Le grand est rentré en seconde. Bien mais le fait de ne pas être capitaine de son équipe de hand l'a touché et blessé...
Le petit en 4eme. il a commencé du foot mais le club ne montera pas d'équipe, et il a fini un soir en pleurs d'avoir pris 12-0 sur son premier match. Avec un sentiment d'être nul de ne servir à rien..
Un sentiment dont je peux lui parler. J'ai tellement souvent pensé, comme ce petit garçon qui est le mien, ne servir à rien. Ne pas être à la hauteur...
Cette semaine, au boulot, mon N+1 a fait augmenter ce sentiment négatif… Lors d'une séance de coaching / médiation (à sa demande, pour "améliorer nos relations"), cette séance a brutalement ouvert un angle mort de ma fenêtre de Johari. Je vais arrêter de m'infliger ces séances à trois.
Là, j'ai eu comme reproche qu'une ou deux fois, j'étais marqué "absent" sur Skype en étant en télétravail. Non, je ne ramassais pas des Pokémons, j'étais au téléphone avec mon syndicat ou avec un sous traitant. Si on ne touche pas la souris, on est marqué "absent". Je l'ai vécu comme un flicage assez surprenant et dégradant, et dur à accepter à bientôt 50 ans…
J'ai demandé à mon N+1 s'il trouvait normal que je fasse mes 35 heures de travail en 3,5 jours ? "tu es cadre donc tu gères comme tu veux"... OK...
Un autre reproche. Sur un dossier pas simple, j'ai demandé l'avis à mon n+1. Je suis autonome, mais j'aime bien avoir d'autres regards pendant que la poterie prend forme… Cela m'a été reproché. Je "lui ai pris de son temps". Précieux...
J'ai un peu perdu mon calme. Et j'ai demandé que l'on ne me demande plus si "j'ai besoin de son aide ?". Comme réponse, j'ai eu le rire de mon N+1.
Je pense à Nicolas qui est parti avant la quille. Ça remet aussi les 18, 19 années qui me restent en perspective. Moi, j’ai envie de les vivre, de voir grandir mes enfants — mais pas seulement en serrant les dents jusqu’à la retraite.
Quand les dimanches soirs commencent le vendredi soir, ça devient dur. Juliette avait écrit un super billet, qui parle de la force intérieure que l'on a en soi pour trouver des solutions. Des plans B.
Peut être faut il que j'y songe à ce plan B. Mais l'ai je, cette force ?
Rester dans une ambiance que je vis désormais comme toxique, où je me sens régulièrement disqualifié, et où le rire de mon N+1, au moment où je parlais de ma souffrance, m’a profondément heurté. Le plan B de Juliette devient une obligation...
Marseille joue tout à l'heure.
Pour finir un dimanche de grand prix de Formule 1 qui était déjà terminé pour moi déjà le vendredi soir.

Merci pour le lien! J'aime bien cette histoire de paysan débrouillard et de volcan.
RépondreSupprimerC'est fou ce que ton billet me ramène des années en arrière, car j'ai vécu une ambiance similaire. Leur tête quand je leur ai collé ma démission, 15 jours sans préavis ni indemnité. Tout d'un coup je suis devenue la nana indispensable qu'on aimait, quels hypocrites. Ils étaient dans la panade car ils ne savaient pas à qui transférer mes projets, et n'avaient pas le temps de recruter quelqu'un en 2 semaines. Ces andouilles se sont presque fait suppliants. Je leur ai dit leurs 4 vérités à mon entretien de sortie, leur tête valait son pesant d'or.
Je te souhaite de trouver les solutions qui te conviendront. Sache ceci: souvent ce n'est pas le courage qui manque, mais ce qui arrête c'est la peur du lâcher prise, de faire le saut de la foi. Et une fois qu'on l'a fait, on se rend compte que c'était plus facile qu'on ne le craignait. Bises et courage.
Il faut vraiment que j'y réflechisse...
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