lundi 18 décembre 2006

Il y a 11 ans...

J'adore, en ce moment, regarder mon nombril, et relire mes écrits de MathSup. Pas de MathSpé, je n'en ressens pas le besoin, pas vraiment... J'ai relu cette aprésmidi ceux que je pensais il y a donc 11 ans de cela, quand je n'étais qu'un petit faucon sans plume. Un poussin. Qui a dit crétin ?

C'est amusant, mais le 18 Décembre était aussi un lundi. Là, c'est plus le vendredi qui a attiré mon attention. Vendredi 15. Pourquoi ? Parce que c'était le début du "deuxieme cahier". Le premier, de couleur rouge, aura été sanglottant et mielleux tout le long. J'aurais pu, avec un peu de talent, écrire "My Immortal" d'Evanescence à cette époque là. Aucun optimiste, que du noir. Je souris en pensant qu'un de mes voisins des Carmes; voisin de chambre, était le weekend dernier chez moi. Il se marie l'an prochain.

Ce deuxième cahier est de couleur vert. Hommage à l'ASSE ? Non, juste parce que c'était celui que j'avais sous la main. Avec le recul, je pensais que c'était le signe d'un espoir qui revenait. Et le dernier cahier, bleu, sera celui, pour moi, de la victoire. Ma victoire sur moi.

Revenons à ce 15 décembre 1995. Nous étions en plein dans les greves Juppé...

"22h47.
Je repars. A la fin de ce cahier, les jeux devraient être faits. Mais voilà, je viens d'avoir 9,5/20 en math. Je suis sélectionné pour cet "oral", ce concours d'expression orale à la Région, et je me sens mieux. 14 tours au test de Cooper (14/20) sous la neige. Tout semble aller pour le mieux. Je dois confirmer demain. DS de Technologie industrielle. J'ai jeté un oeil sur mes anciens Devoirs Surveillés. Quel gachis. Ou plutôt quelle rigolade avec le recul. Mais maintenant, c'est triste de voir qu'une matière a réussi à me destabiliser. Je me souviens de ces bacs blancs de TSI. Je ne pouvais que tenter de voir ce que faisait T. devant, V. ou T. à coté de moi... Mes collègues.

"on s'était donné rendez vous dans 10 ans". Le refrain de Bruel que je préfère. Dans une 205 de mes cousins, en pleine nuit, j'écoutais cette chanson. On allait aux 50 ans de mariage de ma tante O. (NDFaucon : décédée depuis). On était heureux, insouciants. L. était une fille bien sage qui jouait avec sa grande soeur, et moi je ne pensais qu'à m'amuser et à enregistrer les chansons du TOP 50 à la radio. Il y a avait déjà mes copains L (on roulait hier en VTT..), A, R... Et V, S, E, C, S, H, G, et E. Je n'ai oublié personne de ces années de 4eme. Mes amis d'enfance. V M, je sortais avec sa cousin et j'étais bien avec elle. Cela doit faire un mois que je n'ai pas parlé d'elle, tiens... (vérif faite, seulement une semaine...). Je ressens, un an aprés, les frissons de la fin. A moins que ca ne soit le froid.

Mais est ce que le fait de vivre avec ses souvenirs est une bonne chose ? Trés sincérement, je le pense. Elle m'aide à vivre, ces souvenirs m'aident à avancer. Je retrouve des doux moments passés avec les chansons que j'écoute. Je repense à des amis que j'aime et qui me manquent. Ici, je peux compter sur St A ou sur F D (le premier reste un de mes plus proches amis issu de l'ECAM, plus de nouvelles du deuxieme). Mais N, A et S sont chez moi. Ce sera tard, mais demain j'y serai. Je ferai le point avant cette semaine de maths.

Mais demain, c'est Technologie industrielle. Je revois cette salle orange où PC et machine ou systèmes entourés les chaises et tables, tous tournés vers ce tableau blanc où ce prof moustachu, P, C ou LN projetaient des transparents. Deux pylones génaient la bonne vision du tableau. Je me rappelle de la fin de l'année, on était peu dans cette salle ombragée, les fenetres fermées. Et ce prof moustachu, à la fin du cours, de me signer un rapport exceptionnel qui m'a fait admettre à Avignon ou à Nimes. Cette salle était pour moi synonime d'enfer, de cauchemar. Le Mardi, où je restais 8 heures dans cette salle (4 en cas d'examen), à espérer pendant cette premiere heure l'absence du prof moustachu. Et il venait, presque toujours, on appercevait sa silhouette dans la salle d'electronique. Il était là...

Ou bien alors on entendait P ou G en priant leurs absences. On attendait jusqu'à 9 heures à la cafétéria. Et on était dehors à 12 heures. F me ramenait tous les mercredis midi. J'évitais de prendre un car bondé. Ces souvenirs si frais dans ma mémoire, ces mardi infernaux. Et je suis né un mardi.

Mais bon, j'étais pas malheureux. J'étais avec quelques collegues. MM, un sympathique bonhomme que j'avais vu chez une copine deux semaines avant que l'on soit dans la même classe. Droles de souvenirs.

Demain, je vais souffrir devant la table à dessin. Allez, je me sens suffisament fort pour limiter la casse. A moi de jouer. Pour S, pour mes amis, pour mes parents. Le rouge était la couleur de mon précédent cahier. Cette fois ci, le cahier est vert. Avant le bleu qui sera, je l'espere, celui de la réussite. Je ferai tout pour."

Drole de voir les mêmes thèmes récurrents. Mais me revoir dans ces salles de cours de Terminale, au lycée les Eyrieux de Bagnols/Ceze, c'est drole... Dire que je suis devenu ingénieur avec une répulsion maladive de la "technologie industrielle". C'est que cette matière me rendait totalement malade. Avec le recul, je me dis que je n'étais pas fait pour ça, les écrous, les traits pointillés... Bouh.

J'aurais pu écrire le 18 décembre 1995, où je préparais un oral de math avec le pire "kholleurs" de l'ECAM classe préparatoire. Et de quoi, ou plutot de qui, parlais je... ? Amusant de voir un peu ces souvenirs du gamin que j'étais à l'époque. Bah, j'ai quand même un peu grandit.

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