vendredi 30 janvier 2026

Cordialement

Billet un peu plus léger. 

Dans ma vie professionnelle, le mail est une obligation. Un truc me gonfle : c'est le "cordialement" automatique en fin de mail. Le point final qui claque comme une porte de TGV. 

Le cordialement n'est pas agressif en soi. Mais son usage automatique, sec, décontextualisé, m'est insupportable. Surtout quand il arrive à la fin d'un mail qui est tout sauf "cordial".

Pourquoi ce roi du passif-agressif administratif énerve (m'énerve) autant ? 

Peut être parce qu’il peut être utilisé dans quatre cas très différents, et qu’on ne sait jamais laquelle :
  • Mail normal et cool (ça arrive) : dans ce cas le "cordialement" est cordial 
  • Neutre réel : “Je clos le mail, rien à signaler.” (rare chez les gens tendus)
  • Froideur hiérarchique :  "Je suis au-dessus, restons formels.”. Traduction : distance, pas de discussion
  • Désapprobation polie (le plus fréquent dans mon cas). "Tu me les brises, mais je reste dans les clous.

Et quand le corps du mail contient :
  • un rappel,
  • une demande floue,
  • une micro-remise en cause,
  • des choses vraiment désagréables,
Alors le “Cordialement.” devient un sceau de froideur. Un putain d'irritant. Autant me foutre une baffe dans la gueule en me souhaitant une bonne journée

J'ai été viré de mon poste de manager par ma N+2 suite à un mail de 20h30, avec le quart du canton en copie, humiliant et désagréable. Conclu par un "cordialement".

Et le "cordialement" il est de différentes natures. 
  • “Bien cordialement” → encore un minimum de chaleur
  • “Cordialement,” seul, avec point → clôture sèche
  • “Cdt” → expéditif, quasi SMS RH
  • “Merci, cordialement” → passif-agressif premium

Le pire est qu'il est mis automatiquement avant la signature. Quand tu t'es pris la marée juste avant, c'est agaçant, c'est irritant. 

Quand cela vient d'une personne (comme j'ai pu en rencontrer plein dans ma carrière) déjà perçu comme crispé, dans le micro management (agaçant), ou en perte de lien avec l’équipe ? Ça renforce exactement ce que je mets en avant : distance, agacement, soupirs autour de la machine à café.

Beaucoup de managers et salariés utilisent le “Cordialement” : 
  • sans conscience de l’effet,
  • comme une armure,
  • pour rester “professionnels” quand ils sont intérieurement en tension.
Autrement dit : ce n’est pas forcément calculé… mais l’impact, lui, peut être bien réel.

A titre personnel, j'ai toujours un mot personnalisé à la fin du mail. Pas un "bisou" (dans le monde du travail ça ne se fait pas). Mais un "bonne journée", "bonne soirée", "merci encore de ton aide", "à ta disposition pour en discuter"...
Et de toutes manières, je suis cordial (certains diront gentils). Mes mails sont cordiaux. Donc je n'ai pas besoin d'écrire "cordialement", le contenu est cordial. 

Le Point a écrit un article assez bon (qui me donnera l'occasion d'un article plus tard) sur les "8 formules passives agressives" dans les mails. Oui, y aura un billet au moment voulu. 

Vous l'avez compris : travaillant avec des gens dont certains ne sont pas super cordiaux, le "cordialement" de fin de mail me gonfle. Allez, il m'a donné l'occasion d'un billet. 

Bien Cordialement.

jeudi 29 janvier 2026

Climatisation Marseille (ça va bien mais glacial)

Je sais pas vous, mais moi ça va bien. 
Hier soir j'ai regardé le multiplex de la dernière phase de poule de la Ligue des Champions. Avec mon doudou OM, le maillot de JPP derrière, la famille. On était bien. 

Franchement, se faire rouster par un club belge, ça passe
Même si les anxiolytiques mélangés avec le Clan Campbell, ça lui donne un drole de gout. Alors on rajoute du Clan Campbell, et finalement on se finit la bouteille. Et les anxiolytiques.
Ca passe, 3-0, comme contre Liverpool. Mais à la fin du match on est qualifié.
Et puis à 2000 bornes de là, un gardien de but marque un but. Et ça élimine Marseille. 

