lundi 22 octobre 2007

Froid. Déjà...

Le Mont Ventoux. Géant de Provence.

Pourquoi cette photo qui date de l'an passé ? Parce qu'elle est belle et qu'elle me plait. En outre, elle me permet l'occasion d'un modeste billet dans ce blog qui n'atteint pas forcément des sommets hautement intellectuels. Simplement les sommets de ma région, ceux dans lesquels j'aime à me ballader.

Cette photo aussi, prise en décembre de l'an passé, parce qu'elle m'évoque ce froid sec et venteux qui déferle en ce moment en basse vallée du Rhone. 12°C au milieu de l'aprésmidi, c'est encore supportable. Sauf que déjà, mes modestes membres pas si frèles que ça n'en peuvent plus : je n'aime pas le froid, je le crains. Hyoga n'est pas mon ami.
Et lorsque les bureaux de là où je travaille n'ont pas encore les chauffages en route, je souffre. Physiquement. Moralement, ce n'est pas ça qui m'atteint en ce moment.

Donc pendant que je parle chevalier du cygne et montagne provencale, je ne disserte sur rien d'autre. C'est vrai. Laporte est ministre, et je m'en fous. Guy Mocquet a fait polémique aujourd'hui à l'école ? Je trouve l'attitude de certains professeurs aussi ridicule que n'était infantile la décision présidentielle de mettre en avant une lettre qui avait ému le Roy de l'Elysée. Les syndicats de la focntion publique veulent remettre le couvert ? Je remarque que le mien n'en fait pas parti. Peut être a t'il suffisament d'autres sujets, plus sérieux, à s'occuper ? Je l'espère, sans trop y croire à vrai dire...
Donc comme je n'ai rien à dire, je parle météo, et je regarde le ciel, et le Ventoux. Pas brillant le Faucon : il devrait aller se coucher...

dimanche 21 octobre 2007

Fin de l'été, et apologie de l'artisanat







Ce soir, Marseille reçoit Lens, en championnat de France de première division. J'espère une première victoire "à la maison", contre l'équipe de celui dont les posters ornaient les murs de ma chambre, et qui recevra, je l'espère, une ovation en entrant chez lui, dans son stade. JeanPierre Papin, entraineur de Lens, un de mes rares idoles...

Aujourd'hui, il fait froid. L'été est fini. La piscine a été vidée, nettoyée, traitée, et bachée. Le vent souffle, et il fait toujours plus froid. Je sais que le thermomètre de ma Modus indiquera toujours plus que celui de la Mazda de mon amie de Lorraine (à laquelle je pense en ce moment, un musique de Final Fantasy X passe sur mon Winamp... Celle que je propose en début de billet...), mais j'avoue que cette pensée ne réchauffe pas tellement mes doigts frémissant sur le clavier... L'été est bien fini. La bache verte sur la piscine ne fait que rajouter un argument supplémentaire à cette logique d'automne.

Ma cheminée marche. Pourtant, ma chaudière est sauvée... Celle qui hier ne répondait plus, a connu une réssurection artisanale.
Hier soir, nous avons laissé sur la messagerie de notre plombier, celui qui nous a permis d'aménager en temps et en heure de part sa disponibilité et son travail. Et à 14 heures, je le vois arriver, avec mes parents, et sa caisse à outil. Un dimanche aprésmidi où Milan AC ne parvenait pas à prendre les devants contre Empoli, mon plombier était là...
Finalement, rien de grave. Un circulateur s'est mis en arrêt. Parce que calcaire, parce que sécurité suite à l'absence de courant ? On ne sait pas. Par contre, la led verte qui dit "ça marche" est en fait défectueuse...

