dimanche 2 décembre 2007

Leçon de journalisme...

En 94 ou 95', Canal + fétait, en grande pompe, ses 10 ans. Dans mes veilles et poussiéreuses VHS, je dois pouvoir retrouver ces grands moments de télévision et de nostalgie, quand l'habillage de la chaine était ce noir avec la musique lancinante et le logo canal plus avec l'ellipse colorée tournant autour du nom.
Un hommage avait été rendu à Michel Denisot, un des plus grands présidents que le foot français ait connu, un des meilleurs journalistes aussi. Passant les meilleurs moment de son Zénith, quelqu'un avait dit de Denisot : "cet homme pose toujours les questions que je poserai si j'étais à sa place, celles que j'ai en tête".

Jeudi soir, je ne disais pas la même chose de PPDA, pourtant parait il le "meilleurs d'entre eux", et d'Arlette Chabot, chef du service information de France 2. Tout le monde a longuement parlé, déjà, de l'interview, ou plutot du monologue, de Nicolas Sarkozy jeudi soir. Apathie dans un trés bon billet, et beaucoup de bloggueurs, bien plus pertinents que moi.

Je me posais plusieurs questions, mais les Denisots ne les ont pas posé.
L'essence à un niveau super élevée ? Rien, mais comme l'a dit Jégo à Bourdin : "ils n'ont pas posé la question", bien sur. L'augmentation de salaire présidentiel jugé indescent par certains ? N'en parlons pas. Enfin, sur le flou de certaines propositions présidentielles, pas plus de détail, aucune envie de la part des journalistes d'aller "plus loin".
Non, les deux journalistes étaient là pour passer les plats. Un peu comme Arthur ou Foucault reçoit des artistes en promo. C'était de la promo, pas du journalisme. Tant pis.

Eric Mainville appelle son trés bon blog "Crise dans les médias". Ce moment de non journalisme était une preuve qu'en effet, les choses ne vont pas forcément dans le bon sens. Il ne s'agit pas de "piéger" l'homme politique, non. Mais de poser les questions que finalement les français se posent. Il y a des inquiétudes. Il y a des questions.
Je ne parle du fond de l'intervention présidentielle. Je reste sur ma faim, et j'ai vraiment trés faim. Mais c'est un autre débat.

Pour autant, il ne me semble pas que "la crise du journalisme" (si crise il y a), son manque apparent d'indépendance par rapport au pouvoir politique, date de Sarkozy, et est uniquement la cause de Sarkozy.
J'ai le souvenir de la campagne présidentielle en 2002 et de l'entre deux tours. Ce n'est pas être un horrible fasciste que d'estimer que la couverture médiathique a été réellement partisane et subjective. Rarement aura t'on vu un candidat, Le Pen en l'occurence, traité de la sorte par l'ensemble des médias. Certains jugeront que c'est juste et normal, je suis de ceux qui restent surpris, voire plus, de ce traitement d'entre deux tours.
J'ai évidemment le souvenir de la campagne réféndaire pour la constitution européenne. Le ras de marée médiathique en faveur du référendum et le traitement par les médias était affligeant : certains parlent de "propagande sarkozyste" aujourd'hui, mais alors comment nommer cet épisode médiathique à l'époque ?

Pour autant, tout n'est pas noir. J'ai une vision assez pessimiste aujourd'hui, noire comme les nuages qui commencent à venir dans le ciel de Provence. Mais c'est vrai que la frustration du jeudi soir explique peut être mon sentiment. Je voulais en parler, simplement... Ca sert à ça aussi, un blog.

vendredi 30 novembre 2007

Theizé et Beaujolais, plutot que...

J'aurais pu parler de hier soir. Non, pas le minable résultat des clubs français en coupe de l'UEFA. Toulouse aura vaiment volé sa troisième place l'an passé, et ne l'aura même pas assumé. Je ne regarderai plus ce club entrainé par un Elie Baup que je porte autant dans mon coeur qu'un Roussey ou que le divin Domenech (pourquoi ? demandez à Jacques Santini...).