Mais c'est pas grave. Les enfants pleuraient, mais pourquoi tant de peines ? Ce n'est qu'un match les enfants… 
J'ai bu un autre verre. Bon par contre je crois avoir attendu mon épouse (je ne suis pas sur) me dire "non là tu n'es pas sous le bar et sous l'évier et…". Et finalement bon, le rhum avait un drole de goût lui aussi. Un rhum "Mr Propre", pourquoi pas…

Puis je suis allé fumer une clope à l'étage. Sur le balcon. Bah, la soirée… Bon, c'est vrai qu'on n'a pas de balcon…

J'allais continuer mon billet mais je crois que la dame en blanc vient me changer un truc bizarre que j'ai planté dans le bras. Tiens, elle veut que je prenne des sortes de M&Ms. Non, je ne mange pas de chocolat, mais elle m'a dit qu'avec un verre d'eau j'aurais pas besoin de macher. 
Par contre je ne reconnais pas mon bureau, je suis allongé, en pyjama qui n'est pas le mien. Mais ça va bien. Un monsieur qui apparemment a fait une thèse (un "Docteur") m'a dit que tout rentrerai dans l'ordre dans peu de temps. 

Je lui ai dit que j'étais content que ma commande de cordes Leroy Merlin se soit bien passée. Il semblait satisfait lui aussi et m'a dit que je vais rester un peu plus longtemps chez lui (apparement je suis son invité, c'est sympa)

Non ça va bien. 
Par contre c'est pas Falconette qui est venu me servir à manger. Mais une dame qui m'a amené un plateau bizarre. Je lui ai demandé "c'est quoi le badge "clinique Ste Félicité" que vous avez sur votre poitrine", elle a sourit. 
Bon, y a Ligue Europa à la télé. Et quel bonheur, Lyon est en tête de sa poule, eux

Moi ça va bien… 

(ce billet après la climatisation violente hier soir vous est offert perdu par les laboratoires Sanofi, les climatiseurs Panasonic, et les concombre et carotte de la marque "dantoncucu")

mercredi 28 janvier 2026

Make Groenland Great Again

Des fois l’envie d’écrire est absente. 
J’aimerais savoir dessiner mais je ne sais pas le faire. Puis tout à l’heure, en regardant les infos à 13 heures, je voyais l’intervention d’Emmanuel Macron avec la première ministre du Danemark et celui du Groenland. Et « For Sure », j’ai eu en tête l’idée de ce dessin con : notre Macron du Falconverse qui serre la main à un ours polaire. Avec une touche de Top Gun pas loin.
Pas de petit poussin ni de Black dog. Pas de grandes analyses politiques non plus. Juste l’envie d’une image légère. 

Analyse politique un peu quand même. Je trouve Emmanuel Macron pas mauvais du tout dans cette séquence internationale. Pendant que notre poussin Lecornu se prend motions de censure sur motions de censure suite à un budget qui ne satisfait personne, Macron a pris de l’altitude. Et pas qu’avec ses lunettes de Maverick. 
Il remet l’Europe au Centre du jeu. Oui, il est sans doute comme le moque l’outrancier Trump « un président en fin de mandat avec qui personne ne veut parler ». Mais je le trouve digne, à la hauteur. 
J’aime bien le duo franco anglais. La petite vanne Topgunienne m’a plu entre les premiers ministres. 

Je n’aime pas que les USA veuillent faire une ONU bis avec un droit d’entrée exorbitant dont le seul principe est de cirer les pompes de Donald, Vladimir & co. Ca m’emmerde que l’Europe soit morcelée. Avec une Allemagne qui voit que le nucléaire évite d’être russo-gazo dépendant et qui a une économie moribonde. Avec certains pays dont la loyauté des dirigeants m’interroge. 
Zelensky a lancé une charge contre l’Europe un peu ingrate. Pour léchouiller un peu Trump (il ne marche qu’à la flatterie). Mais il n’avait pas tort sur le fond Zelensky... 

Il faut peut être moins d’Europe, ou sans ceux qui ne veulent pas jouer le jeu. Il ne faut pas plus d'Europe : il faut mieux d’Europe. Et avec des gens qui n’en sont plus dans l’Europe (les anglais), ça peut le faire. 

En tous cas, le Groenland nous occupe. 
Et j'ai un nouveau personnage. Youpi. 

dimanche 25 janvier 2026

Bankai du dimanche soir avant Nimes

Dimanche soir particulier. 