Et alors que j'allais chercher mon portefeuille pour son travail, ce dernier, souriant, me fit signe que non. Il avait une autre chaudière à sauver dans le village. Et qu'il ne buvait pas de café, refusant ma deuxième marque de gratitude sincère...
J'ai un plombier magnifique... Si vous cherchez un plombier avec un sens du service qui fait plaisir à voir, demandez donc au Faucon...
Sur le reste et le final ? Weekend calme... Toujours une petite douleur qui ne passe pas. Peut être la Karmelite que je vais apaisera un peu cette petite ame qui est un peu vague en ce moment. La période d'octobre me rend ces absences tellement plus visibles que les présences, bien réelles quant à elles. Enfant gaté, encore.
Dans la semaine, je rebloggerai un peu plus "utile" que ce que j'ai fait ces derniers temps. Mon nombril doit être un peu plus discret... Arettez de ne parler que de moi, même si je confesse que ca n'est pas forcément désagréable de s'épancher un peu. Un petit peu.
Et puis cette semaine, à part parler d'une grève que je n'ai pas cautionné, d'un divorce qui ne me fait jamais plaisir, je ne sais pas s'il y a eut beaucoup d'évènements dont j'avais envie de parler...

Si... La Coupe du Monde de Rugby est finie. Certains en seront ravis. Pas moi, c'est bien de voir des matchs entre amis. J'irai peut être à Perpignan voir jouer ce numéro 15 Sud-africains, qui hier soir a éclaboussé un terne match de sa classe de surfeur... C'est beau ce sport. On redescendra sur terre avec le Top 14... Qui restera toujours plus beau que la triste Ligue 1.
Et le ciel reste aussi bleu et froid... Dernière photo toute bête : un ciel bleu, monochrome... Sola (ciel en japonais) était un dessin animé que j'ai beaucoup apprécié, avec un jeune mélancolique qui vouait une réelle passion pour le ciel... Le prendre en photo... En fin de semaine, je recevrai peut être ce nouvel appareil qui remplacera l'actuel, né un samedi aprésmidi à la FNAC de Marseille, qui a bien servi, et est bien fatigué...

Bon apéritif, bonne fin de weekend.

samedi 20 octobre 2007

Cheminée allumée

Ca commence par une blague. Un ami du travail m'appelle pour m'inviter à voir la finale de rugby. C'est 14 heures. Je dis oui. A 16 heures, il me rappelle : chaffeau fuyant, bordel, innondation. Reportons donc le repas de ce soir : y aura d'autres matchs...
17 heures, l'eau de mon bain coule : elle est froide. Je vais voir mon chauffe-eau : il ne marche pas... Coupure de courant de la nuit dernière : la carte d'alimentation du chaffe-eau, aprés diagnostic, n'y a pas survecu... Plus d'eau chaude, pas plus de chauffage, de tout le weekend. Et lundi, une note qui promet d'être douloureuse. Problèmes de riches propriétaires sans doute... Je ne sais pas, je n'ai pas, ce soir, le recul et la philosophie nécessaire.

un point merveilleusement positif : l'inauguration de notre cheminée roquemauroise un soir de finale de Coupe du monde. On est deux, devant la télé. Je bois du vin. Quand je ne suis pas devant le PC. Et j'ai chaud finalement : en plus d'être, je trouve, magnifique, la cheminée a une utilité réelle. La chaleur est douce, et s'harmonise à merveille avec celle provoquée par l'alcool qui coule dans mes biens douloureuses veines ce soir.

Aprés ? Je me rends compte que j'ai peu disserté, cette semaine, sur les évènements "du monde". Me penchant, encore une fois, sur mon nombril. Parce que je ne veux pas partagé la peine du premier des français. Je la respecte, je suis triste pour Sarkozy Nicolas, sincérement. Mais j'ai aussi un peu beaucoup de mal au niveau de l'estomac, et un peu plus haut... Vers ce truc qui bat, la petite pompe qui mécaniquement sert à allimenter un peu toute la machine en sang, mais qui sert aussi aux poètes et romantiques pour de belles compositions. A croire qu'en ce moment, mon potentiel de compassion est trés limité... Désolé, j'en parlerai à mon psy.
Je me rends donc compte que je n'ai eu aucun commentaire sur els grèves de la semaine, sur le rugby. Si, une phrase qui exprime toute l'aigreur que j'ai pour la justice de mon pays qui condamne Courbis, libère Cantat, et ignore des jeunes qui, dans les rues de mon village, s'amuse à crever des pneus de voiture et dévaliser des salons de coiffure. Mais ne jamais juger la justice de son pays et une règle, et ne jamais commenter non plus. Donc je me tais.