Pas de politique non plus. Pas envie de parler d'une interview de vide. Aucune question sur l'essence et le carburant à des prix irréels. Et JM Apathie rappelle, sur son trés bon billet aujourd'hui, qu'aucune question n'a été posée sur l'augmentation de salaire présidentiel qui peut préter à sourire jaune dans ce climat d'inéquité.
Pour moi, français moyen qui travaille du mieux qu'il le peut, et honnêtement, rien à attendre. Une fois de plus. Soupir nébulaire...

Non, ce soir, photo datant d'il y a quinze jours. Theizé, dans le Beaujolais. Cave de mon copain de promotion, Domaine de Cruix, trés bon pinard. Une cave pleins de fêtes et d'anciens élèves (et toujours prof) de l'ECAM de Lyon. J'en viens. J'en suis.

Et puis une photo made by TZ3 Panasonic. Ca vaut ce que ça vaut. Pas vilain l'église. Et puis c'est tout.

Pas envie de parler ce soir. Envie de boire du vin à coté de ma cheminée. la semaine prochaine je pars deux jours en Allemagne. Et aprés... La suite, jusqu'à la fin de l'année.
Ca vous dérange si on parle politique et foot la semaine prochaine plutot ?

jeudi 29 novembre 2007

Olivennes et la France

Entendu hier matin sur LCI, lors de l'émission de l'ex froufrouteuse Valerie Expert. Denis Olivennes, président de la FNAC et auteur du contreversé et ultra commenté rapport Olivennes sur le téléchargement et le "numérique en France", s'est répendu d'une phrase qui m'a glacé. Alors qu'on lui demandait pourquoi pas la Licence Globale, ce dernier a répondu que cette dernière n'était proposé qu'en France. Et...

"Moi, j'ai tendance à me méfier de la géniale invention française à laquelle personne n'a songé : le procédé Secam en télévision, le D2 Mac Paquet, la filière Graphite Gaz pour le nucléaire, le Minitel, toutes ces inventions géniales, dont on était les seuls à s'ébahir et dont on était persuadés que le monde les adopterait très vite"
(le Monde)

J'ai posé mon café, les oreilles ébahies par ce que je venais d'entendre... Un mélange d'arrogance et d'insultant mépris sur la France, sur ce qu'elle est capable de faire. Bien sur imparfaite, mais qui est ce (censuré) d'Olivennes pour se permettre un pareil crachat, d'une pédantise sans égale ?
Surtout que, cinq minutes aprés, il clamait haut et fort sa proposition de dévérouiller les licences sur les fichiers mp3 "légaux". Ces fameux verrous numériques qui rendent inutilisables les fichers téléchargés légalement. L'application de cette directive sera "une première mondiale" s'est t'il félicité devant son interlocuteur d'UFC Que Choisir, perplexe devant la complexité de cette "recommandation" et devant son applicabilité.
"Première en France", donc une connerie proposée fièrement par M. Olivennes ? En suivant ce raisonnement excluant déclaration des droits de l'Homme ou opposition devant la catastrophique campagne irakienne des éléments provenant de France.

La sagesse populaire disait que la majorité n'avait pas toujours raison, et que l'opinion ne faisait pas une vérité... Sagesse populaire ou devoir de philosophie, je ne sais plus.
Pas Denis Olivennes en tous cas, bien antipathique personnage à mes yeux : je n'irai plus à la FNAC.

PS : Merci pour tous vos gentils messages et pour vos affections. Merci pour elle.

dimanche 25 novembre 2007

Ventoux et Dati en Chine

Pas grand chose à dire. Sinon mettre une photo du Ventoux vu depuis Roquemaure, l'autoroute, là où je cours. Enfin, courrir... Là, je marchais : épuisé. Pas la soirée trés arrosée de la veille, avec un Magnum de Champagne (Marseille qui gagne 3-1 ça se fete, soupir...) et Cairanne... Non, juste le vent, la fatigue, et puis un corps qui hiverne.On voit le Ventoux. Devant, c'est ChateauNeuf du Pape. Et il fait beau quand le vent chasse les nuages. Le soleil, toujours. Essayer d'atteindre le soleil comme dit la chanson. Mettons cette tache à demain.