Vendredi soir à 17 et quelques, j'ai eu la signature qui valide un engagement professionnel fort. Et qui m'engage, car il y a des gens, pour quelques années. 
Il y a hier soir Marseille méconnaissable contre Lens. Grosse équipe. En rigolant, je disais en début d'année avec des emmerdements que je ne m'effacerai pas avant la fin de la phase de poule de Ligue des Champions. Bruges est une belle ville, et y a un beau club.

C'est le premier que j'écris depuis le PC nouveau que j'ai acheté. 5 ans sur un PC c'est long. Là je vais vite, c'est silencieux. J'ai mes disques durs de sauvegardes, je suis content.

Demain, un Master à Nîmes m'aura 8 heures, rien que pour eux. 

A part ça, c'est vraiment un billet de dimanche soir. Y a deux jours je parlais de la chanson "Smells Like Teen Spirit". Tori amos l'a repris, moi c'est les Avengers et Black Widow qui m'a changé cette chanson. Et pourtant Nirvana à 14 ans, c'est chouette. 

J'écrirai sur des chansons où, pendant des moments pénibles, j'ai tenté de trouver les messages. Aznavour et Le Luron ont fait une chanson terrible. J'en ferai un billet.

Là, j'ai passé l'Alpe d'Huez. Souvent l'Alpe d'Huez est une arrivée d'étape, donc faisons nous masser. Il reste des cols à franchir, mais une vie ce sont des cols à franchir. 

Il faudra que je m'habitue à Windows 11 (j'utilise l'application de texte pour préparer mes écrits, mais je vois qu'il y a des onglets). 

Demain un Maitre de Conférence va faire un Bankai à l'université de Nimes. Et c'est cool. Dimanche soir moins lourd que les autres

samedi 24 janvier 2026

Ça sent l'esprit adolescent (Smells like teen spirit)

Quand j'étais en troisième, il s'appelait Nicolas l'ami qui m'a ammené la cassette de Nirvana. J'ai pris une baffe.

Une deuxième quand Marvel a rendu doux, en générique, le Smells like teen spirit. C'est drole, en le passsant sur la traduction, je me suis dit que je suis smell like teen spirit. Alors que je pense moins d'avenir que de passé (du Sardou)



A part ça j'ai une fin de semaine particulière. Un séminaire, où j'ai eu une prise de parole. Piccolo était sur le transparent, mais j'ai joué un rôle. On m'a donné une minute ? J'ai pris 45 secondes. Lunettes, l'iPhone avec le texte dessus, et je sais parler. En 45 secondes, on en balance des flèches. 

Et l'après midi séminaire cool. J'étais tremblant, hyper stressé, et j'ai gagné. Sur les blind test et culture générale sur Queen Goldman ou Sardou, je suis imbatable. Et un Doom Like en réalité virtuelle... faites moi faire un FIFA. 
J'ai un côté particulier, je suis d'une prétention incroyable. aucune humilité sur des endroits où je me sais bon. Là, j'ai été fort.

Et ce soir, 18 mois de travail a été validé par la signature. 

Une semaine qui a mal commencé mais s'est bien fini...

mardi 20 janvier 2026

49.3 glacé

Cela sera donc par 49.3 que le budget sera ou non adopté. Il avait des trémolos dans la voix le poussin Lecornu, il avait promis que sa méthode serait d'abandonner le 49.3. Mais ceux qui ont hurlé de l'utilisation de cet article constitutionnel par Elisabeth Borne l'ont voulu pour que le budget soit adopté. 
Donc petit poussin musclé est revenu, la mort dans l'ame, sur sa promesse. Et il engagera la responsabilité de son gouvernement. 

Les motions de censure ne passeront pas. Et c'est heureux. Le budget est nul. Mais il en faut un. 
Dans mon métier et mon activité, je vois l'impact négatif de cette incertitude politique. Vivement 2027. Qui que ça soit, qu'il y ait de la stabilité. Même si je me demande si avec une France aussi divisé, la stabilité est possible.

Stabilité... Quel vilain mot quand on voit les positions de nos "alliés" américains, et le premier d'entre eux. Qui veut remettre en cause l'ONU, qui publie les sms diplomatiques, qui menaçe...
Le Groenland devient un symbole. 

J'ai toujours été entre deux, entre "si les ricains n'étaient pas là" et la position pas très atlantiste du gaullisme traditionnel. Dans les - nombreux - reproches que je fais à Sarkozy, il y a son atlantisme et le retour au commandement de l'OTAN.
Je me demande si aujourd'hui, je voterai "non" à la constitution européenne. Je me considère toujours souverainiste. Mais la France seule face aux mondes, autant traverser l'A7 le 15 Aout à 14 heures. 