Et je vais finir ma soirée dans un Merlot du village d'Orsan. En face de Marcoule. Belle cave coopérative. Devant Claymore ou du rugby, je verrai.
Et je pleurerai sur mon sort demain. Sur ces tracas d'une vie de propriétaire, et sur un sentiment d'être un peu seul... Malgré des bons enfants et des gentilles foréziennes autour de moi. Peut être suis je trop exigeant... Quand ça fait vraiment beaucoup mal au ventre, des exigences devraient savoir être réguler par des coups de pieds au cul. Je vais aller m'auto botter le fondement, et demain nous parlerons vin ou politique (ou histoire d'amour, ca fait la une des quotidiens nationaux les jours de grève ça...)

jeudi 18 octobre 2007

Anniversaire, encore un. Mais là, une bele chose pour moi, peut être la plus belle


Une simple musique. Tiré d'un des meilleurs animés de l'animation japonaise... Un animé avec de merveilleuses musiques. Et un manga qui est une merveille. Nicky Larson pour les Dorothéphiles. Mais en version originale, cela s'appelle "City Hunter". Et c'est une merveille...
Le manga, c'est du bonheur. Du drole, du 'non censuré', et des moments de bravoures à la limite de l'épique. Un héros charismatique, et un environnement divin. Et quand ça passe en animé, si la traduction française eut été charcutière avec la censure qui va avec (et qui transforme un hotel de passe en restaurant végétarien), l'ambiance musicale demeure. Et c'est du trés bon.

Simple prétexte pour parler d'une date anniversaire pour moi (une autre), importante. 5 ans aujourd'hui. Je lui dis souvent merci. Mais vu ce qu'elle m'a apporté, au moins cette force de croire en demain, je ne le dis pas suffisament...

Une simple musique, que je trouve très réussi, pour dire ce que je peux ressentir, et remettre un peu en relief ces dernières années. C’est très pédant, égocentrique, oui… Je parle de ce bonheur, réel, alors que d’autres voient leurs compagnes partir car elles ont trouvé ‘mieux ailleurs’… J’ai déjà connu ça, un peu plus de 5 ans, justement… Je n’étais pas président de la République, mais je suppose que la douleur doit être sensiblement la même. Je suppose...

En fait, la première partie de la musique représente un peu la vie qui fut la mienne… Disons de la fin de mes études à l’ECAM jusqu’à la fin de 2002. Un début professionnel pas évident, une élection à la mairie de mon village, et le gravissement de diverses marches politiques importantes, au sein d’un parti politique d’envergure nationale.
Un départ dans la vie, avec cette volonté de tout manger, d’être le premier (pour arriver là haut, tout en haut de l’échelle, comme ces aigles noirs qui dominent le ciel). Sacrifiant des choses bêtes, comme une présence affective et des gens autour de soit qui nous apprécient. Mais à l’époque où mon cœur était fait d’orichalque, à quoi bon ?
A coté de ça, la découverte d’une communauté nouvelle, celle des « chevaliers du zodiaque », appelons là comme ça… Des gens que j’aime, que j’ai aimé, et que j’aimerai toujours je pense. La plupart sont devenus des amis, des personnes importantes pour moi… Une belle époque en fait, avec des points d’orgue importants : le cartoonist à Toulon, mes débuts à Marseille, Bruxelles, cartoonist de Paris… Et entre d’autres évènements personnellement important pour moi, voire fondateur.

C’est lorsque la piste arrive au temps 2’58 qu’un de ces moments fondateurs fait changer et le rythme de la musique, et celle de ma vie. L’orichalque trouve une lame qui peut le transpercer, et quand il se transperce, il coule. Salé comme des larmes...
A partir de ce moment là, très pessimiste. Tout seul je me retrouve. Tout seul ? Non, il y a des personnes présentes à coté de moi, à Marseille, à Paris, à Gien, en Belgique, je ne suis pas seul… Mais je ne suis pas bien. Comme la musique. Juste bon à boire du whisky de mauvaise qualité avec quelques glaçons, les lumières de mon appartement marseillais éteinte, le regard vide sur cette belle ville éclairée. Depuis un 22eme étage d'où on prend une hauteur et un recul pas des plus salvateurs.
Et mes ambitions ? Politiques ? Professionnelles ? A ce moment de la piste musicale, elles sont nulles… Je sais que ne n’arriverai plus à rien. Même à être heureux ?