Politiquement, j'ai vu que les grèves semblent être finies. D'aprés quelques informations et discussions, les fêtes du fin d'année risquent d'être chaudes... Certains sont heureux quand "il y a grève". Je n'en suis pas. C'est comme ça, il faut de tout pour faire une discussion.
J'ai vu que François Hollande était ce weekend en Avignon, pour appeler à la refondation (ou renouveau, je sais plus) de la gauche et du Parti Socialiste. J'ai l'impression que cela fait 5 ans que le PS se regarde le nombril... Il doit être bigrement joli, ce nombril, pour être plus interressant que la France et les français... Mais non, dissertons sur notre nombril, entre nous, sur nous. On s'occupera des français plus tard... Triste opposition, et triste décomcratie sans opposition. Notons que ce n'est pas, pour une fois, la faute de Sarkozy si le PS est vraiment absent.

Sarkozy est en Chine. C'est bien. Presque un peu pas grand chose à fouttre, mais ça passe à la télé, Sarkozy en Chine, alors je regarde. Je cherche si par hasard, aprés avoir tapé sur le Président Chirac qui allait en Chine et en Russie tout sourire avec des industriels sans parler "des choses qui fachent la patrie des droits de l'homme", notre nouveau président avait ammené dans sa besace la sympathique Rama Yade, secrétaire d'état aux Droits de l'Homme... Et non. Pas vu.
Par contre, j'ai vu Rachida Dati. Ah ? Ségolène Royal eut loué en son temps la merveilleuse justice chinoise, rapide et belle comme un genet au printemps, était ce un hommage rendue par la garde des Sots (et des pelles) ? Je ne sais pas. Mais Dati y était.
Et je ne suis pas sur que Sarkozy et Dati étaient là bas pour parler de la justice chinoise, et que la rendre peut être moins "rapide" et plus juste, plus humaine, plus en adéquation avec des principes et des valeurs qui nous sont chèrs... Mais Dati y était. Bon.

Je n'ai pas envie de taper sur Dati, je ne la connais pas. Mon copain Rimbus (pour qui j'ai une réelle affection) a posté sur son blog une vidéo du sans doute trés compétent Montebourg Arnaud qui tape d'une manière assez violente sur Rachida Dati. La sommant d'incompétence, et de n'être à son poste que parce que courtisane, et on ne va pas plus loin sinon on parlerait ceinture et c'est pas beau.
Montebourg est bien à l'image du PS : décevant. Outre le fait que je crois que les français ne mérite pas forcément ces chicayas et ces déclarations de cours de lycée qui remettent la politique à un niveau bien bas, il me semblait que Dati était peut être plus criticable sur le fond que sur la forme. Toujours rester en surface, et sur son nombril, c'est bien mais c'est léger.
La réforme de la justice me déplait fortement. Un sujet qui me tient à coeur est "l'aménagement du territoire", et cette réforme désertifie judicairement des pans entiers du territoire. Evidemment, il faut des économies, et bien sur nous sommes dans une période de "rigueur" : je ne suis pas sur que c'est en enlevant de la République sur certains pans du territoire déjà sinistrés industriellement et économiquement que l'on remettra vraiment le train sur les rails.
Je ne parle pas de cette idée évoquée de "franchise judiciaire" qui me parait tout à fait hors de propos.

Demain, une semaine reprends. Le soleil me semble toujours aussi loin. Mais Marseille est 14e3e : tout va bien (soupir)

vendredi 23 novembre 2007

Aprés la pluie, le beau temps (I reach for the sun)

Cette photo aurait pu être prise de partout en France. Lors de mes voyages sur les sites nucléaires de France, je garde des images de ces fins d'automne qui déplument les arbres, le ciel, la nature. Et ces images m'ont semblé identiques que l'on aille à Cosne Sur Loire, à Givet dans les Ardennes ou à Blayes dans le bordelais. Parfois des reliefs plus modestes, ou une eau de couleurs plus grisatres. Mais le même sentiment de vide et de froid. C'est l'hiver, c'est normal.