Je suis convaincu de la nécessité d'une Europe unie face à ces nouveaux dangers. Une Europe de la Défense pilotée par la France et une Angleterre moins atlantistes qu'au moment du Brexit . Economiquement, on se fait bouffer par des forces qui n'ont pas les mêmes chaines pleins de bons sentiments que nous nous mettons. 

Poutine avait montré que les règles internationales pouvaient être froissées, piétinées, ignorées. Les maitres du monde américains, qui normalement doivent nous protéger, nous foutent la trouille. 
En tous cas, moi il me fout la trouille leur président. Je sais pas les américains ne sont pas tous Trump. Ils sont américains et défendent leurs intérêts. Mais pas en s'essuyant les pieds sur le monde.

Le Groenland est un symbole. Le 49-3 finalement, c'est pas grand chose...

lundi 19 janvier 2026

Blue Monday et le reste

Aix en Provence sous la pluie
Encore un lundi. La fin du week-end. Le début de la semaine. Et ça déjà, sur le papier, c’est dur. Mais surtout, nous sommes le lundi 19 janvier. Le "Blue Monday", jour le plus déprimant de l’année. Tous les ans, il tombe au même moment : le troisième lundi de janvier. 

La découverte de ce "Blue Monday" ait été faite par Cliff Arnal, un psychologue de l’université de Cardiff, en 2005. D’après les savants calculs de ce professeur, c’est réellement le troisième lundi de janvier que se conjuguent plusieurs facteurs particulièrement déprimants : fin du week-end et début de semaine, températures glaciales, manque de soleil, dettes de Noël à rattraper, sentiment que la paie est encore loin, impossibilité de poser des congés, fêtes de fin d’année qui commencent à être loin, bonnes résolutions déjà balayées. Le professeur Cliff Arnal a réussi à résumer le tout en une irréfutable équation : [W= (D-d)] x Tq / M x Na.

Les paramètres de l’équation sont les suivants
W = Waether, le temps, la météo. D-d est une notion indiquant « la différence entre les dettes contractées durant la période des fêtes, et la capacité effective de remboursement avant la prochaine paie »), T est le temps écoulé depuis Noel, Q le temps écoulé depuis le nouvel an et ses résolutions, M le manque de motivation et Na le besoin d’agir.
Ne me demandez surtout pas les unités et comment ça se mesure. L’histoire dit que ce calcul, pas très scientifique, avant été commandée par une société de publicité pour une agence de voyage. Amusant. Ca casse le mythe et évite une démonstration scientifique.

Je triche : je reprends le début d’articles que j’avais écrit le lundi 18 Janvier 2016 et le 16 Janvier 2023 dans une leçon de non optimisme  .

Je ne rajouterai pas grand-chose. Mais tout est en effet un peu déprimant.
Mon amie Juliette se demande où est ce camp du bien qui défend l’opprimé palestinien en oubliant qu’en Iran ça tue l’opposant. Mais l’agresseur n’est pas le même…
Nicolas est sorti de l’hibernation, mais comme il dit, quand y a rien à dire à part des bons jeux de mots (j’aime bien « donner sa langue au chah »), à quoi bon se forcer. 
Et si on n’a pas envie d’écrire. 

Aujourd’hui est la journée la plus déprimante. Et j’ai reçu mon nouveau PC perso que je configurerai mais plus tard. 


dimanche 18 janvier 2026

Dimanche soir et pensées à Rolland

Ce billet du dimanche soir sera un peu bizarre. J’aurais été un hamster qui tourne dans sa roue sans avancer.

Hier soir, Marseille a fait un match magnifique à Angers. Victoire 5-1, avec la manière. Difficile de ne pas penser à Rolland Courbis.

La journée avait pourtant bien commencé : un très beau match de mon grand en hand, puis un apéro avec le club, chaleureux, simple, comme on les aime.

Et pourtant, il suffit parfois d’un mot pour que le moral du dimanche devienne aussi pluvieux que le temps.

Demain, c’est le Black Monday. J’ai parfois l’impression que, pour l’instant, c’est Black 2026. Mais on n’en est qu’au 24e jour de l’année. Elle peut encore être sympa. Et qui sait, on aura peut-être un budget.

Ce billet du dimanche soir est court.

