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dimanche 12 avril 2026

Conflit de loyautés

Qu'est ce que la loyauté ? 
Je suis à moment étrange où le bureau d'une organisation m'a écarté (par bienveillance…) d'une décision dure qu'ils ont pris. Faire une alerte contre un proche, un très proche. Qui, sur le fond, a commis et continue de commettre des erreurs. Un proche qui a fait beaucoup pour moi. 
J'ai signé cette alerte. 

Oui, je suis un vert Horney (je vous promets un billet sur le sujet…), et un vert conciliant (Juliette m'a montré qu'il y a plusieurs teintes…). Donc j'ai quelques principes cons.
  • Je ne sais pas mentir
  • J’attache une importance sans doute démesurée à la relation et à la confiance
  • Un conflit doit se mériter : je suis paresseux, et la guerre c’est fatigant
  • Faire quelque chose que je ne sens pas m’est très difficile
  • Faire quelque chose contre mes principes me rend malade. 

Dernier truc. Je suis un hyper sensible. J'ai appris à vivre avec, à en faire une force (car ça me donne un instinct qui n'est pas mauvais). Et à savoir quoi faire quand cela me met en faiblesse. Car le problème de l'hypersensible est aussi son rapport à la fatigue, qui empêche action et réflexions complexes. 
Ce dimanche, j’étais épuisé. J’allais commencer le dernier Franz-Olivier Giesbert. Et finalement je me suis abruti sur Royal Match. Un Candy-Crush-like. La fatigue.
La fatigue, aussi, quand on n’est pas aligné avec soi-même. 

Je n'ai pas répondu à la question du début : qu'est ce que la loyauté ? Je n'en sais rien en fait...
Je me le demande, et me demande si je suis loyal. 
Vis à vis de la personne du début, je ne suis pas très gaillard. La méthode me déplait. Vis à vis de mes valeurs, non plus. Conflit interne. 
A t'on été loyal vis à vis de moi ? Ce n'est pas la bonne question (ou pas encore)

Le whisky de ce soir aura un gout bizarre. Pourtant, FalconhillJr a été super dans son match de hand. Marseille et St Etienne ont gagné. 

Demain, je retourne au boulot. 
Où dans le professionnel, on me demande de faire l'impossible. Injonctions contradictoires, qui a en plus un impact sur des sous-traitants. Des impacts humains importants. Là encore, conflit de valeurs. 
Où  mes relations aveec ma N+1 sont conflictuelles et actuellement ont des impacts sur la qualité du travail. Et sans doute sur ma santé.

Demain c'est lundi. Mais cea chaque jour suffit sa peine... (et je réfléchirai la loyauté" quand cette semaine très "étape de montagne du Tour de France" sera passée... ..Vacances presqu'ils de Gien semaine prochaine, si FalconhillJr ne se fait pas la cheville comme il y a un an :) )"

Peut-être que la loyauté commence quand on accepte de ne pas savoir tout de suite où elle se trouve.

dimanche 20 mars 2022

Mis sur la liste des transferts...


Presque un mois de silence. A la différence de mon ami Nicolas, ce n'est pas de la censure exogène. Simplement des douleurs internes. La mort du petit chien est encaissée. Elle continuera à faire du mal.

Depuis cet épisode, ma hiérarchie professionnelle a "intensifié ses frappes" à mon égard. Et m'a simplement dit "de me trouver un autre poste". Ou plutôt fait dire par la numéro 2 de mon syndicat. 
Je travaille dans une grande entreprise mais qui n'a aucune limite. Le principal reproche que l'on me fait ? Etre humain, et dire "aie" quand j'ai mal ou quand quelqu'un de mon équipe a mal. Mon groupe atteint ses objectifs. Mais incompatibilité d'humeur avec ma hiérarchie. 



La fin de l'année dernière, j'ai été en difficulté. Et l'humain a craqué. 
Depuis quinze jours, une machine à broyer l'humain se met en place. On contrôle mes activités, on me fait passer des messages pour que je comprenne que je suis indésirable. On ne m'avance pas. On fait dire à mon syndicat que l'on me sort de certaines catégories... Bref, je passe de déjà pas grand chose à plus rien. 
Ce n'est "que du boulot". Humainement, la manière dont les choses m'ont été annoncées depuis fin février ressemble à un supplice chinois. La grenouille dans la marmite... Depuis la fin de l'été dernier, mon coup de fatigue de la fin de l'année, j'ai l'impression d'être une grenouille dans une casserole d'eau, et on augmente, depuis l'été dernier, la température un peu toutes les semaines. Et depuis trois semaines c'est 5°C par jour. Je suis bouilli. 
Mis sous contrôle. Activités enlevées. Des rapports à faire sur ce que je fais. Mon chef qui m'a lâché du jour au lendemain... Et cette semaine, le corps qui s'est battu a dit stop.

Ce que du boulot. Je ne suis pas mis à la porte. C'est entre moi et mon égo. C'est très dur. Mercredi soir en rentrant de Saclay, sur la route qui me ramenait de la gare d'Avignon j'ai failli, à un rond point, tirer "tout droit...". La nuit je n'ai pas dormi. Falconette m'a dit "maintenant tu arrêtes". 
Vendredi soir, mon médecin a trouvé une tension deux points de moins. Je ne sais plus le terme, mais une sorte d'état de choc. A cause du boulot... 

Oui, quand le petit chien est mort, j'ai eu énormément de mal. Mais qu'est ce que ça va être si je perds quelqu'un de proche ? En ce moment, l'analyse médicale est claire : "psychologiquement nickel, mais physiquement et moralement au bout du rouleau". C'est vrai que je passe plus de temps avec le médecin du travail qu'avec mes équipes et mes collègues de travail. 

J'essais de positiver en me disant que dans l'environnement du PSG, Tuchel et Emery étaient des sous merdes. Et l'année dernière, dans l'environnement Chelsea et Villareal, ils ont été champions d'Europe. Aujourd'hui, je suis un "indésirable sur la liste des transferts". Ca arrive... Ca fait drôle quand même. 



J'ai deux semaines pour prendre soin de moi et me reconnecter sur l'essentiel. Je trouverai un autre poste quand je serai rentré. 

Cette semaine, outre des examens "de routine" (mon médecin m'a prescrit deux trois examens pour être sur), je lirai. J'ai deux revues de l'Afterfoot en retard. J'écrirai. Je profiterai de mon jardin. Quand je serai plus vaillant, je m'occuperai de mes quelques oliviers.

Je pense que c'est mon premier gros échec professionnel. J'espère que la machine se remettra en route. Pour l'instant, je suis la Redbull de Verstappen sur ce premier grand prix : arrêt net. Plus de jus... Bon, je ne sors pas d'un titre de champion du monde non plus...