Cette photo a été prise tout à l'heure, à la sortie du bureau. J'avais mon Panasonic avec moi. Et j'ai donc pris ce Rhone, entre Codolet et Caderousse, entre Gard et Vaucluse. Sur la route que je prends pour aller et venir du travail.
Au fond, le site nucléaire de Marcoule. Pas le meilleurs endroit pour le voir. Mais il est joli, avec derrière la dent du même nom qui semble le protéger.
C'est vrai, tous les sites nucléaires se ressemblent. De l'eau, et des installations. Parfois, des aéroréfrigérants. Et ces cylindres de béton plus ou moins nombreux dans lequel se fait la réaction nucléaire qui fait tourner les turbines et donne le courant : le bâtiment réacteur. Expérimental ou industriel. Tous ces paysages se ressemblent au final.
Mais je les trouve beau. J'aime les paysages industriels : peut être pour ça que ce fut un plaisir de voir les paysages de chez Skat, en Lorraine. J'ai trouvé Thionville beau : je dois être soit un idiot, soit une rareté. Assumée.

La chanson que j'ai mis en lien va de pair avec ce soleil qui fait suite à une nuit d'orage. Et dehors, et dedans. J'espère que, comme dans la chanson, j'arriverai, pour ce qui me concerne égoistement, à "atteindre le soleil".
Musicalement, c'est pas la plus belle chanson du monde. C'est la chanson de fin de l'animé "El Cazador", que je cite à l'envie : je l'ai aimé cet animé. Comme en témoigne le ton et le titre, optimiste, de la chanson, cet animé se termine bien.

J'aimerais aussi, égoistement, atteindre le soleil. Ou le ventoux, mais le soleil, c'est plus ambitieux.
J'ai vraiment envie d'essayer de remonter une pente qui aura été, pour moi, trop vite descendu. Jusqu'à me redonner une mine d'été 2002, les kilos en plus. Parce que des pensées noires, parce qu'un constat implacable mais logique finalement d'un entourage absent, parce qu'on se rend compte qu'on est finalement pas grand chose, et bien peu et en relatif aux yeux des autres, et surtout en absolu.
A force montrer à quelqu'un qu'il n'est finalement pas grand chose et qu'il ne compte pas beaucoup, à force des absences volontaires et des portes ou boites aux lettres électroniques auxquels on se voit interdire l'accés, pas anormal qu'il ne se juge d'une manière pas trés positive. Quand à coté des pans entiers de réves s'écroulent, quand des périodes font ressortir, par contraste, des absences réelles de gens qui vous cotoient presque tous les jours, il n'est pas forcément anormal d'avoir des pensées négatives, et une image laide reflétée lorsqu'on se brosse les dents le matin.
"On a tout pour être heureux", pour reprendre la phrase qu'on s'entend rabacher à chaque soupir par un entourage sans doute pleins de bons sentiments... La tentation de Venise est aussi proche que Venise n'est que trop près...

Atteindre le soleil... Il ne pleut plus : ca parait plus facile. Mais c'est pas gagné...

PS : phrase de mon ancien professeur de technologie indistrielle... M. Neveux (je le cite, je l'aimais beaucoup ce Paco Rabannes des sciences de l'ingénieur), début de MathSpé à Lyon : "on nait seul, on meurt seul, il faut apprendre à vivre seul..." (et ne pas copier son devoir sur le voisin). Il a raison, mais ça fait chier qu'il ait raison...

jeudi 22 novembre 2007

In the rain... (Cowboy Beebop)

Il pleut, depuis hier soir. Ca faisait longtemps...






Cette chanson m'évoque pour moi l'automne 2001. Je venais de signer à Marseille (dans une société, pas au club, soupir). J'habitais, tel un joueur professionnel arrivant dans une grande ville, à l'hotel. Et le soir, je quittais le bureau aprés 18h30, remontait la Rue de Mazargue dans ma ZX qui crachait ces chansons tirés de CowBoy Beebop, pour aller récupérer ma chambre obscure à l'hotel "le 8eme".
J'allais aux Bons Enfants, chercher un peu de cette gentillesse qui me manque beaucoup aujourd'hui, et il pleuvait.