J’imagine toujours Rolland venir me voir et me dire :
« Tu n’as pas le moral, mais tu t’y prends mal mon poulet. Prends la vie du bon côté. Viens, tu te sers un whisky, tu me sers un pastis, et je t’explique la vie. »

Avec ce sourire que je lui vois toujours.

Les After Foot ont été lourds cette semaine. Il rejoindra une belle bande là-haut, Rolland.

Salut Rolland, le Marseille – Liverpool se fera sans toi mais avec toi.
The show must go on (et il va go on ce putain de show)

jeudi 15 janvier 2026

Managers de proximité : au cœur du système… et souvent seuls


L’article du Point sur les managers de proximité met le doigt sur quelque chose de très juste :
ils sont au centre de tout — et pourtant souvent seuls face à tout.

Entre le terrain et la direction.
Entre les injonctions stratégiques et les réalités humaines.
Entre des équipes fatiguées et des organisations sous tension.

Ils sont la charnière. Et comme toute charnière, on ne la remarque que quand elle grince.

Être manager de proximité, ce n’est pas “manager petit”
On parle parfois du management de proximité comme d’un management « intermédiaire », presque mineur. C’est une erreur. Une connerie même. 

C’est sans doute le poste le plus exposé et le plus complexe :
  • il faut traduire des décisions venues d’en haut,
  • absorber les frustrations venues d’en bas,
  • gérer les injonctions contradictoires
  • maintenir le collectif quand les moyens se réduisent,
  • expliquer des choix qu’on n’a pas toujours faits soi-même.
Et continuer à tenir, sans toujours avoir la main sur les leviers.

Le paradoxe : responsables mais sans pouvoir réel.  Le manager de proximité est souvent responsable de tout, mais maître de rien (un Iron Man à poil) :
  • pas la main sur les budgets,
  • rarement sur les effectifs,
  • peu de marge sur les priorités imposées,
  • et pourtant comptable du climat, des délais, de la qualité.
C’est une position inconfortable, parfois intenable.
Et quand ça craque, on lui reproche ce qui relève souvent du système.

La solitude managériale est réelle. Ce que l’article décrit bien, c’est cette solitude :
  • peu d’espaces pour dire le doute,
  • peu de lieux pour déposer la charge émotionnelle,
  • peu de reconnaissance du travail invisible : arbitrer, écouter, amortir.

On attend du manager de proximité qu’il soit à la fois :
  • solide,
  • disponible,
  • exemplaire,
  • loyal,
  • performant,
  • humain.
Sans toujours lui donner les moyens d’être tout cela à la fois. Et sans lui donner une juste reconnaissance. 

Le risque : l’épuisement ou le retrait. À force, deux issues se dessinent souvent :
  • l’épuisement (burn-out, désengagement),
  • ou le retrait (on fait “le job”, sans plus s’exposer).
Dans les deux cas, c’est une perte pour l’organisation. Car ce sont précisément ces managers-là qui tiennent le réel.

Et pourtant… Malgré tout, certains tiennent encore. Par sens du collectif, loyauté envers leurs équipes. Et Par envie de bien faire.
Ce ne sont pas toujours ceux qui font le plus de bruit. Mais ce sont souvent ceux sans qui rien ne fonctionne vraiment.

Peut-être qu’au lieu de leur demander d’être plus “résilients”,
il serait temps de leur offrir :
  • plus de clarté,
  • plus de soutien,
  • plus de confiance,
  • et un peu moins d’injonctions contradictoires.
Parce que les managers de proximité ne sont pas un problème à gérer. Ils sont une ressource à protéger.

(Ce billet est écrit par un ancien manager de proximité qui maintenant fonce dans l'expertise... Merci, j'ai donné)

mardi 13 janvier 2026

Rolland Courbis, le lendemain

La tristesse a quelque chose de triste. Elle colle à la peau. Hier, Rolland Courbis que j’imaginais immortel est mort. 
J’adore le foot, Rolland Courbis incarne le foot. Mes souvenirs de Marseille fin des années 90’. RMC que j’écoute en boucle pour le sport. Une voix familière, chaude. 

Et apprendre sa mort par un push désincarné. Banal. Froid. 
J’avais appris la mort de Didier Roustan de la même manière. Pendant que j’étais en réunion. Je venais d’échanger par téléphone avec lui quelques semaines avant et nous devions partager un repas, la date été fixée. 

