mardi 13 janvier 2026

Rolland Courbis, le lendemain

La tristesse a quelque chose de triste. Elle colle à la peau. Hier, Rolland Courbis que j’imaginais immortel est mort. 
J’adore le foot, Rolland Courbis incarne le foot. Mes souvenirs de Marseille fin des années 90’. RMC que j’écoute en boucle pour le sport. Une voix familière, chaude. 

Et apprendre sa mort par un push désincarné. Banal. Froid. 
J’avais appris la mort de Didier Roustan de la même manière. Pendant que j’étais en réunion. Je venais d’échanger par téléphone avec lui quelques semaines avant et nous devions partager un repas, la date été fixée. 

Ca parait con d’avoir la larme à l’œil comme j’ai eu hier pour « une personnalité publique ». Mais en fait elle fait partie de notre quotidien, de notre vie. 
Quand Serge Lama mourra, il y a des chances que je finisse au médical. 

Ce matin, j’ai vu la Une de l’Equipe. Forcément, ça marque. Ca rappelle que non, si nous en doutions, nous ne vivons pas un cauchemar. Que Rolland Courbis ne viendra plus nous dire « je ne sais pas si j’ai raison ou si j’ai tort, mais j’ai pas forcément tort » dans un débat avec Riolo ou Acherchour sur RMC. 
Rolland Courbis, je me demande si je l’ai vu un jour sans ce sourire qui te donne envie de boire un rosé avec lui. 

Deux souvenirs me viennent. 
Le Marseille – Montpellier 1998. Marseille perd 0-4 à la mitemps et au retour des vestiaires, Courbis tape sur l’épaule de Nicollin (un autre bonhomme celui là !) en lui disant « on gagne 5-4 ». Nicollin lui répond "t'as des couilles toi". Marseille a gagné 5-4. J’étais au stade. 

Et cette vidéo que je poste. Où sérieusement Courbis indique qu’il est, pendant ce Mercato, sur deux jouers. Un turc, Tafam. Et un petit australien, Bonn. Il hésite entre Tafam et Bonn et il s’en va. 

La vie continue. Hier une réunion syndicale horrible. Le syndicalisme, on y va par conviction et en liberté. Pas par sacrifice. Là, ça me pèse. 

Je trouve que le début d’année est très lourd. 

6 commentaires:

  1. Ce n'est pas con du tout de verser une larme lors de la disparition d'une personnalité publique qui a marqué notre vie d'une manière ou d'une autre. Personnellement je suis une fan inconditionnelle de rock, et quelques-unes des icônes de mon adolescence, voire même bien plus tard, ont tiré leur révérence au fil du temps. David Bowie, Tom Petty, Kurt Cobain, Freddie Mercury...à chaque fois j'ai versé une larmichette et tiré la gueule pendant un moment. Je n'ai jamais été une groupie hystérique, mais ces personnalités ont influencé ma culture musicale et correspondu à des périodes clés de ma vie.
    Donc je crois comprendre ta tristesse.

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    1. Lundi j'ai été à prendre avec des pincettes, hier aussi. Ce matin en bossant j'ai écouté un podcast hommage qui m'a donné encore des frissons (alors quand ma chef est venu avec son micromanagement elle a été servie...)

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    2. Je m'en doute :-)
      C'est pas charitable de dire çà mais j'aurais bien voulu être une mouche pour me planquer dans la pièce et voir voler les fleurs avec les pots. Si tu en es là c'est sûrement parce que ta chef te court sur le haricot depuis un bon moment :-S

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    3. Le micro management...

      Faudra qu'on en discute en privé, mais j'ai un problème dans mon poste (qui est aussi un avantage). C'est prétentieux mais c'est un gars qui m'accompagne (un coach disons les mots, à la demande de ma chef), et le mec nous connait.
      C'est là que je suis prétentieux mais je l'avais pas vu comme ça. Je suis expert, Maitre de COnférence, ancien délégué syndical mais toujours influent dans le premier syndicat de mon organisme.

      Et si j'ai une mission, je la mène à bien. Si on me demande "est ce que tu as fait ça, ça, ça, et il faut que tu fasses ça, ça et ça". Je souris, et je répond : "le résultat attendu est ça : il sera atteint". Et je me barre.

      Franchement j'en ferai un billet mais ça me gonfle. Et je suis sur que ma chef est mal à l'aise parce que je suis dur à manager. Pas méchant mais on imagine. Autonome.

      Mais au moment de la mort de Courbis, j'ai dis des mots que je dis pas d'habitude. Et pas d'excuses !

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  2. Ca m’a secouée aussi. J’ai eu l’impression que tout était vide de sens.
    Hélène

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    1. Oui Hélène, on perd un cousin proche. En reparler ce soir ça me remets des frissons... Mais j'ai conscience d'être à un age où y aura plus d'enterrement que de mariages (du moins, ça sera pas ma génération).

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