Mais la pluie, dans une grande ville, elle n'a pas la même odeur qu'à la campagne. J'aime les villes sous la pluie. C'est le bordel, ça klaxonne, mais la couleur de la pluie fait à merveille ressortir celle du béton, des immeubles. J'aime une ville sous la pluie. Et une ville la nuit sous la pluie, ça me ferait cracher des belles phrases si j'avais du talent... J'aime.

CowBoy Beebop est un grand dessin animé. Google regorge de pages le présentant tellement mieux que moi, ce dessin animé qui évoque pour moi le début de mon aventure professionnelle dans le nucléaire et à Marseille.
C'est la divine Yokko Kano qui fait les musiques... Un talent monstrueux cette femme qui a officié aussi Escaflowne, là où je l'ai découvert, et où j'ai découvert celle qui me supporte (c'est le mot) aujourd'hui. "Rain" fait parti de ces chansons qui me rendent d'une mélancolie parfois un peu longue, fatiguante pour moi et mon entourage... Mais qui font que je suis moi.

Hier, nous avons fini El Cazador. Je parlerai de cet animé une prochaine fois. Mais ca faisait longtemps qu'un animé ne m'avait fait autant de choses dans ma poitrine. Peut être mes sentiments bizarres en ce moment provoquent un peu trop facilement une sorte de remontée de quelque chose qui fait mouiller mes yeux. Mais El Cazador, c'est trés bon.

Il pleut toujours. Je parle dessin animé. Musique (lisez donc l'animeland HS de ce mois sur la musique japonaise...). Comme ça, ni je me plains, ni je parle trop politique. C'est mieux. Et ça fait du bien à mon coeur (mon pauvre coeur, Serge Lama)

mercredi 21 novembre 2007

Ce soir, c'est Football...

Fabuleuse équipe de France ! La première équipe à s'être qualifiée pour le Championnat d'Europe des Nations de football suite à un match nul contre le Maroc... Bon, je pique la blague à l'excellent site des Cahiers du Football, dont je suis un client fidèle... on prend le talent là où il est.

Ce soir, y a foot. Y avait grève aussi. Les mêmes qu'il y a depuis une semaine, et les marchands de tabac aussi. C'était nouveau ça. Demain ? Je ne sais pas, je n'ai pas regardé mon agenda. J'aimerais bien me mettre en grève moi aussi. Oh non, j'irai travailler. Mais je me mettrais en grève du reste : grève des relations humaines, grève de faire des choses qui m'emmerdent, grève de l'internet et du contact avec le monde extérieur. Grève de vie pendant 24 heures : on hiberne, on dort, on ne fait rien. On ne voit rien...
L'idée est conne ? Oui, c'est vrai...

Bon, football donc. La photo, c'est moi dans le Forez. J'ai froid, et je tire "un pénalty...". Enfin, je pose le ballon sur un rond de coup de pied de réparation, et je me fais mal au métatarse et à la cheville en tentant de mettre le ballon à droite (ou gauche, bref loin mais dans les cages) du gardien de but.
Je suis nul au foot en fait... Pas beaucoup de talent ni artistique, ni intellectuel... Encore moins sportif. En foot, oh j'ai joué quand j'étais jeune ECAM. Sans doute doit il y avoir, sur mon disque dur ou chez des amis, des photos du Faucon en train de courrir derrière un ballon. Mais c'est comme Doudou Farmer (Omar et Fred) : "Maryse, j'ai vu Falconhill joué au football... c'est pas bon...".

Equipe de France de foot. Je ne regarderai pas le match. Deux derniers épisodes de l'excellent dessin animé "El Cazador" à regarder. Et Domenech, je supporte de moins en moins sa tendance à regarder le journaliste comme s'il venait de débiter la pire énormités que le monde ait infanté depuis l'apparition de la parole avant de répondre à sa question (souvent conne, c'est vrai). J'en ai marre de cet homme qui prend un joueur quand il vient de jouer deux matchs pas trop mauvais en Premier League ou avec Monaco, en laissant de coté des Dacourt, Luccin, Mexes, Giuly, Trezeguet, and co, parce que leurs gueules ne lui revient pas.
Et je n'aime pas cet homme qui défend des valeurs qui ne sont pas les miennes : celle des joueurs mercenaires emmerdant leur pays et leur club formateur pour aller toucher des milles et des cents à Arsenal ou Birmingham. Je n'aime pas les outrances et les insultes de cet homme qui représente la France.
Je n'aime pas Domenech, mais je radote et rabache. Désolé. Mais non, je n'aime pas Domenech, je n'aime pas l'image que Domenech donne de la France, je n'aime pas le message que Domenech donne aux jeunes (louanger ce grossier personnage qu'est Gattuso et féliciter Matterazzi d'avoir fait disjoncter Zidane, c'est sans nom...).