C’est finalement un 19 Octobre 2002 que la musique rechange de tempo. Sur la piste, c’est le temps 3’37…Et là, tout repart. Vraiment. La musique devient plus entrainante, plus optimiste. Et tel l'aigle noir de Barbara, je prends un envol nouveau. Bien sur, y a du vent, des problèmes, mais que je suis bien. Heureux. Je vole. Je vole, mais pas tout seul.
Et c'est là où la musique continue plus forte, plus belle, allant vers devant. J'avoue, j'ai toujours le rétroviseur pas loin des yeux. Même c'est comme cette musique, j'avance. Car j'ai de nouveaux objectifs. Et un avenir qui s'ouvre et qui ne parait pas si mal que ça. Et le ciel est bleu. Ca vaut tous les bonheurs.

City hunter, c'est un animé superbe, avec de merveilleuses musiques. Une ambiance particulière, jazzy par moment, hilarante à d'autre. Et cette musique m'avait vraiment fait penser à mon parcours depuis 7 ans finalement... L'exercice d'écriture musicale valait le coup d'être tentée...
Merci à toi Momidji, Kaoru, Falconette, Poupouillette, quelque soit ton pseudo ou ton surmon... Merci. Et continuons encore un peu.

mercredi 17 octobre 2007

Réorganisation

Ce mot a un goût désagréable pour moi. J'ai commencé ma carrière professionnelle, la vraie, cette d'ingénieur dans le nucléaire, en Octobre 2001. A Marseille, première nuit aux Bons Enfants... Tout n'était pas parfait. Des moments durs. Professionnellement, parce que Paluel et les gens de la Centrale n'étaient pas des tendres, parce que le Faucon n'a jamais eu une grande confiance ni en lui, ni en ses compétences, et que le soir c'est dur de se coucher sans avoir peur du lendemain quand on est comme ça. Même si l'amie en lien plus haut aura toujours été là : si professionnellement j'ai pas trop mal loupé, ça aussi je lui dois...

En Février 2003, elle est arrivée. Avant elle la rumeur qui la précédait. Mais dans tous les couloirs de la division des technologie en milieu extreme du groupe dans lequel je travaillais, on en parlait d'elle. La "réorganisation". Celle qui devait tout changer, et tout révolutionner. J'étais à Marseille, au siège, là où les bruits sont le plus forts. A Bollene, les gens déménageaient à Pierrelatte. Là bas, des bruits moins forts, mais la résonnance fut tout aussi violente.
Nous étions en cravatte, dans un chateau appartenant au Groupe, dans le Lubéron. Et sur les transparents, elle apparaissait, la "réorganisation". Des gens, des cases, des liaisons, des termes nouveaux, des sociétés et services qui disparraissaient, d'autres qui apparaissaient. La plupart ne dureront pas. Mais d'autres, des personnes, étaient mortes sans le savoir : leur lettre de licenciement attendait dans le répertoire "mes documents" de certain(e)s haut-gradés.

L'ambiance fut détestable. Chasses aux sorcières, des gens qui donneront leurs démissions écoeurés et éreintés, des arrêts maladie, et une bonne ambiance totalement ternie par des gens qui aujourd'hui encore veulent quitter un coin qui avant était humain et sympa. Les chiffres sont bons pourtant. A quel prix ? Mais est ce une question importante quand l'action est belle et que les haut-gradés, ceux qui ont un drole de répertoire "mes documents", peuvent s'offrir une Audi TT par Noel (en plus de changer leur véhicule de fonction tous les 6 mois...) ?