Ca parait con d’avoir la larme à l’œil comme j’ai eu hier pour « une personnalité publique ». Mais en fait elle fait partie de notre quotidien, de notre vie. 
Quand Serge Lama mourra, il y a des chances que je finisse au médical. 

Ce matin, j’ai vu la Une de l’Equipe. Forcément, ça marque. Ca rappelle que non, si nous en doutions, nous ne vivons pas un cauchemar. Que Rolland Courbis ne viendra plus nous dire « je ne sais pas si j’ai raison ou si j’ai tort, mais j’ai pas forcément tort » dans un débat avec Riolo ou Acherchour sur RMC. 
Rolland Courbis, je me demande si je l’ai vu un jour sans ce sourire qui te donne envie de boire un rosé avec lui. 

Deux souvenirs me viennent. 
Le Marseille – Montpellier 1998. Marseille perd 0-4 à la mitemps et au retour des vestiaires, Courbis tape sur l’épaule de Nicollin (un autre bonhomme celui là !) en lui disant « on gagne 5-4 ». Nicollin lui répond "t'as des couilles toi". Marseille a gagné 5-4. J’étais au stade. 

Et cette vidéo que je poste. Où sérieusement Courbis indique qu’il est, pendant ce Mercato, sur deux jouers. Un turc, Tafam. Et un petit australien, Bonn. Il hésite entre Tafam et Bonn et il s’en va. 

La vie continue. Hier une réunion syndicale horrible. Le syndicalisme, on y va par conviction et en liberté. Pas par sacrifice. Là, ça me pèse. 

Je trouve que le début d’année est très lourd. 

lundi 12 janvier 2026

Oh putain ! (Rolland Courbis)

J'étais, une fois n'est pas coutume, en train de me prendre le chou avec ma chef quand j'ai reçu ça


Je suis vraiment très triste. Pensées à cet immense monsieur... on t'aime Rolland. J'aurais adoré partager un rosé avec toi. 

L'afterfoot et le Moscato Show seront d'une immense tristesse ce soir

dimanche 11 janvier 2026

2025 en feu d'artifice et en musique (Firework)

Le titre ? Bah oui, j'ai pris une version orchestrale de Firework de Katy Perry pour la vidéo. Une année finalement sympa quand je la revois (Rome en point culminant, mais aussi Aix, bien sur Merlette, Marseille et son stade, Saint Etienne, le circuit du Castellet, Nîmes et ses concerts...). Pleins de belles choses.

Enfin, en photo. 2025 j'ai perdu un frère mort suite à un long cancer, le président de ma promotion. 2025 a été des moments durs au boulot, dans la vie personnelles. Mais rien de banal, tout le monde a des hauts et des bas. 

Mon billet du dimanche soir est ma rétrospective 2025 en vidéo, en musique, en feux d'artifice. 


A part ça rien. Marseille ne perdra pas ce weekend. Et demain deuxième semaine de boulot...

vendredi 9 janvier 2026

Il est venu le temps du schisme ?

L’arrivée dans le jeu municipal parisien de Sarah Knafo a eu un effet inattendu : faire ressortir de sa boîte un revenant politique.
Le sémillant Jean-François Copé.

Il n’est peut-être pas venu le temps des cathédrales,
mais pour Jean-François, le temps du schisme serait arrivé.

Schisme entre qui et qui ?
Être avec le RN et la bande à Zemmour, ou être dans le « bloc central » ? Je dis ça, mais je n’ai pas très bien compris sa déclaration.
Ne pas être avec le RN, d’accord.
Mais être avec qui, exactement ? Mystère.

Forcément, ça m’interroge. Dois-je, moi aussi, me schismer ?

On est le 9 janvier.
L’Alpe d’Huez est passée, je suis entre le Galibier et l’Izoard.
Une semaine qui aurait pu en durer trois.
Une engueulade avec ma chef sur un point très sensible pour moi, pendant que je gère des challenges tarpin de ouf’ à la maison (j’ai des ados).
Le micro-management est pénible. J’en ai déjà fait un billet. C'est agaçant. 

À titre personnel, aujourd’hui, je ne me schismerai pas.
Pour deux raisons simples.

La première : personne ne me demande de choisir.
Dans mon village, il y a de grandes chances qu’il n’y ait qu’une seule liste. Falconette sera conseillère municipale. Fin de l’histoire locale.

Mon souhait politique est clair et constant : que LFI ait le moins d’élus possible,
pour que le Sénat reste un pôle de stabilité.