Et je n'aime pas le fait qu'on se prendra du Domenech pendant encore un paquet de temps... De là à souhaiter la défaite de mon équipe nationale en Autriche et Suisse, au prochain printemps ?

mardi 20 novembre 2007

Actualité, dessin humoristique, et tout va bien mais pas tant que ça

Pas trop envie de disserter longuement sur le coté culpubalisement douloureux de la phrase "tu as tout pour être heureux !". Une autre fois peut être, on ouvrira un tag "psychologie du Faucon", d'un niveau deux euros cinquante, ou psychologie de bistrot.

Trois dessins qui m'ont amusé, sur une actualité qui décidément me navre, même personnellement quand le Président en personne vient pour rendre heureuse sa pauvra nation.

Sur les grèves d'abord. Je crois qu'on a dit beaucoup de chose sur le coté fascisament risible mais dangereux des blocages de faculté, par quelques uns habités par une envie de violence et de faire une révolution sur le dos d'une réforme qui ne va pourtant pas suffisament ni loin, ni en profondeur, pour résoudre les problèmes, nombreux, de l'université. D'autres blogs (Pierre Catalan notamment) en parlent avec talent, et lancent de bons débats là dessus.
Non, je considère la grève (peut être à tort) comme l'arme ultime, quand plus rien n'a marché. Quand les négociations ont échoué, ou n'ont pas voulu commencer. Quand le problème est vraiment réel, et non pas ni pour exprimer une crainte, encore moins pour donner du poids à une négociation comme le flingue aide à récupérer le porte monnaie de la vieille dame.
Je ne dis pas qu'il n'y a pas de problèmes dans cette fonction publique dont je fais (un peu) parti maintenant. Je sors d'une réunion de réorganisation où mon ventre, déjà bien douloureux, ne mangera plus avant un bon moment.

Mais à la SNCF par exemple... Le gouvernement ouvre des négociations. La moindre des choses, logique, serait de cesser la grève. De travailler, autour d'une table. Voilà les problèmes, quelles solutions proposés, tour de table, et hop on est raisonnable, intelligent.
Non, le Chabal, euh secrétaire général du syndicat réformateur "Sud Rail" a dit non ! La greve, ce n'est pas la dernière issue, c'est le moyen pour faire pression. Faisons des négociations en mettant des couteaux sous la gorge des gens, ça sera plus efficace.
Je trouve ça minable. Je trouve cette radicalisation dangeureuse, intolérante. Soit tu acceptes à mes demandes, soit la France est bloquée. Un coup d'état social, avec le piquet de grève en remplacement des chars déferlant sur Grenelle.

Je déteste ce chantage. A cause de ces pratiques, l'opinion publique a une vision détestable et de la fonction publique, et des entreprises publiques, et des syndicats. Et au final, c'est le syndicalisme qui perdra toute crédibilité : la terreur n'apporte jamais respect et efficacité. Je suis écoeuré. Sans parler de ce fossé entre privé et public : je pense que ce type de comportement y contribue (au moins) autant que certains slogans caricaturalement ultra-libéraux.