A part de Février 2003, soit 1 an et demi aprés mes débuts dans ce groupe, le soleil est devenu sombre, professionnellement parlant. J'avais mangé quelques mois avant mon pain noir sentimental, celui professionnel aura un gout aussi désagréable. Et la mer fut remplacée par le canal Donzère-Mondragon lorsqu'arriva ma lettre de mutation. Et le début d'une fin qui s'est conclu par ma démission en décembre 2006, un an aprés un arrêt "thérapeutique" pour cause de professionnellement au bout du bout de mes modestes limites.

Ca fait 9 mois que je suis dans un groupe où je me régale. Une grande entreprise d'état. Je sais que tout le monde n'est pas aussi heureux que moi dans cette institution, je suis désolé pour eux. Mais moi, j'adore les gens avec qui je bosse, mes supérieurs, mon environnement, mon boulot. Heureux le cadre de 30 ans depuis quinzes jours que je suis.
Le bruit était pourtant présent depuis cet été : réorganisation. Encore... Pour donner un peu de "peps" à tout ça, il fallait réorganiser. Ah... Mais pas plus.

Mes responsables syndicaux venaient voir le jeune adhérent CGC plutot positif que je suis pour avoir des infos. Je disais que certains avaient peur. Mais bon... Moi non. Un peu loin de tout ça/
Et aujourd'hui, le document qui sera présenté dans dix jours aux syndicats... Et tout est fait. Des cases, des chiffres, des effectifs, des noms de service qui apparaissent, qui disparaissent.

Et tout recommence.

Et moi de me voir supposé mis dans un service dépendant huiérarchiquement d'à coté de Marseille, moi qui suis à coté de Pierrelatte... Marcoule, Cadarache, des chefs ailleurs, et quelque chose qui me parait recommencer. Et je n'aime pas ça. Conservateur je suis, le changement me fait peur, peut être. Mais là, trop échaudé encore, pour apprécier un bain froid.

Et je revois des visages sombres. Et tout recommence comme dirait Esther dans le retour du Zodiaque. Et je n'aime vraiment pas ça...

Aprés, la greve de demain qui ne valorise vraiment pas les syndicats qui la lancent (à mon avis... je suis favorable à la réforme des régimes spéciaux de retraite, et totalement opposé au principe de grève préventive qui bloquera un pays...), le divorce des Sarkozy (qui m'attriste), ceux sont des sujets importants.
Moins pour moi que mon avenir de ce soir où je fete 5 ans de chouttes trucs dans un bon restaurant. Et moins pour moi que mon avenir professionnel proche... Désolé. Egoiste je suis. Oui, c'est vrai...

PS : je viens d'apprendre... Horrifier pour Roland Courbis... Pendant que d'autres en sorte, lui y rentrera. Roland, bon courage et amitiés. Sincéres et respectueuses... Horrifié, pas d'autres mots.



lundi 15 octobre 2007

Lundi soir, je lis dans mon lit... et j'aime bien.

Il a fait beau ce week-end. Certes, l’Equipe de France de Rugby a perdu en demi-finale. C’est dommage. Certes encore, l’Equipe de France de football a gagné aux Iles Féroé. Je trouve cela dommage aussi… Mercredi soir je ne risquerai sûrement pas de regarder un match où un sélectionneur pense que le meilleur buteur du Calcio mérite moins sa sélection qu’un gosse de 20 ans pas titulaire dans son club ou qu’un attaquant monégasque (4 défaites de rang) s’étant considéré comme un « esclave » alors qu’il voulait quitter le club qui l’eut sorti de l’anonymat…

Non, ce fut un beau week-end, il faisait beau. L’été indien disait le chanteur…

Je n’ai finalement pas grand-chose à dire ce lundi soir où je laisserai mon amie jouer au volley-ball à Roquemaure… Lundi soir, soirée où je lis, tout simplement. Je lis. C’est agréable finalement, ce moment où je me mets dans le lit, tôt, très tôt, et où je me mets à lire. Une heure, un peu plus si l’entraînement dure plus longtemps. Et je lis, tout simplement…

Non, je ne lis pas des grands romans ou des textes d’un niveau qui ferait que je ne comprendrai pas toutes les subtiles phrases… Je ne continuerai pas la très bonne liste de notre amie Céleste sur mes 10 livres cultes. Mais je lis des bouquins qui me plaisent, pour la plupart. Je mets hors de la liste le pénible « Muséum » que j’ai terminé y a 10 jours. Un thriller parisien assez mauvais j’ai trouvé, prétendant disserter sur le Darwinisme et la foi dans la science, le tout sous un déluge de cadavres…
J'avoue qu'en ce moment où la politique me gonfle particulièrement, ceux sont les polars qui me branchent. Il y en a des trés bons...

