours à portée de main, mais que je remercie Nokia et les téléphonistes d'avoir pensé à ces possibilités d'immortaliser de jolies prises de vues.

Aprés 6 heures dans le bureau de vote de mon village, et à 16h30, que dire pour permettre de laisser graver quelque chose dans le marbre du web. Un sondage ? Non, je laisse ça à mes "initiés" (copyright gb) préférés. Je n'en ai aucune idée en ce moment, et je m'en fous un peu. Je veux garder, parce que c'est mon choix, mon "20 heures, voici les deux qualifiés pour le deuxieme tour..." à moi. Vieux con, conservateur, traditionnaliste, peut être... En tous cas idiot, car le bouche à oreille d'une mairie qui est connectée à son canton, elle même à sa circonscription, elle même à son département, puis y a la région, et puis l'Etat...

En plus, mon Maire m'a dit, lorsque je suis arrivé à 9h : "toi qui t'y connais en Internet (non M. le Maire, le Faucon c'est pas moi...), vas donc nous mettre sur les postes Internet de la médiathèque à coté du bureau de vote les sites pour avoir les scores avant 20 heures...". Non M. Le maire, c'est pleins de sous d'amande, et j'ai plus de sous (j'ai acheté une maison). "Vas y !". Bon, d'accord... Donc j'ai juste mis quelques journaux Suisse (grr), des journaux belges (pays d'Outre Quiévrain je t'aime), et puis voilà. De toutes manières, j'aurais les bouches à oreille, car c'est toujours pareil.

J'espere avoir quelques résultats sur Paris. Sur Grenobles. Marseille peut être. Romorantin ca serait chouette. La frontière suisse et la Bourgogne j'oublie (mais si y a qui veulent m'envoyer sur mon GSM...). Et puis voilà. En tous cas, j'ai fait le choix idiot mais personnel de couper le PC à 17h30, quand je pars pour le dépouillement de mon village. Peut être reviendrais je juste mettre les résultats d'un village gardois de 1100 votants, qui vote généralement à droite. Sinon demain.

Une information par contre sur la participation dans mon village. En 2002, à midi, nous étions à 40%. Là, les 55 % furent dépassés. Comme furent dépassés les 75 % quand je suis parti à 16 heures. Sachant encore, là c'est pas factuel mais c'est le pif du faucon, que des votants habituels ne sont toujours pas encore venu. On frolera les 90 % de votants. Ca veut dire quoi ? Pfff, chui pas analyste politique ou sondeur moi, et là j'aimerai bien...

En tous cas, j'aime cette journée. A midi, on a eu du paté et du saucisson ardécho-gardois. Et puis c'est chez moi. Et puis on peut dire ce qu'on veut, j'aime ces journées. En plus quand des chiens viennent jouer et se mettre à l'abri sous les bureaux de vote. J'aime vraiment les chiens...

Aprés, pour qui j'ai voté ? Ben j'ai fait vraiment le vote logique, suite de 5 ans où une initiative politique chiraquienne m'avait déplu. Souvenir d'un 19 Février 2002 où j'attendais sur un Quai de gare lyonnais en lisant une phrase d'un mec qui parlait de la nécessité d'avoir, au sein d'une majorité, une pensée hétéroclite. Logique... Pas contre un mec, ni pour un. Mais pour être en logique avec moi. Pour l'instant, je n'ai pas honte de mon vote. Logique. Mais je n'en suis ni fier ni satisfait. Problème d'un homme devant une campagne sans peche ni vie.

Allez. Douche (bain plutot), et puis retour pour la fin d'une aventure. Combien de mois de campagnes vont s'achever ce soir... Bouh, on va se faire chier demain :) En tous cas, profitez bien de ces journées. Plus tard, on dira à nos petits enfants comment s'est passé le 22 Avril 2007, comme on dit en ce moment à nos petits frères notre 21 Avril. Des journées à se souvenir. Et pas uniquement parce qu'un chien aime à se blottir sous des bulletins de vote...