Mon moral n'est pas haut, même si j'ai "tout pour être heureux". Heureusement Nicolas Sarkozy parlera, sans doute jeudi. D'aprés RMC ce matin, pour résoudre le pouvoir d'achat, deux solutions miracles. Augmentation de la prime pour l'emploi : je suis salarié à plein temps, donc pas concerné. Défiscalisation du treizieme mois : je n'ai pas de treizieme mois, un simple cadre moyen qui gagne bien sa vie mais pas plus.
Aprés le bouclier fiscal qui ne me concerne pas, les interets d'emprunts déductibles des impots que je loupe pour deux mois, je soupire avec dépit, même pas triste.
Même pas triste, mais j'en ai marre de passer toujours à travers les gouttes. Trop pauvre pour être riche, trop "privilégié" pour être aidé. Non, juste un salarié moyen, un français qui travaille, qui paye son gazoil 1,22 euros à la pompe, qui voit ses impots locaux et nationaux grimper de 30 % pendant que son salaire stagne et que son pouvoir d'achat baisse. Mais qui est honnete, qui travaille, qui essaie de ne pas faire trop de mal autour de lui...
Et qui en a marre. Qui en a vraiment marre d'être un privilégié pour qui tout va bien, et qui en a marre de ne visiblement pas savoir accepter sa position "de gars qui a tout pour être heureux". Et qui en serait presque triste s'il accepter de, décidément, se l'avouer une bonne fois pour toute en balançant un coup de pied dans une porte virtuelle...

J'ai pris ce dessin de Rançon sur un mail adressé au boulot. Tiré du Parisien. Le Parisien qui parlait hier d'une enguelade qu'a eu Devedjian par Sarkozy. Ce dernier lui reprochait d'avoir dit que, dans le peuple français, il y a avait un début de déception. Et Sarkozy de terminer par "il n'y a qu'un seul président ici, c'est moi".
Je ne suis même pas déçu : j'abandonne. Je soupire. Je me dis que de toutes manières, je ne serais là que pour payer des impots, faire des efforts. Et je soupire, désespéré. La classe moyenne dont je fais parti sera toujours la classe sacrifiée. Mais bon, j'ai une maison (pas de chien mais une maison), j'ai un boulot, la vie est belle...

Je finis par un dessin sur le Beaujolais Nouveau. C'est gras, c'est con. Mais ça me fait sourire. Finissons sur une trace d'humour. J'ai une réunion dans même pas une heure. J'y vais avec le sourire de celui qui va encore une fois voir dans le miroir l'étendue de son inutilité, mais bon...
Je boirai peut être du vin en rentrant

lundi 19 novembre 2007

Je n'ai même pas d'images à mettre...

Comme je n'ai rien à dire, ça tombe plutot pas mal... Mon ordinateur, de toutes manières, est d'une lenteur aussi navrante que mes doigts, engourdis et par le froid, et par quelque chose qui m'est vraiment désagréable.

Winamp joue "La vie Lilas" de Serge Lama. C'est une chanson ni triste, ni gaie. Mais qui m'évoque des moments passés par forcément désagréable. J'y étais un peu ce weekend, quand l'idiot que je suis a loupé l'entrée du tunnel de Fourvière pour se perdre sur les quais du Rhone embouteillés. Dans ces flots de souvenirs qui ne se mettent plus en photo, sinon celle que j'ai dans ma tête. Sauf que le scanner qui va bien n'existe pas. Et je n'ai pas de cable USB qui sont de mon crane : mes souvenirs ne sont ni scannables, ni diffusables via Picassa...

Demain, les fonctionnaires se mettent en grève. Je suis fonctionnaire, je travaillerai. Parce que trop de souvenirs douloureux de mes derniers mois 'dans le privé' pour me joindre à cette grève dont certaines revendications sont d'un caricatural sans nom. Pour certains, c'est plus de sous, plus de recrutement, plus de fonction publique. Ca répond à d'autres au moins autant caricaturaux, pour qui réforme signifie moins d'argent, moins de tribunaux, moins de pleins de choses, moins de fonction publique.
Je veux ni plus ni moins en tant que citoyen : je veux "mieux" de fonction publique. C'est possible de réformer sans caricature, sans violence, sans bétise ? C'est possible ou je peux vraiment aller me coucher, et me réveiller tel Hibernatus dans une trentaine d'années. Voir si nous sommes aussi intelligents qu'aujourd'hui ?

