vendredi 6 novembre 2026
Le pain noir et le bonbon
mercredi 14 octobre 2026
4 émotions primaires (le soir les chats sont gris)
j’ai appris un modèle à quatre émotions primaires. Claires comme de l'eau de roche.
- - La Joie
- - La Peur
- - La Tristesse
- - La Colère.
Disney a rajouté le dégout dans vice et versa. Ekman le dégout et la surprise. Je crois que d'autres modèles parlent de 8 émotions primaires. J'aime bien le modèle à 4 car on peut faire des mélanges...
Et comme le violet est un mélange de couleur, j'imagine (je n'ai pas poussé la réflexion aussi loin) que des pensées comme la honte, la jalousie, la rancœur, sont des mélanges.
Me concernant, je serais injuste de dire que je n'ai pas de joie. Mes enfants me l'apportent. Le grand est blessé, le petit est adorable, et Falconette. J'ai des amis. J'ai des piliers.
Par contre, les trois autres sentiments m'ont dévoré. J'allais dire sur ces deux semaines d'arrêt (en fait lundi j'étais administrativement en arrêt et je suis allé bosser, c'est con j'ai pris des charges…).
J'ai appris deux trois trucs. La tristesse d'abord. Ne jamais aller aider quelqu'un qui est triste s'il n'a rien demandé. Et surtout pas en lui disant "ce n'est pas grave".
Je m'explique… Dans mon monde, j'ai un trièdre que j'alimente tous les matins et soir : énergie / motivation / black dog (moral). Si je suis à 1/1/1 c'est que Falconette ou les enfants vont mal. Ce que je vis, c'est 2 ou 3...
Quelqu'un qui a perdu un ami, un parent… Si je vais lui dire "ne sois pas triste"... Et que je lui dit que demain il fera soleil, et toute connerie de ce genre, que fais je ? Est ce que je me fais du bien à moi ? Est ce que j'aide la personne qui est triste ?
La personne en colère. Aller lui parler ? Oui, on va se prendre une charge d'Aiola le chevalier du Lion. On aura pris des coups, on n'aura rien réglé.
La peur je ne sais p comment gérer la peur de quelqu'un. Surtout que la peur peut être sur des choses mesurables et touchables, ou sur des choses évanescentes. Et aussi, on peut avoir peur sur des choses sur lesquels on a de l'action, et d'autres non.
Aujourd'hui j'ai peur. Professionnellement je suis en danger +++.
Exemple : j'ai peur que l'OM ne prenne un baillon boule contre Olympiakos en Coupe d'Europe ce jeudi. Que certains aiment le bâillon-boule et le fouet (mmm vas y j'ai été vilaine frappe moi) c'est pas l'objet du billet. J'ai peur de quelque chose où je ne peux rien faire.
Mais à part mettre un écharpe et maillot à la con devant ma télé, je ne vois comment je vais être sans l'action.
J'aimerais la paix dans le monde.
Après ce soir, je ressens quelque chose, qui n'est pas dans ces 4 émotions primaires. L'amertume c'est quoi ? Le désespoir c'est quoi ? tristesse, non, y autre chose.
Dans Vice-Versa, Disney ajoute le dégoût. Certains psychologues aussi en font une émotion fondamentale. Moi, intuitivement, je le ressens davantage comme quelque chose qui naît de la peur et de la colère — parfois avec de la tristesse derrière. Mais il peut y avoir débat.
Je reviens sur l’amertume. C'est une couleur, un symbole aussi. Un breuvage… amer… Un goût désagréable qu’on ne boit pas parce qu’on l’aime, mais parce qu’il existe. Parce que toute vie comporte des épreuves, des désillusions, des choses qu’on aurait préféré ne pas connaître.
Un mélange de tristesse et de colère, avec un peu de sentiment d’injustice qui reste au fond du verre.
Je ne sais pas de quelle couleur elle est. Peut-être qu’à force de mélanger toutes les couleurs, on finit simplement par obtenir du gris.
dimanche 11 octobre 2026
La tête dans les Alpes et un blues du dimanche soir
Asthénie. Encore ce mot.
samedi 10 octobre 2026
Ca va bien (mais j'ai peur)
samedi 26 septembre 2026
Théorie et pratique : l'exemple de la vie professionnelle
jeudi 24 septembre 2026
Désespérément vert (en entreprise)
« tu sais Faucon, il y a deux possibilités.
La première est que la société s’adapte à toi. On peut commencer à mettre la montre en route mais ça va être long…
La deuxième est que tu t’adaptes à la société. Ca sera plus rapide mais tu auras des efforts à faire ».
- Beaucoup foncent, sont dans la réalisation : ils cherchent le quoi,
- Pas mal se posent, s’interrogent sur la meilleure manière de faire : ils cherchent le comment,
- Certains, comme moi, prenent du recul, du retrait : ils cherchent le pourquoi.