Je n’ai pas parlé du RN. Et non, je ne mets pas le RN et LFI sur le même plan.
LFI est pour moi dangereuse, nocive, toxique. Viscéralement.
Le RN, je suis en désaccord avec les idées et la méthode.
Mais le RN n’est pas le FN.
Ce n’est pas la même chose. Et faire semblant du contraire empêche de penser.

À titre personnel, viser 7 à 10 %, c’est peu ambitieux. Mais je parle ici en "responsable" (plutôt simple militant, d'ailleurs faut que je réadhère) LR.
Les élections locales, cantonales, régionales, on y fait généralement le plein.

Faut-il avoir des ministres LR si Jordan Bardella ou Marine Le Pen arrivent au pouvoir ?
Instinctivement, je dirais non. Mais si LFI devient un danger réel, comme après la dissolution de 2024,
alors évidemment que la question se posera autrement.

Alors, est-il venu le temps du schisme ?
Je ne sais pas. Et je m'en fous. 

Mais le temps d’identifier les véritables dangers, lui, est là depuis longtemps.
Et le danger, chez moi, il vient de cette gauche extrême
qui, dans certaines villes, s’allie avec des dealers, des délinquants, des commerçants de la drogue qui offrent des PlayStations aux gamins.

Bon...

dimanche 4 janvier 2026

Message du dimanche : dur d'aimer l'OM

Je reprends le boulot demain (pas envie). Et je viens de me fader un Marseille - Nantes calamiteux. J'ai envie d'en rire, c'est mieux que de pleurer. 

Ce soir, ça sera un double Ballantines... 

C'est dur d'aimer l'OM. Mais quand on aime... 


samedi 3 janvier 2026

Le problème n'était pas l'écriture

Ecrire n’est pas neutre, y compris quand il s’agit d’écrire à des amis pour souhaiter des vœux. 2026 a commencé depuis à peine plus de 48 heures. Après l’Alpe d’Huez, je suis dans le Galibier. 

J’écris beaucoup. Trop, sans doute. Pas qu’ici, aussi à des personnes. 
Pas pour convaincre, pas pour expliquer, encore moins pour séduire. J’écris pour déposer. Et là, mon premier billet de 2026 est encore un billet pour « me faire du bien ». Pour m'alléger d'un poids que j’ai dans le ventre.

Longtemps, je n’ai pas vu le problème. 
Les mots sortaient, prenaient la forme d’un mail, d’un message, d’un texte, et partaient vivre leur vie. Comme si écrire et envoyer relevaient du même geste.

Ces derniers mois m’ont appris autre chose. Ce n’est pas l’écriture qui m’a mis en difficulté. C’est les canaux que j’ai utilisé. 
Parce que l’écrit révèle. Mais il expose aussi. Et tous les espaces ne savent pas quoi faire d’un texte écrit trop vrai.

2026 commence mal dans mes relations amicales et familiales. Rien à voir avec les vrais drames. Mais ça brûle quand même. 

Après analyses (qui valent ce qu’elles valent) sur passé plus ou moins récent, ce n'était pas mes messages le problème. Mais les canaux que j’ai utilisés, et la manière dont je les ai utilisé. On se croit malin…
Et je me suis rendu compte d’une chose bête, les types de communication : 
  • Communication pro → interprétée, politisée, hiérarchisée. J’y mets trop d’affect : mauvais trip,
  • Communication personnelle et amicalement → affectivement chargée. Risque de déborder. De demander trop. Ou de donner trop.
  • Communication familiale → morale. Là, danger à tous les étages. 
Je n’écris pas « mal ». Mais forcément ce que j’écris est parfois trop dense, dans des espaces qui ne peuvent pas, ne doivent pas, le contenir.

Il n’y pas de leçon universelle. Juste la mienne. Tout ce qui peut être écrit, ne peut, ne doit pas être envoyé.

Sur ces quelques heures de 2026 comme sur des situations difficiles au boulot, le retour est clair : j’ai plié mon piège souvent dès le premier mail. Dès la première réponse si c’est moi qu’on sollicite. Pas besoin d’hurler contre les autres.

Tout dire n’est pas être sincère. La sincérité dépend du canal. Choisir quoi dire, c’est se respecter. Et respecter celui à qui l’on écrit.

Pas été brillant sur les premiers jours. Il reste encore 363 jours pour faire mieux.