Avant le triste Muséum, j’ai découvert un auteur de polar américain, Jonathan Kellerman, que j’ai vraiment apprécié. Son héros récurent, un psychologue pour enfant à la retraite (à 32 ans, bons placements financiers… amis capitalistes libéraux je vous embrasse ^__^) appelé Alex Delaware, et une écriture à la première personne qui me rappelait les bons moments passés avec les premiers Patricia Cornwell, à ma sortie d'école d'ingénieur. Et une écriture assez jolie, des phrases et des images vraiment parlante. Son premier Delaware, « le roseau brisé », parle d’un réseau de pédophilie. Pas très ragoûtant comme sujet, mais c’est écrit avec une délicatesse et un trait qui m’a vraiment plu. Du très bon.

Du très bon aussi le classique (maintenant) Harlan Coben. J’ai commencé la série des Myron Bolitar, un autre héros récurrent. Un agent sportif ancien basketteur professionnel, qui a eu la bonne idée de passer quelques mois au FBI. Cela donne un héros assez chouette et charismatique, dans le milieu sportif. Une écriture qui peut dérouter, mais qui là encore m’a accroché. Rien à voir avec le précédent. Beaucoup d’autodérision et dans l’écriture, et dans ce héros qui ne se la joue pas. Ce n’est pas de la grande littérature, mais les bouquins se dévorent.
Et surtout ce n’est pas du Dan Brown où on arrive à découvrir le coupable final dés les premières pages. Les enquêtes et l’intrigue sont fouillées, et il est bon ce Coben…

Le meilleur (?) pour la fin : Hening Mankell. Auteur suédois, qui nous plonge dans une Suède bien différente de l’image d’Epinal. Pas question ni d’ABBA, ni de Stefan Edberg. Les filles ne sont pas ces blondes plantureuses des publicités, et il fait plus froid qu’il ne neige vraiment. Mais une ambiance froide, fraîche, et surtout très prenante.
J’ai commencé par son dernier, « le Retour du Professeur de Danse ». Rien à voir avec mon amie des Bons Enfants (que j'embrasse). Méga rien à voir... Un livre qui montre une Suède dont je n'avais pas idée : forte présence d'une extreme droite carrément nostalgique du National Socialisme de nos amis germains. le tout avec un héros atteint d'un début de cancer à la langue, qui profite d'un arrêt maladie pour assister à l'enquete sur la mort d'un de ses anciens collègues flics. Et le tout sous une ambiance assez spéciale, mais qui m'a donné cette envie de chercher des informations sur la géographie de la Suéde, sur la Scanie, sur Kalmar...
Actuellement, je lis son premier : "les meurtriers sans visage". On reste dans la xénophobie de base, dans des petits villages suédois. Une peinture écrite d'un pays que je ne connais pas (à part son football que j'ai toujours apprécié), mais dont je n'exclus d'aller y passer quelques jours, pour le découvrir. La lecture de Mankell me le fait imaginer comme une Belgique, mais plus froide encore, avec plus de forêts. L'imaginaire d'un provencal, ça vaut ce que ça vaut...

Et je dis ça mais ça y est, je suis tout seul, et en pyjama. D'où mon lit qui m'attends, et Mankell. Aprés lui ? Oh, j'ai quelques bouquins politiques, quelques essais. D'autres polars, mais j'aime les polars. L'ésothérisme dedans n'est pas une nécessité, les redites du Da Vinci Code ne sont vraiment pas une obligation... Mais mon lit m'attends. J'y retourne.