Un collègue qui m’a beaucoup appris m’a dit qu’il avait postulé à un poste de responsable de production. Il n’a pas été pris et l’explication RH lui a été limpide aujourd’hui (moins à l’époque) : « Tu vas être responsable de la production de produits, dans un cadre hiérarchique. Tu devras produire du quoi. Le « comment », des ingénieurs procédés, méthodes, R&D, ont défini. Le pourquoi, on s’en fout. Es tu capable de travailler dans une structure et de faire appliquer la création sans t’interroger sur le comment et le pourquoi ? ».
dimanche 6 septembre 2026
Les dimanches soirs commencent le vendredi
jeudi 11 juin 2026
Coupe du monde et mentorat
jeudi 4 juin 2026
Panne d'essence
« Les indicateurs que tu remontes ne sont pas la réalité. »
dimanche 31 mai 2026
Fin de saison, fin d'aventure...
jeudi 21 mai 2026
Dos en vrac mais...
lundi 11 mai 2026
Le lundi c'est gestion des conflits
- Cas 1 : Compétition totale et zéro coopération --> vous êtes un requin (le verbe : Rivaliser)
- Cas 2 : Compétion + Coopération --> Hibou (qui voit loin mais n'est pas maladroit) ou fourmi (coopérer)
- Cas 3 : Zéro compétion mais coopération --> Nounours (souvent mon cas). (accommoder)
- Cas 4 : Zéro compétion et zéro coopération --> Tortue (éviter)
dimanche 3 mai 2026
Fragilité professionnelle...
- « tu mélanges tout »,
- « tu es trop long »,
- « tu as des problèmes »,
- « tu délires ».
samedi 2 mai 2026
C’est vraiment très dur d’aimer l’OM
dimanche 12 avril 2026
Conflit de loyautés
- Je ne sais pas mentir
- J’attache une importance sans doute démesurée à la relation et à la confiance
- Un conflit doit se mériter : je suis paresseux, et la guerre c’est fatigant
- Faire quelque chose que je ne sens pas m’est très difficile
- Faire quelque chose contre mes principes me rend malade.
mercredi 1 avril 2026
Retraite et passage de relais
samedi 21 mars 2026
Changer de place (d'élu à expert)
mercredi 4 février 2026
Le passif-agressif : langue officielle du mail professionnel
J'adore les articles du Point sur la vie au travail. L’article du Point parle de ce qui est devenu le virus silencieux des mails pro qui sont les formules passives-agressives : ces tournures qui, sur le papier, semblent innocentes… mais qui, en creux, charrient du reproche, du “je suis agacé mais je ne le dis pas” ou du “j’attends que tu fasses mieux mais sans te l’exprimer directement”.
- “Sauf erreur de ma part” → classiquement utilisé pour pointer une erreur sans la nommer, et ça fuse direct comme une bombe à retardement.
- “Pour rappel” / “Comme dit précédemment” → ça peut se lire comme « j’exige que tu te rappelasses, parce que tu t’es planté ».
- “Merci de …” / “Merci d’avance” → ostensiblement poli, mais peut camoufler une attente ferme sans discuter.
- “Comme tu veux” / “Si tu veux” → qui ressemble à de la liberté mais est en réalité une façon de faire porter la responsabilité (et le blâme) à l’autre.
- “Ah” / “OK” tout court → souvent perçu comme un signe de désapprobation froide.
- “Je me permets…” → soit une excuse inutile, soit une façon de poser une exigence tout en faisant mine d’être humble.
- « J’ai un truc à te reprocher mais je ne veux pas l’écrire »
- « Prépare-toi, ça ne va pas être agréable »
- « Je te mets une petite pression en amont »
- 🙂 après une phrase sèche → “je souris pendant que je te pique”
- 😉 → connivence forcée
- 😅 → je me défausse de la gêne sur toi
- 👍 seul → fin de non-recevoir polie
- Le point final → clôture, parfois froideur
- Les points de suspension… → sous-entendu, reproche latent
- Les majuscules → haussement de ton numérique
- Les phrases très courtes → autorité sèche
- Le point d’exclamation → injonction maquillée
- Le double point d’exclamation → agacement mal contenu
- Une surcharge cognitive (“qu’est-ce qu’elle veut dire ?”)
- Du flou hiérarchique
- De lâcheté organisationnelle
- Une peur du conflit direct
vendredi 30 janvier 2026
Cordialement
- Mail normal et cool (ça arrive) : dans ce cas le "cordialement" est cordial
- Neutre réel : “Je clos le mail, rien à signaler.” (rare chez les gens tendus)
- Froideur hiérarchique : "Je suis au-dessus, restons formels.”. Traduction : distance, pas de discussion
- Désapprobation polie (le plus fréquent dans mon cas). "Tu me les brises, mais je reste dans les clous.”
- un rappel,
- une demande floue,
- une micro-remise en cause,
- des choses vraiment désagréables,
- “Bien cordialement” → encore un minimum de chaleur
- “Cordialement,” seul, avec point → clôture sèche
- “Cdt” → expéditif, quasi SMS RH
- “Merci, cordialement” → passif-agressif premium
- sans conscience de l’effet,
- comme une armure,
- pour rester “professionnels” quand ils sont intérieurement en tension.
jeudi 15 janvier 2026
Managers de proximité : au cœur du système… et souvent seuls
- il faut traduire des décisions venues d’en haut,
- absorber les frustrations venues d’en bas,
- gérer les injonctions contradictoires
- maintenir le collectif quand les moyens se réduisent,
- expliquer des choix qu’on n’a pas toujours faits soi-même.
- pas la main sur les budgets,
- rarement sur les effectifs,
- peu de marge sur les priorités imposées,
- et pourtant comptable du climat, des délais, de la qualité.
- peu d’espaces pour dire le doute,
- peu de lieux pour déposer la charge émotionnelle,
- peu de reconnaissance du travail invisible : arbitrer, écouter, amortir.
- solide,
- disponible,
- exemplaire,
- loyal,
- performant,
- humain.
- l’épuisement (burn-out, désengagement),
- ou le retrait (on fait “le job”, sans plus s’exposer).
- plus de clarté,
- plus de soutien,
- plus de confiance,
- et un peu moins d’injonctions contradictoires.