Je ne sais pas si je vais beaucoup écrire cette semaine. Si c'est pour être soit désagréable, soit désabusé, soit aigri, soit tout simplement triste et à me lamenter non pas sur mon sort, mais sur celui de mon pays (ça fait moins nombriliste), je ne sais pas si ce sera trés interressant, trés palpitant.
Il fait froid, mon chauffage ne marche pas, et j'ai mal à la tête et au ventre.

Et on est bien parti pour se taper Domenech en sélectionneur jusqu'en 2010... Je ne sais pas si je n'aurais pas préféré Royal presque... Autant aller se coucher.
Bonne semaine.

samedi 17 novembre 2007

Weekend autour de Lyon, et soupirs dans le Beaujolais

Ne pas parler politique. Ne pas parler du France - Maroc de hier soir, de la Marseillaise sifflée... Moins d'une semaine aprés les cérémonies du 11 Novembre, mon aiguille interne de mon cadran "compréhension - tolérance" étant dans le rouge depuis hier soir, je risque d'écrire des choses trop fortes, désagréables... Je ne supporte pas qu'on siffle un hymne, tel qu'il soit, quand c'est en plus par des "concitoyens", je...
Mince, ça fait bip bip, donc j'arêtte d'en parler. Trop énervé. Parlons d'autres choses...

De l'actualité ? J'étais fier de la CGT et de la CFDT lorsqu'ils ont appelé à la renégociation, et à aretter les mouvements de grève du temps des travaux. Un syndicalisme raisonnable et responsable comme j'en appelle de mes voeux depuis longtemps.
Et puis une base toujours radicales, toujours j'en veux plus. Pourquoi faire ? On ne sait pas... Gardons la politique du coup de poing et de l'intimidation, plutot que de la négociation et de la discussion entre adulte. Continuons d'être idiot. Et adulte comme étudiant, même combat. La batte de baseball doit remplacer la table autour de laquelle tout le monde s'assoit. Et le monde ira mieux comme ça.
Avant d'employer des termes comme "méthodes fascisantes" ou autres pour définir ce que je ressens en attendant quelques "étudiants" ou "syndicalistes" qui parlent à la télé avec raison et modération, j'écoute les bruits bizarres que me fais mon tolérancométre intérieur. "Trop énervé, tu vas dire des bétises, arrête là". OK, j'arêtte de parler de l'actualité...

Je ne reléverai même pas le fait que sur ces négociations, c'est "l'Elysée" qui donne les directives et le la. Matignon ? C'est où ça ? Vite, un cachet pour faire baisser la tension...

Ce weekend, je monte chez ma belle famille. Cet aprésmidi, balade dans le Beaujolais. Le Domaine de Cruix, parents d'un de mes plus proches amis de promotion. Cadre magnifique, dans lequel j'ai pléthores de souvenirs d'étudiants. Autour de Lyon.
Est ce que ce soir je mangerai avec mes "amis" (guillemets) de promotion ? Je ne sais pas. Un coté de ma conscience me dit "ça sera super". L'autre, au taquet avec la somme de choses qui me gonfle en ce moment, m'invite à aller me coucher tot ce soir. Demain, "repas de famille", gardons des forces semblerait me dire mon horloge interne.

Et puis bon, tu ne sais pas être bien quand il y a beaucoup de monde autour de moi en ce moment me rappelle, sournoise, ma conscience en essayant de baisser un peu le niveau de soupir à l'intérieur de mon coeur et de mon crane. Si c'est pour aprés soupirer pendant une semaine pour pleins de raisons, est ce la peine de rester "entre amis" ?

Les souvenirs d'un Lyon où j'étais chez moi, où je me sentais chez moi, c'est du passé. Je mets en première photo une image de Fourvière. J'habitais dessous. Cette image m'évoque tellement de chose. Tout Lyon voyait ces tours, comme moi. Quand le train m'ammenait, pour le boulot de Paris à Avignon, je voyais cette basilique de loin. Je voyais ces tours. Je pensais à une personne qui le voyait peut être, mais bon... Soupir bis, ça repart, vite une douche et on part.

Où sont les chiens ? C'est gentil les chiens... Ca calme les chiens, pleins de gentillesses, gratuits, et ça ne demande rien d'autre en échange que de l'amour et de la gentillesse. Allez, allons voir Vanille, ça ira mieux aprés.