PS1 : photos de ma bien modeste bibliothèque... Ma cave est plus fourni, et à coté, on peut entrapercevoir mon mur de dessin animé japonais et autres mangas. Rien à voir non plus. Oui, le Général et son premier ministre historique dominent le premier étage... Mais nous, les gaullistes, en plus de 30 ans, nous sommes peu nombreux...
PS2 : un gaulliste que je n'aimais pas y 6 mois, et qui me manque aujourd'hui, Dominique de Villepin. Phrase tirée d'un article du Figaro suite à son Grand Jury RTL de hier : "
Chaque fois que la France sort de la politique de l'indépendance nationale et de la politique d'équilibre entre les grands États, elle se trompe." Rien à rajouter. C'est elle la France que j'aime.

samedi 13 octobre 2007

La France est si belle...

... et Paris si beau. Souvenir de Paris, une photo des Invalides prise de nuit, y a deux ou trois ans, je ne sais plus. Le temps passe si vite.

J'aurais aussi pu mettre une photo de la statue de Sir Winston Chruchill à la fin des Champs Elysée...

Simplement un simple message pour dire que ce soir, je vais profiter de ce France Angleterre... A Roquemaure, un écran géant se met en place. Chez moi, on partagera le vin, le pain, et le ballon de rugby.

Et finalement le sport, quand tout le monde se rassemble et se retrouve, c'est joli. Et j'aime ça.

Finalement, c'est quoi que je veux célebrer dans ce billet ? La France, ce pays que j'aime, même si des fois ses habitants et/ou ses dirigeants ne font pas forcément honneur à ses valeurs et son histoire... Ou alors les vertues du sport ?
Je ne sais pas. Mais la France est belle, le rugby est un beau sport. La coupe du monde aura été belle malgré TF1. Et ce soir, mon coeur battra durant la Marseillaise.

Allez, allons célébrer la beautée de la France autour d'un verre de vin blanc. J'ai du Macon et du Laudun au frais...

vendredi 12 octobre 2007

Histoire amoureuse à Genève

Je trouve assez spécial (malsain ?) de ressentir ce besoin d’aller à Genève pour suivre une histoire amoureuse d’Etat. Parce que Genève et tout ce que cela représente pour moi, je suis amusé. Jaunement amusé avec mon sourire est empreint d’une légère amertume, mais quand même. L'actualité, aujourd’hui, se passe à Genève.
L’article du jour dans le Tribune de Genève sur l’exil de Cécilia Sarkozy, fait suite à des débats que l’on ne trouve ni sur le Figaro, ni sur le Monde. Les sites comme le Post, Rue89, Agoravox, se ruent sur l’histoire politico amoureuse du moment. Celle qui ne se passe pas loin de l’Elysée, où « couple » n’y habite pas. Mais rien sur les médias français traditionnels. De ça on n’en parle pas. Silence, blackout total.

Guy Birenbaum est cité dans la Tribune de Genève et dit cette vérité suivante : « Beaucoup de mes confrères ne parleront pas de séparation tant qu'il n'y a aura pas eu un communiqué de presse de l'Elysée pour l'officialiser ». Guy sait de quoi il parle. Et il parait avoir raison (même si les Grandes Gueules en parlent sur RMC Info en ce moment).

Je n’irai pas dans la facilité en disant « Sarkozy muselle les médias ! ». Je remarque qu’aucun média n’a parlé de la séparation de Royal, prétendante à l’Elysée, et Hollande, chef de file du premier parti de gauche du pays. Personne n’en a parlé, alors que visiblement tout le monde savait. Attendant que la Dame ne révèle la situation un soir d’élection législative…

Ce que j’en pense ? Pas grand-chose à vrai dire… La presse s’auto-censure, ça parait être un fait. C’est bien, c’est mal ? Je ne sais pas… Je dirai que pendant qu’on parle de ça, on ne disserte pas sur l’augmentation du pain et de l’essence, et que c’est très bien, mais en disant ça je me ferai taxer de populisme, à juste raison.
Donc je ne sais pas. Vie privée ? Non, quand tu es président de la République, tu n’as plus de vie privée (mais si ça te gène tu fais autre chose…). Donc je ne sais pas.

Mais les histoires amoureuses se finissant mal, je n’aime pas. A Genève ou ailleurs, je trouve cela triste. Qu’il s’appelle Sarkozy, Hollande, ou que ce soit mon ami d’enfance…
Enfin, je reste soit voyeur, soit citoyen intéressé, je ne sais pas, mais je « retournerai » à Genève, cette ville où je ne pense pas remettre les pieds et le cœur de sitôt. M’informer de ce qui se passe à Paris.
Si ce n’est pas paradoxal… Soupir…
(Photos récupérées sur l'excellent site hebus, présent dans mes liens)

jeudi 11 octobre 2007

Présidence de petit-déjeuner... Il est partout

Lu ce jour sur le Figaro du 9 Octobre : "Sarkozy préside le petit déjeuner de la majorité". Et le journaliste de se lancer sur une analyse de la perte d'influence du premier ministre, en occultant de manière assez peu professionnelle l'augmentation du prix de la brioche et du pain au beurre.

Même un petit-déjeuner... Il est quand même fort notre Président... (un peu omniprésent, mais fort...)

(le soleil vient de se lever, encore une belle journée, et il va bientôt arriver, le président UMP...)

PS : Moins drole, pour le Président en tous cas, ce que révèle "La tribune de Genève" : Cécilia serait partie à Genève... . Hors politique, cela ne m'amuse jamais qu'un couple se sépare, ou alors qu'un des deux veuillent quitter l'autre. Les déceptions (voire trahisons) amoureuses, que l'on soit l'homme le plus puissant d'un pays, ou bien un obscur ingénieur de 25 ans à Marseille, cela ne me fait pas rire...
J'avais écrit ce texte sur la première séparation des Sarkozy avant le référendum européen. J'étais dans une chambre d'hotel à Dieppe. Mon coté fleur bleue, facilement touché par ce genre d'histoire, je le reconnais, avait poussé jusqu'à un deuxieme billet en Janvier 2006. "Amourettes politiques et staracadémiques" je l'avais intitulé... pas du grand journalisme, juste le ressenti d'un citoyen.
J'ajouterai que quand j'entends Ségolène Royal dire "j'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile familial", j'éprouve cette même peine sincère. Pour lui, et pour elle aujourd'hui, qui voit son ancien mari batiffoler dans Closers...

Pourquoi le PS est écrit en petit ? Peut être parce que ce n'est finalement pas bien important... Un couple risque de se séparer. Ceux sont nos amis suisses qui nous le disent... Genève... Soupir... Nicolas ou un autre, ce n'est jamais marrant. Moi en tous cas cela ne me fait pas rire...
Le petit déjeuner et Groquick, cela m'amuse déjà plus...

mercredi 10 octobre 2007

Arc-en-ciel d'automne à Roquemaure

J'étais, une nouvelle fois, trés énervé en arrivant, ce soir, à la maison. L'ouverture de Firefox m'appris que Ben Arfa était appelé en équipe de France en remplacement de Saha. Ben Arfa, 20 ans, pas titulaire à Lyon, plutot que le meilleurs buteur du championnat d'Italie.
On se calme. Je n'aime pas Domenech. J'en suis sur à présent. Je suis convaincu que cet homme est un danger et pour le football français, et pour le football en général, mais ce n'est qu'une conviction personnelle. Et un sentiment à présent : que je ne serai pas triste si l'équipe de France ne se qualifie pas pour l'Euro...

Donc il faut se calmer, et aller courir sous le crachat londonnien s'écoulant sur la jaune nature gardoise. Aller courir avec du Gundam Seed ou du Code Geass dans les oreilles : le générique du dernier épisode est une merveille.

Et puis en montant sur le plateau de l'autoroute dessus chez moi, la pluie s'est arrêtée. Comme si le ciel voulait me consoler "bon, l'Equipe de France de rugby, elle fait honneur, elle au moins, ne t'énerve pas petit Faucon mouillé, et regarde comme la nature est jolie".
Et les vignes répondaient à l'arc en ciel par un déluge de couleurs automnales.

J'aime l'automne. Je suis mouillé, j'ai froid, dedans et dehors, mais j'aime cette saison. Ca mérite bien un billet...